Le RGPD, le règlement général sur la protection des données, instauré en mai 2018, est censé permettre au consommateur de reprendre la main sur sa vie privée en ligne. Pourtant, depuis qu'il est en vigueur, peu de plaintes d'internautes sont enregistrées. La majorité des internautes cliquent de façon automatique sur les boutons "j'accepte" des sites qu'ils visitent. Peu savent ou essaie de savoir ce que le règlement en question comporte, rapporte Le Soir. Paresseux ou pressé, l'internaute ne semble pas vouloir s'informer et encore moins agir pour reprendre la main sur ses données privées alors qu'il semble bien conscient de l'importance et de la valeur de leurs données.

Une enquête menée l'an dernier par Axios-Survey Monkey rapportait que 56 % des internautes européens acceptaient les conditions d'utilisation des sites sans réfléchir, seuls 13 % déclarent les lire "toujours". Selon le Dr Pierre-Nicolas Schwab, expert en "Big Data", "le design des sites Web est conçu de manière à orienter le comportement de l'internaute vers le consentement. Boutons d'acceptation plus gros, mieux placés, plus colorés, politiques de confidentialité kilométriques... toutes les stratégies sont bonnes pour éviter que l'utilisateur ne s'interroge de trop".

En Europe, le nombre de plaintes depuis la mise en place du RGPD a augmenté de façon marginale. La croissance est presque ridicule. IntoTheMinds a dénombré les plaintes déposées dans les 29 autorités de protection des données mises en place dans les 28 pays européens. Au total 21 pays ont accepté de jouer la carte de la transparence. En moyenne, il y a 1.899 plaintes par pays. Le Royaume-Uni affiche le score le plus élevé. En Belgique, on dénombre 195 plaintes. Le taux moyen européen de 2,99 pour 10.000 habitants. "Le problème est simple", résume Pierre-Nicolas Schwab. "Comme les sites sont conçus pour provoquer le consentement, que les gens consentent sans trop réfléchir et que personne ne se plaint, à la fin, rien ne change."

Côté entreprises, le cabinet d'études OnePoll et le spécialiste en matière de cybersécurité, Check Point Software, livrent un bilan en demi-teinte. Selon leur rapport, publié en novembre dernier, 60 % des entreprises européennes (sur un échantillon de 1.000) déclarent avoir "adopté toutes les mesures nécessaires", y décelant même des effets bénéfiques sur la confiance des consommateurs (75 %). 40 % estiment donc ne pas s'y être conformées.

C'est quoi le RGDP ?

Le Règlement général sur la protection des données (RGPD ou GDPR, pour General data protection regulation en anglais) est le nouveau cadre européen concernant le traitement et la circulation des données à caractère personnel, ces éléments sur lesquels les entreprises s'appuient pour proposer des services et des produits. Ce texte couvre l'ensemble des résidents de l'Union européenne. Du point de vue de l'internaute, le RGPD met en place ou conforte un certain nombre de protections. Il faut par exemple que les entreprises récoltent au préalable un consentement écrit, clair et explicite de l'internaute avant tout traitement de données personnelles, ou qu'elles s'assurent que les enfants en-dessous d'un certain âge aient bien reçu l'aval de leurs parents avant de s'inscrire sur un réseau social.

Le RGPD inclut aussi une reconnaissance d'un droit à l'oubli pour obtenir le retrait ou l'effacement de données personnelles en cas d'atteinte à la vie privée, le droit à la portabilité des données, pour pouvoir passer d'un réseau social à l'autre, d'un FAI à l'autre ou d'un site de streaming à l'autre sans perdre ses informations, le droit d'être informé en cas de piratage des données.

Les internautes peuvent aussi être défendus par les associations dans le cadre d'une action de groupe en vue de faire cesser la partie illicite d'un traitement de données.

(Source : Numerama.com)

Le RGPD, le règlement général sur la protection des données, instauré en mai 2018, est censé permettre au consommateur de reprendre la main sur sa vie privée en ligne. Pourtant, depuis qu'il est en vigueur, peu de plaintes d'internautes sont enregistrées. La majorité des internautes cliquent de façon automatique sur les boutons "j'accepte" des sites qu'ils visitent. Peu savent ou essaie de savoir ce que le règlement en question comporte, rapporte Le Soir. Paresseux ou pressé, l'internaute ne semble pas vouloir s'informer et encore moins agir pour reprendre la main sur ses données privées alors qu'il semble bien conscient de l'importance et de la valeur de leurs données. Une enquête menée l'an dernier par Axios-Survey Monkey rapportait que 56 % des internautes européens acceptaient les conditions d'utilisation des sites sans réfléchir, seuls 13 % déclarent les lire "toujours". Selon le Dr Pierre-Nicolas Schwab, expert en "Big Data", "le design des sites Web est conçu de manière à orienter le comportement de l'internaute vers le consentement. Boutons d'acceptation plus gros, mieux placés, plus colorés, politiques de confidentialité kilométriques... toutes les stratégies sont bonnes pour éviter que l'utilisateur ne s'interroge de trop".En Europe, le nombre de plaintes depuis la mise en place du RGPD a augmenté de façon marginale. La croissance est presque ridicule. IntoTheMinds a dénombré les plaintes déposées dans les 29 autorités de protection des données mises en place dans les 28 pays européens. Au total 21 pays ont accepté de jouer la carte de la transparence. En moyenne, il y a 1.899 plaintes par pays. Le Royaume-Uni affiche le score le plus élevé. En Belgique, on dénombre 195 plaintes. Le taux moyen européen de 2,99 pour 10.000 habitants. "Le problème est simple", résume Pierre-Nicolas Schwab. "Comme les sites sont conçus pour provoquer le consentement, que les gens consentent sans trop réfléchir et que personne ne se plaint, à la fin, rien ne change."Côté entreprises, le cabinet d'études OnePoll et le spécialiste en matière de cybersécurité, Check Point Software, livrent un bilan en demi-teinte. Selon leur rapport, publié en novembre dernier, 60 % des entreprises européennes (sur un échantillon de 1.000) déclarent avoir "adopté toutes les mesures nécessaires", y décelant même des effets bénéfiques sur la confiance des consommateurs (75 %). 40 % estiment donc ne pas s'y être conformées.