"L'Europe, dans cet ordre multilatéral que je défends, a besoin de rebâtir une nouvelle grammaire de confiance et de sécurité avec la Russie et ne doit pas exclusivement passer par l'Otan", a estimé le chef de l'Etat.

"Il y a eu un geste militaire, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé", a-t-il dit en référence à l'annexion de la Crimée. Pour lui, "sans avancée claire et tangible sur le processus de Minsk" (pour cesser les combats dans l'est de l'Ukraine), "il ne peut y avoir une réformation du G8", qui était redevenu G7, sans la Russie, après l'annexion. "Mais il doit y avoir une discussion stratégique. C'est pour cela que cette semaine j'aurai à nouveau une longue discussion, nourrie, avec (le président russe) Vladimir Poutine, à la fois en tant que président de la France et du G7", a précisé M. Macron.

"Nous avons des désaccords mais on travaille ensemble", a assuré M. Macron, citant notamment la coopération pour une solution politique en Syrie. Et "on se tromperait à laisser la Russie se tourner vers la Chine", a-t-il plaidé.