La cour d'assises spéciale de Paris n'a pas suivi les réquisitions de l'avocate générale qui avait requis la peine maximale de 20 ans de réclusion à l'encontre de l'accusé. La cour d'assises spéciale a assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers.

L'accusé et ses avocats ont accueilli la sentence avec soulagement. "Même dans mes rêves les plus fous je n'y croyais pas", a confié à l'AFP Me Archibald Celeyron.

En première instance, Reda Hame, 35 ans, avait écopé d'une peine de 12 ans de prison, une sanction jugée trop clémente par le parquet national antiterroriste.

Lors de son réquisitoire, l'avocate générale avait demandé à la cour d'infliger une sanction "exemplaire" à "la hauteur de l'engagement" de l'accusé aux côtés de l'organisation islamiste. "Nous avons affaire à quelqu'un de profondément dangereux (...) Ne vous laissez pas duper par les apparences", avait-elle dit à l'adresse de la cour.

Me Archibald Celeyron avait quant à lui demandé à la cour de "le punir mais pas le détruire".

Si Reda Hame, interpellé à Paris en août 2015, a reconnu avoir effectué un séjour en Syrie, dans une zone contrôlée par l'organisation Etat islamique (EI), entre le 12 et le 19 juin 2015 et avoir été formé par Abdelhamid Abaaoud, il nie avoir eu l'intention de commettre un attentat.

Lors de son premier procès, il avait raconté avoir feint d'accepter la mission meurtrière que lui avait confiée l'EI et quitter ainsi "le bourbier" syrien. "Je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit", a dit l'accusé avant que la cour se retire pour délibérer.

La cour d'assises spéciale de Paris n'a pas suivi les réquisitions de l'avocate générale qui avait requis la peine maximale de 20 ans de réclusion à l'encontre de l'accusé. La cour d'assises spéciale a assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers.L'accusé et ses avocats ont accueilli la sentence avec soulagement. "Même dans mes rêves les plus fous je n'y croyais pas", a confié à l'AFP Me Archibald Celeyron.En première instance, Reda Hame, 35 ans, avait écopé d'une peine de 12 ans de prison, une sanction jugée trop clémente par le parquet national antiterroriste.Lors de son réquisitoire, l'avocate générale avait demandé à la cour d'infliger une sanction "exemplaire" à "la hauteur de l'engagement" de l'accusé aux côtés de l'organisation islamiste. "Nous avons affaire à quelqu'un de profondément dangereux (...) Ne vous laissez pas duper par les apparences", avait-elle dit à l'adresse de la cour.Me Archibald Celeyron avait quant à lui demandé à la cour de "le punir mais pas le détruire".Si Reda Hame, interpellé à Paris en août 2015, a reconnu avoir effectué un séjour en Syrie, dans une zone contrôlée par l'organisation Etat islamique (EI), entre le 12 et le 19 juin 2015 et avoir été formé par Abdelhamid Abaaoud, il nie avoir eu l'intention de commettre un attentat.Lors de son premier procès, il avait raconté avoir feint d'accepter la mission meurtrière que lui avait confiée l'EI et quitter ainsi "le bourbier" syrien. "Je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit", a dit l'accusé avant que la cour se retire pour délibérer.