"A ce stade des négociations, il n'est pas acceptable que nos propositions soient rejetées par l'Union européenne sans une explication correcte ni une contre-proposition", a-t-elle déclaré, au lendemain d'un sommet informel à Salzbourg lors duquel les dirigeants européens l'ont appelée à revoir sa copie sur le Brexit.

"Tout au long du processus, j'ai fait preuve de respect envers l'Union européenne. Le Royaume-Uni attend la même chose en retour. Une bonne relation à l'issue des discussions en dépend", a-t-elle mis en garde.

Jeudi, les 27 dirigeants européens ont salué des évolutions "positives" du Royaume-Uni et une meilleure "atmosphère" dans la préparation du divorce, prévu fin mars 2019, mais ils lui ont surtout demandé d'améliorer ses propositions.

Si Londres et Bruxelles ont trouvé des compromis sur la plupart des contentieux liés au divorce, notamment sur son règlement financier, ils continuent de buter sur le cadre de leur future relation économique ainsi que sur le sort de la frontière irlandaise.

En ce qui concerne ce dernier point, les deux parties sont d'accord pour éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, mais Londres conteste les termes du "filet de sécurité" ("backstop") demandé par l'UE pour garantir ce résultat.

"Personne ne souhaite plus que moi un bon accord"

"L'UE propose de garder l'Irlande du Nord dans son union douanière. Comme je l'ai déjà dit, c'est inacceptable et nous n'accepterons jamais une telle proposition car elle reviendrait à briser notre pays. Nous allons venir avec une alternative qui préserve l'intégrité du Royaume-Uni", a martelé Mme May.

Alors que les Européens estiment aussi que le cadre des relations économiques tel que proposé par Londres ne peut fonctionner, la Première ministre britannique les a explicitement invités à avancer d'autres suggestions. "Nous ne pourrons faire aucun progrès" tant que ce ne sera pas le cas, a-t-elle lancé.

A l'issue de la réunion informelle de Salzbourg, le Premier ministre belge Charles Michel avait rappelé que le négociateur du Brexit pour la Commission européenne, Michel Barnier, faisait désormais face à la délicate mission de dégager un accord contenant des concessions européennes qui respectent le marché intérieur dans tous ses aspects, mais qui soient aussi suffisamment substantielles pour arracher l'accord du parlement britannique. Ces nouvelles déclarations de Mme May, mais aussi ces avertissements, pourraient conduire les 27 à assouplir certaines de leurs positions dans les prochaines semaines.

"Personne ne souhaite plus que moi un bon accord. Mais que ce soit clair pour l'UE: je ne vais pas renverser le résultat du référendum ni briser mon pays. Nous avons besoin d'un engagement sérieux pour résoudre les deux problèmes qui persistent dans les négociations", a souligné la Première ministre britannique, tout en rappelant que son pays se préparait aussi à un éventuel no-deal.

"A ce stade des négociations, il n'est pas acceptable que nos propositions soient rejetées par l'Union européenne sans une explication correcte ni une contre-proposition", a-t-elle déclaré, au lendemain d'un sommet informel à Salzbourg lors duquel les dirigeants européens l'ont appelée à revoir sa copie sur le Brexit. "Tout au long du processus, j'ai fait preuve de respect envers l'Union européenne. Le Royaume-Uni attend la même chose en retour. Une bonne relation à l'issue des discussions en dépend", a-t-elle mis en garde. Jeudi, les 27 dirigeants européens ont salué des évolutions "positives" du Royaume-Uni et une meilleure "atmosphère" dans la préparation du divorce, prévu fin mars 2019, mais ils lui ont surtout demandé d'améliorer ses propositions. Si Londres et Bruxelles ont trouvé des compromis sur la plupart des contentieux liés au divorce, notamment sur son règlement financier, ils continuent de buter sur le cadre de leur future relation économique ainsi que sur le sort de la frontière irlandaise. En ce qui concerne ce dernier point, les deux parties sont d'accord pour éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, mais Londres conteste les termes du "filet de sécurité" ("backstop") demandé par l'UE pour garantir ce résultat. "L'UE propose de garder l'Irlande du Nord dans son union douanière. Comme je l'ai déjà dit, c'est inacceptable et nous n'accepterons jamais une telle proposition car elle reviendrait à briser notre pays. Nous allons venir avec une alternative qui préserve l'intégrité du Royaume-Uni", a martelé Mme May. Alors que les Européens estiment aussi que le cadre des relations économiques tel que proposé par Londres ne peut fonctionner, la Première ministre britannique les a explicitement invités à avancer d'autres suggestions. "Nous ne pourrons faire aucun progrès" tant que ce ne sera pas le cas, a-t-elle lancé. A l'issue de la réunion informelle de Salzbourg, le Premier ministre belge Charles Michel avait rappelé que le négociateur du Brexit pour la Commission européenne, Michel Barnier, faisait désormais face à la délicate mission de dégager un accord contenant des concessions européennes qui respectent le marché intérieur dans tous ses aspects, mais qui soient aussi suffisamment substantielles pour arracher l'accord du parlement britannique. Ces nouvelles déclarations de Mme May, mais aussi ces avertissements, pourraient conduire les 27 à assouplir certaines de leurs positions dans les prochaines semaines. "Personne ne souhaite plus que moi un bon accord. Mais que ce soit clair pour l'UE: je ne vais pas renverser le résultat du référendum ni briser mon pays. Nous avons besoin d'un engagement sérieux pour résoudre les deux problèmes qui persistent dans les négociations", a souligné la Première ministre britannique, tout en rappelant que son pays se préparait aussi à un éventuel no-deal.