Alors que le continent fait face à une accélération des contaminations au Covid-19, dès le début de la réunion jeudi à Bruxelles, la Première ministre danoise Mette Frederiksen avait exprimé ses réticences. "Cette réunion aurait dû être organisée sous forme de vidéoconférence", avait-elle estimé à sa descente d'avion.

Le chef du gouvernement polonais Mateusz Morawiecki, en quarantaine à la suite d'un contact avec une personne contaminée, était absent. Ursula von der Leyen jeudi, puis Sanna Marin vendredi ont quitté la table des discussions après avoir appris qu'elles aussi avaient été en contact avec des personnes positives au Covid-19.

Le rebond de l'épidémie a conduit la chancelière allemande Angela Merkel à annoncer vendredi l'annulation d'un sommet spécial sur la Chine prévu le 16 novembre à Berlin.

Les masques étaient de rigueur pour cette troisième réunion des chefs d'Etat et de gouvernement européens à se tenir physiquement depuis l'arrivée de la pandémie en Europe. Entre mars et juin, plusieurs sommets s'étaient déroulés, de façon inédite, par visioconférence.

- "Limites" -

Mais "les vidéoconférences présentent certaines limites", a estimé vendredi le président du Conseil européen Charles Michel, chef d'orchestre du sommet, interrogé sur le maintien de ce rendez-vous en présentiel.

Il a souligné que les réunions physiques étaient nécessaires pour "certains débats sensibles" qui requièrent "davantage de confidentialité" et pour "dégager des compromis et des décisions".

Ce qui était le cas pour le plan de relance européen, approuvé en juillet à l'issue de quatre jours et quatre nuits de négociations et de réunions en petit comité.

Charles Michel a aussi estimé que les discussions sur les tensions en Méditerranée orientale il y a deux semaines et sur le Brexit jeudi auraient été difficilement envisageables par vidéoconférence.

Un "débat bref" a eu lieu en début de réunion, a raconté l'ex-Premier ministre belge, entre "plusieurs leaders" appelant à être "prudents" et "beaucoup" d'autres qui insistaient sur l'importance des réunions physiques.

Une position notamment défendue par l'Allemande Angela Merkel, l'Espagnol Pedro Sanchez, le Bulgare Boïko Borissov, le Luxembourgeois Xavier Bettel et le Portugais Antonio Costa, selon une source européenne.

"Dans les prochaines semaines, comme nous l'avons fait ces dernières semaines, au cas par cas, thème par thème, réunion par réunion, et en consultant les différents leaders, ils nous appartiendra d'apprécier quel est le format et la méthode de travail la plus judicieuse", a conclu Charles Michel.

Les médias sont quant à eux tenus physiquement à l'écart des sommets européens depuis la pandémie. Des pools vidéo et photo sont organisés mais toutes les conférences de presse se font par visioconférence.

Alors que le continent fait face à une accélération des contaminations au Covid-19, dès le début de la réunion jeudi à Bruxelles, la Première ministre danoise Mette Frederiksen avait exprimé ses réticences. "Cette réunion aurait dû être organisée sous forme de vidéoconférence", avait-elle estimé à sa descente d'avion.Le chef du gouvernement polonais Mateusz Morawiecki, en quarantaine à la suite d'un contact avec une personne contaminée, était absent. Ursula von der Leyen jeudi, puis Sanna Marin vendredi ont quitté la table des discussions après avoir appris qu'elles aussi avaient été en contact avec des personnes positives au Covid-19.Le rebond de l'épidémie a conduit la chancelière allemande Angela Merkel à annoncer vendredi l'annulation d'un sommet spécial sur la Chine prévu le 16 novembre à Berlin.Les masques étaient de rigueur pour cette troisième réunion des chefs d'Etat et de gouvernement européens à se tenir physiquement depuis l'arrivée de la pandémie en Europe. Entre mars et juin, plusieurs sommets s'étaient déroulés, de façon inédite, par visioconférence.- "Limites" -Mais "les vidéoconférences présentent certaines limites", a estimé vendredi le président du Conseil européen Charles Michel, chef d'orchestre du sommet, interrogé sur le maintien de ce rendez-vous en présentiel. Il a souligné que les réunions physiques étaient nécessaires pour "certains débats sensibles" qui requièrent "davantage de confidentialité" et pour "dégager des compromis et des décisions".Ce qui était le cas pour le plan de relance européen, approuvé en juillet à l'issue de quatre jours et quatre nuits de négociations et de réunions en petit comité. Charles Michel a aussi estimé que les discussions sur les tensions en Méditerranée orientale il y a deux semaines et sur le Brexit jeudi auraient été difficilement envisageables par vidéoconférence.Un "débat bref" a eu lieu en début de réunion, a raconté l'ex-Premier ministre belge, entre "plusieurs leaders" appelant à être "prudents" et "beaucoup" d'autres qui insistaient sur l'importance des réunions physiques. Une position notamment défendue par l'Allemande Angela Merkel, l'Espagnol Pedro Sanchez, le Bulgare Boïko Borissov, le Luxembourgeois Xavier Bettel et le Portugais Antonio Costa, selon une source européenne."Dans les prochaines semaines, comme nous l'avons fait ces dernières semaines, au cas par cas, thème par thème, réunion par réunion, et en consultant les différents leaders, ils nous appartiendra d'apprécier quel est le format et la méthode de travail la plus judicieuse", a conclu Charles Michel.Les médias sont quant à eux tenus physiquement à l'écart des sommets européens depuis la pandémie. Des pools vidéo et photo sont organisés mais toutes les conférences de presse se font par visioconférence.