A 18h00, les services du ministère de l'Intérieur ont recensé 204.090 manifestants dont environ 14.250 à Paris, pour 184 actions au total. Samedi dernier, ces manifestations avaient réuni au total 161.000 personnes dont 11.000 à Paris. Pour ce week-end de chassé-croisé des vacances, les autorités attendaient environ 150.000 manifestants.

A Paris, une première manifestation de plusieurs milliers de personnes a été émaillée de heurts avec les forces de l'ordre. Avant que les manifestants s'élancent, une figure du mouvement des "gilets jaunes", hostile à la politique sociale du gouvernement, Jérôme Rodrigues, avait fustigé "les membres du gouvernement, les membres des médias qui sont là pour vous vendre l'efficacité d'un vaccin sans même avoir aucune preuve".

iStock
© iStock

150 villes en France

Plus de 3000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour encadrer les défilés, une semaine après que des manifestants ont envahi l'avenue des Champs-Elysées, dont les accès étaient bloqués samedi. A Rennes (ouest), la manifestation a attiré 2900 personnes, "sans incidents à ce stade", a indiqué en début d'après-midi la préfecture à l'AFP, soit une mobilisation en hausse par rapport au samedi précédent (2200 personnes).

"Je suis le juif de Macron", "vaccinez-moi contre le fascisme et le capitalisme " ou "Médias menteurs ! On veut la vérité", lisait-on sur des pancartes, brandies dans une ambiance festive et bruyante.

Des manifestations sont également prévues dans plus de 150 villes en France, avec une affluence potentiellement importante à Toulon, Bordeaux, Marseille, Nice, Metz, Nantes et Pau.

A Montpellier, plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux gilets jaunes, ont commencé à se masser en début d'après-midi sur la place de la Comédie, aux cris de "Liberté", a constaté une journaliste de l'AFP. "Macron/Big Pharma, même combat=assassins", lisait-on sur une pancarte.

À Strasbourg, 3.200 personnes, selon la police, défilaient dans le centre ville, sans débordements et en présence de la député ex-LREM Martine Wonner.

Regroupée autour des mots-dièses #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l'opposition aux mesures gouvernementales fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes.

Dans les villes du sud-est, plus de 20.000 personnes ont été dénombrées par les autorités, principalement à Montpellier (8500) et à Nice (6500). A Lille (nord), plus de 2000 personnes, aux profils aussi variés, dont nombre de "gilets jaunes", ont défilé, scandant "liberté, liberté" ou "le pass sanitaire, on n'en veut pas, le pass autoritaire, on n'en veut pas".

"Terreur sanitaire"

Dans les cortèges, où figurent également de nombreux "gilets jaunes", les manifestants brandissent des pancartes "Macron dégage", "terreur sanitaire", "non au pass", "non à la dictature sanitaire".

Le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche soir, après six jours de débats houleux au Parlement.

Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août.

De nouveaux confinements sont mis en place ce week-end en Martinique et à la Réunion, deux territoires où la couverture vaccinale est faible et le taux d'incidence augmente fortement.

Les personnes non vaccinées contre le Covid-19 représentent environ 85% des malades hospitalisés en France, y compris en réanimation, et 78% des décès dus au virus, selon une étude publiée vendredi.

La France a dépassé mardi soir le seuil de 50% de sa population entièrement vaccinée, un niveau toutefois encore éloigné du seuil d'immunité collective évalué à environ 90% avec le nouveau variant Delta.

Selon les résultats d'une étude Harris Interactive pour LCI réalisée fin juillet et publiée vendredi, 4 Français sur 10 déclarent soutenir les manifestations contre le pass sanitaire.

Parmi les Français qui soutiennent les rassemblements, 65% justifient leur soutien par "l'impression de se voir imposer ce qu'ils doivent faire, de ne pas avoir le choix".

iStock
© iStock
A 18h00, les services du ministère de l'Intérieur ont recensé 204.090 manifestants dont environ 14.250 à Paris, pour 184 actions au total. Samedi dernier, ces manifestations avaient réuni au total 161.000 personnes dont 11.000 à Paris. Pour ce week-end de chassé-croisé des vacances, les autorités attendaient environ 150.000 manifestants. A Paris, une première manifestation de plusieurs milliers de personnes a été émaillée de heurts avec les forces de l'ordre. Avant que les manifestants s'élancent, une figure du mouvement des "gilets jaunes", hostile à la politique sociale du gouvernement, Jérôme Rodrigues, avait fustigé "les membres du gouvernement, les membres des médias qui sont là pour vous vendre l'efficacité d'un vaccin sans même avoir aucune preuve".150 villes en FrancePlus de 3000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour encadrer les défilés, une semaine après que des manifestants ont envahi l'avenue des Champs-Elysées, dont les accès étaient bloqués samedi. A Rennes (ouest), la manifestation a attiré 2900 personnes, "sans incidents à ce stade", a indiqué en début d'après-midi la préfecture à l'AFP, soit une mobilisation en hausse par rapport au samedi précédent (2200 personnes). "Je suis le juif de Macron", "vaccinez-moi contre le fascisme et le capitalisme " ou "Médias menteurs ! On veut la vérité", lisait-on sur des pancartes, brandies dans une ambiance festive et bruyante. Des manifestations sont également prévues dans plus de 150 villes en France, avec une affluence potentiellement importante à Toulon, Bordeaux, Marseille, Nice, Metz, Nantes et Pau. A Montpellier, plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux gilets jaunes, ont commencé à se masser en début d'après-midi sur la place de la Comédie, aux cris de "Liberté", a constaté une journaliste de l'AFP. "Macron/Big Pharma, même combat=assassins", lisait-on sur une pancarte. À Strasbourg, 3.200 personnes, selon la police, défilaient dans le centre ville, sans débordements et en présence de la député ex-LREM Martine Wonner. Regroupée autour des mots-dièses #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l'opposition aux mesures gouvernementales fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes.Dans les villes du sud-est, plus de 20.000 personnes ont été dénombrées par les autorités, principalement à Montpellier (8500) et à Nice (6500). A Lille (nord), plus de 2000 personnes, aux profils aussi variés, dont nombre de "gilets jaunes", ont défilé, scandant "liberté, liberté" ou "le pass sanitaire, on n'en veut pas, le pass autoritaire, on n'en veut pas"."Terreur sanitaire" Dans les cortèges, où figurent également de nombreux "gilets jaunes", les manifestants brandissent des pancartes "Macron dégage", "terreur sanitaire", "non au pass", "non à la dictature sanitaire". Le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche soir, après six jours de débats houleux au Parlement. Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août. De nouveaux confinements sont mis en place ce week-end en Martinique et à la Réunion, deux territoires où la couverture vaccinale est faible et le taux d'incidence augmente fortement. Les personnes non vaccinées contre le Covid-19 représentent environ 85% des malades hospitalisés en France, y compris en réanimation, et 78% des décès dus au virus, selon une étude publiée vendredi. La France a dépassé mardi soir le seuil de 50% de sa population entièrement vaccinée, un niveau toutefois encore éloigné du seuil d'immunité collective évalué à environ 90% avec le nouveau variant Delta. Selon les résultats d'une étude Harris Interactive pour LCI réalisée fin juillet et publiée vendredi, 4 Français sur 10 déclarent soutenir les manifestations contre le pass sanitaire. Parmi les Français qui soutiennent les rassemblements, 65% justifient leur soutien par "l'impression de se voir imposer ce qu'ils doivent faire, de ne pas avoir le choix".