Les pays alpins s'apprêtent à recevoir des touristes impatients de retrouver les joies de la poudreuse. Mais au coeur des Alpes, les pays n'ont pas tous la même stratégie d'accueil. Voici donc un aperçu des règles par pays.

Suisse

L'Association des remontées mécaniques en Suisse ne prévoit pas d'exiger un pass sanitaire pour permettre aux skieurs d'accéder aux pistes. Elle souhaite débuter la saison d'hiver avec les mêmes règles que celles des transports publics.

Les amateurs de ski devront porter des masques dans les cabines et les pièces fermées et garder la distance à l'intérieur des bâtiments, précise l'association. Cette décision fait suite à des discussions "constructives" sur les mesures de protection avec la Confédération et les cantons. Elle pourrait changer en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

Par contre, l'accès aux espaces intérieurs des cafés et restaurants n'est possible qu'avec un pass sanitaire.

Les bonnes expériences de l'hiver dernier ont été appréciées et la mise en oeuvre pragmatique des mesures doit être poursuivie également cette saison, a indiqué l'association. Celle-ci a en outre lancé un appel à ses membres pour qu'ils organisent des actions en faveur de la vaccination dans les stations.

Cette décision se distingue de celle prise par la station grisonne de Fideris, qui a annoncé l'obligation de présenter un certificat Covid sur l'ensemble du domaine skiable. Le certificat sera aussi obligatoire dans les hôtels et les restaurants, avait indiqué la société du domaine skiable Fideriser Heuberge.

L'année dernière, la Suisse a, contrairement à certains pays voisins, maintenu l'ouverture des domaines de ski. Sans elle, le pays aurait subi une perte économique globale d'environ 6 milliards de francs, précise l'Association des remontées mécaniques. Une perte moyenne de chiffre d'affaires de 24% pour les remontées mécaniques a toutefois été enregistrée.

Autriche

La chancellier autrichien Sebastian Kurz a promis une saison de sports d'hiver en toute sécurité. Mais si la situation épidémiologique se détériore, seuls les visiteurs vaccinés pourront avoir accès aux établissements "après-ski", a-t-il annoncé.

En Autriche, plus de 70% des personnes de plus de 12 ans sont vaccinées. "Donc dans ce contexte, rien ne contrecarre des vacances en toute sécurité en Autriche", a-t-il rassuré. Le chancelier a également précisé qu'une saison hivernale sûre sera garantie par des mesures ne rendant les hôtels et restaurant accessibles qu'aux personnes vaccinées contre le Covid-19, qui en sont guéries ou ont été testées négatives.

Concrètement, l'Autriche a introduit un système à trois niveaux. Les mesures seront renforcées ou assouplies en fonction de la situation sanitaire dans le pays. Actuellement, le niveau 1 est en vigueur. Le niveau 2 serait atteint 7 jours après avoir dépassé les 300 lits de réanimation occupés. Le niveau 3 serait pour sa part établi 7 jours après avoir traversé 400 lits de réanimation occupés.

Dans tous les cas, le pass sanitaire est requis (vacciné, guéri ou testé) et un masque buccal FFP2 est obligatoire pour les remontées mécaniques fermées.

Au niveau 1, le pass sanitaire est demandé pour accéder aux cafés, restaurants et hôtels. Les tests antigéniques ne sont pas acceptés comme pass valable.

Pour les niveau 2 et niveau 3, seuls ceux qui ont été vaccinés ou guéris auront accès à la restauration.

Italie

En Italie, c'est simple : si vous voulez skier, il vous faudra obligatoirement être en possession du pass sanitaire (appelé Green pass là-bas). Il est par ailleurs conseillé aux skieurs d'acheter leur forfait de ski en ligne à l'avance afin d'éviter la formation de files d'attente trop longues. Le masque buccal est obligatoire dans les espaces intérieurs et dans les transports en commun.

Le pass sanitaire est également requis pour consommer à l'intérieur des cafés et restaurants. Il n'est par contre pas nécessaire pour passer la nuit dans un hôtel.

France

Les largesses de l'Etat, la bonne saison estivale et l'évidente fringale du public pour la montagne ont permis d'apaiser quelque peu les esprits après une saison dernière catastrophique pour les domaines français. A quoi faut-il s'attendre cette fois ?

"Le message est très clair: cet hiver, nous skierons!", a lancé le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne.

"Il faut y aller tout schuss et on va faire une bonne saison. Il y a une envie de grand air, c'est l'occasion de reconquérir certaines clientèles éloignées du ski, notamment en France", veut-il croire.

Mais la pandémie rôde toujours, admet-il, et le gouvernement entend par conséquent préserver "la possibilité de recourir" au pass sanitaire jusqu'à l'été 2022.

De quoi conserver sous la main des outils "à déclencher au cas où". En tout état de cause, "le droit ne prévoit pas à ce stade que le pass sanitaire soit demandé dans les remontées mécaniques", a-t-il rappelé.

Les professionnels du ski, actuellement en pleins préparatifs de la prochaine saison, avec notamment le recrutement des saisonniers, avertissent que le pass sanitaire dans les domaines skiables serait "ingérable". Ils ne cachent pas qu'ils auraient préféré entendre quelque chose de "plus concret".

"Nous avons lancé les ventes de forfaits en mai. Ça cartonne, les gens ont vraiment envie de venir au ski", souligne Yves Dimier, ancien champion et directeur de la station de Val-Cenis. "On sait que tous les voyants sont au vert mais on a quand même été échaudés ces deux dernières années. Globalement la saison s'annonce bien, attendons!"

L'accès aux hôtels, cinémas, cafés et restaurants - également sur les terrasses - est par contre réservé à ceux qui peuvent présenter un pass sanitaire. Les touristes sont également invités à porter le masque à moins d'être assis à une table. Les masques sont également obligatoires dans les magasins et dans les transports en commun.

Les pays alpins s'apprêtent à recevoir des touristes impatients de retrouver les joies de la poudreuse. Mais au coeur des Alpes, les pays n'ont pas tous la même stratégie d'accueil. Voici donc un aperçu des règles par pays.L'Association des remontées mécaniques en Suisse ne prévoit pas d'exiger un pass sanitaire pour permettre aux skieurs d'accéder aux pistes. Elle souhaite débuter la saison d'hiver avec les mêmes règles que celles des transports publics.Les amateurs de ski devront porter des masques dans les cabines et les pièces fermées et garder la distance à l'intérieur des bâtiments, précise l'association. Cette décision fait suite à des discussions "constructives" sur les mesures de protection avec la Confédération et les cantons. Elle pourrait changer en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.Par contre, l'accès aux espaces intérieurs des cafés et restaurants n'est possible qu'avec un pass sanitaire. Les bonnes expériences de l'hiver dernier ont été appréciées et la mise en oeuvre pragmatique des mesures doit être poursuivie également cette saison, a indiqué l'association. Celle-ci a en outre lancé un appel à ses membres pour qu'ils organisent des actions en faveur de la vaccination dans les stations. Cette décision se distingue de celle prise par la station grisonne de Fideris, qui a annoncé l'obligation de présenter un certificat Covid sur l'ensemble du domaine skiable. Le certificat sera aussi obligatoire dans les hôtels et les restaurants, avait indiqué la société du domaine skiable Fideriser Heuberge.L'année dernière, la Suisse a, contrairement à certains pays voisins, maintenu l'ouverture des domaines de ski. Sans elle, le pays aurait subi une perte économique globale d'environ 6 milliards de francs, précise l'Association des remontées mécaniques. Une perte moyenne de chiffre d'affaires de 24% pour les remontées mécaniques a toutefois été enregistrée.La chancellier autrichien Sebastian Kurz a promis une saison de sports d'hiver en toute sécurité. Mais si la situation épidémiologique se détériore, seuls les visiteurs vaccinés pourront avoir accès aux établissements "après-ski", a-t-il annoncé.En Autriche, plus de 70% des personnes de plus de 12 ans sont vaccinées. "Donc dans ce contexte, rien ne contrecarre des vacances en toute sécurité en Autriche", a-t-il rassuré. Le chancelier a également précisé qu'une saison hivernale sûre sera garantie par des mesures ne rendant les hôtels et restaurant accessibles qu'aux personnes vaccinées contre le Covid-19, qui en sont guéries ou ont été testées négatives.Concrètement, l'Autriche a introduit un système à trois niveaux. Les mesures seront renforcées ou assouplies en fonction de la situation sanitaire dans le pays. Actuellement, le niveau 1 est en vigueur. Le niveau 2 serait atteint 7 jours après avoir dépassé les 300 lits de réanimation occupés. Le niveau 3 serait pour sa part établi 7 jours après avoir traversé 400 lits de réanimation occupés. Dans tous les cas, le pass sanitaire est requis (vacciné, guéri ou testé) et un masque buccal FFP2 est obligatoire pour les remontées mécaniques fermées.Au niveau 1, le pass sanitaire est demandé pour accéder aux cafés, restaurants et hôtels. Les tests antigéniques ne sont pas acceptés comme pass valable.Pour les niveau 2 et niveau 3, seuls ceux qui ont été vaccinés ou guéris auront accès à la restauration.En Italie, c'est simple : si vous voulez skier, il vous faudra obligatoirement être en possession du pass sanitaire (appelé Green pass là-bas). Il est par ailleurs conseillé aux skieurs d'acheter leur forfait de ski en ligne à l'avance afin d'éviter la formation de files d'attente trop longues. Le masque buccal est obligatoire dans les espaces intérieurs et dans les transports en commun.Le pass sanitaire est également requis pour consommer à l'intérieur des cafés et restaurants. Il n'est par contre pas nécessaire pour passer la nuit dans un hôtel.Les largesses de l'Etat, la bonne saison estivale et l'évidente fringale du public pour la montagne ont permis d'apaiser quelque peu les esprits après une saison dernière catastrophique pour les domaines français. A quoi faut-il s'attendre cette fois ?"Le message est très clair: cet hiver, nous skierons!", a lancé le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. "Il faut y aller tout schuss et on va faire une bonne saison. Il y a une envie de grand air, c'est l'occasion de reconquérir certaines clientèles éloignées du ski, notamment en France", veut-il croire.Mais la pandémie rôde toujours, admet-il, et le gouvernement entend par conséquent préserver "la possibilité de recourir" au pass sanitaire jusqu'à l'été 2022.De quoi conserver sous la main des outils "à déclencher au cas où". En tout état de cause, "le droit ne prévoit pas à ce stade que le pass sanitaire soit demandé dans les remontées mécaniques", a-t-il rappelé.Les professionnels du ski, actuellement en pleins préparatifs de la prochaine saison, avec notamment le recrutement des saisonniers, avertissent que le pass sanitaire dans les domaines skiables serait "ingérable". Ils ne cachent pas qu'ils auraient préféré entendre quelque chose de "plus concret"."Nous avons lancé les ventes de forfaits en mai. Ça cartonne, les gens ont vraiment envie de venir au ski", souligne Yves Dimier, ancien champion et directeur de la station de Val-Cenis. "On sait que tous les voyants sont au vert mais on a quand même été échaudés ces deux dernières années. Globalement la saison s'annonce bien, attendons!"L'accès aux hôtels, cinémas, cafés et restaurants - également sur les terrasses - est par contre réservé à ceux qui peuvent présenter un pass sanitaire. Les touristes sont également invités à porter le masque à moins d'être assis à une table. Les masques sont également obligatoires dans les magasins et dans les transports en commun.