"Je ne sais pas pour quelle raison personnelle le Premier ministre néerlandais me déteste moi ou la Hongrie. Mais il attaque si durement. Et il dit très clairement que parce que la Hongrie, selon lui, ne respecte pas l'Etat de droit, elle doit être punie financièrement", a-t-il déclaré lors d'un point presse.

La Commission a proposé de créer un lien direct entre le versement des aides européennes prévues dans le fond de relance, sur lequel l'UE tente de s'entendre depuis vendredi lors d'un sommet, et Etat de droit. La Hongrie, la Pologne et la Slovénie s'opposent à une telle conditionnalité.

Budapest estime qu'il existe d'autres mécanismes dans les traités pour garantir l'Etat de droit. Le pays est d'ailleurs sous le coup d'une procédure dite "de l'article 7", déclenchée par le Parlement européen, et qui est toujours en cours. Plusieurs auditions ont eu lieu en conseil des ministres pour parler de la situation en Hongrie mais aucune décision n'a été prise.

La position de Mark Rutte n'est "pas acceptable", selon M. Orban, car la procédure en cours n'a pas encore donnée ses conclusions sur l'Etat de droit en Hongrie.

Le Hongrois a assuré avoir demandé à la présidence allemande de "donner la garantie que le Conseil de l'UE négociera et prendra une décision".

"Faites-le s'il vous plaît. Au lieu de créer un nouveau mécanisme, terminez ce que nous avons déjà et qui a été initié, prenez une décision sur la Hongrie dès que possible", a-t-il plaidé.

Selon lui la création d'un "nouveau mécanisme" exigerait "des semaines de négociations", car il faudrait modifier les traités.

La question de l'Etat de droit est l'un des nombreux points d'achoppement. Elle a été discutée samedi soir pendant le dîner entre les chefs d'Etat et de gouvernement. Un diplomate européen a rapporté que Rutte et la Première ministre finlandaise Sanna Marin ont largement défendu la proposition sur l'Etat de droit.

"En fin de compte, je ne pense pas que ce sommet s'effondrera à cause de l'argent", a estimé cette source, citant l'opposition Orban-Rutte comme l'un des points de blocage. "Le problème est que ces questions sont fondamentales et ne seront pas résolues par un simple second sommet", a ajouté le diplomate.

"Je ne sais pas pour quelle raison personnelle le Premier ministre néerlandais me déteste moi ou la Hongrie. Mais il attaque si durement. Et il dit très clairement que parce que la Hongrie, selon lui, ne respecte pas l'Etat de droit, elle doit être punie financièrement", a-t-il déclaré lors d'un point presse.La Commission a proposé de créer un lien direct entre le versement des aides européennes prévues dans le fond de relance, sur lequel l'UE tente de s'entendre depuis vendredi lors d'un sommet, et Etat de droit. La Hongrie, la Pologne et la Slovénie s'opposent à une telle conditionnalité.Budapest estime qu'il existe d'autres mécanismes dans les traités pour garantir l'Etat de droit. Le pays est d'ailleurs sous le coup d'une procédure dite "de l'article 7", déclenchée par le Parlement européen, et qui est toujours en cours. Plusieurs auditions ont eu lieu en conseil des ministres pour parler de la situation en Hongrie mais aucune décision n'a été prise.La position de Mark Rutte n'est "pas acceptable", selon M. Orban, car la procédure en cours n'a pas encore donnée ses conclusions sur l'Etat de droit en Hongrie.Le Hongrois a assuré avoir demandé à la présidence allemande de "donner la garantie que le Conseil de l'UE négociera et prendra une décision"."Faites-le s'il vous plaît. Au lieu de créer un nouveau mécanisme, terminez ce que nous avons déjà et qui a été initié, prenez une décision sur la Hongrie dès que possible", a-t-il plaidé.Selon lui la création d'un "nouveau mécanisme" exigerait "des semaines de négociations", car il faudrait modifier les traités.La question de l'Etat de droit est l'un des nombreux points d'achoppement. Elle a été discutée samedi soir pendant le dîner entre les chefs d'Etat et de gouvernement. Un diplomate européen a rapporté que Rutte et la Première ministre finlandaise Sanna Marin ont largement défendu la proposition sur l'Etat de droit."En fin de compte, je ne pense pas que ce sommet s'effondrera à cause de l'argent", a estimé cette source, citant l'opposition Orban-Rutte comme l'un des points de blocage. "Le problème est que ces questions sont fondamentales et ne seront pas résolues par un simple second sommet", a ajouté le diplomate.