"Avec nos amis Britanniques nous avons eu beaucoup de patience, mais même la patience s'épuise. Je voudrais que d'ici quelques heures, quelques jours, la Grande-Bretagne arrive à un accord sur la marche à suivre", a déclaré Jean-Claude Juncker, invité d'une émission sur la chaîne publique italienne Rai 1.

"Jusqu'à aujourd'hui, nous savons ce à quoi le parlement britannique dit non mais nous ne savons pas à quoi il dit oui", a-t-il ajouté.

A propos d'un éventuel nouveau référendum, M. Juncker a déclaré que "c'est une chose qui regarde exclusivement les Britanniques (...). Ils doivent décider quels instruments ils utiliseront pour arriver au terme de ce processus".

Interrogé sur la position de l'Italie sur la question migratoire, Jean-Claude Juncker a affirmé que la commission de Bruxelles avait "beaucoup aidé" financièrement l'Italie.

Rome estime ne pas avoir suffisamment bénéficié de la solidarité des autres pays de l'UE pour gérer les flux massifs de migrants arrivant sur ses côtes.

Le gouvernement populiste et son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, au pouvoir depuis juin dernier, ont décidé de fermer les ports du pays aux navires portant secours aux migrants en Méditerranée. Le nombre des arrivées a chuté drastiquement au cours de la dernière année.

"A la Commission européenne, nous avons beaucoup aidé l'Italie, cela ne nous plaît pas beaucoup que l'Italie dise: +ceux-là ils parlent, paroles, paroles et ne font rien, ce n'est pas vrai", a affirmé Jean-Claude Juncker.

"Nous avons amplement appuyé l'Italie pour au moins un milliard d'euros et ainsi l'Italie, qui se trouve confrontée à ce flux massif de réfugiés, a pu bénéficier de la solidarité européenne, qui est peut-être insuffisante mais avec les possibilités budgétaires que nous avons eu, nous avons fait tout notre possible", a-t-il ajouté.