Les livraisons du vaccin AstraZeneca/Oxford en Europe -sous réserve de son approbation, prévue le 29 janvier-, seront moins importantes que prévu, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication, a indiqué vendredi soir le groupe britannique à l'AFP.

La Commission européenne avait initialement réservé jusqu'à 400 millions de doses de ce vaccin.

Cette annonce a immédiatement suscité "le profond mécontentement" de la Commission européenne et des Etats membres, a indiqué sur Twitter la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, en insistant sur "un calendrier de livraison précis".

Le ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, a déclaré : "On avait un contrat en vue avec AstraZeneca qui promettait 1,5 million de doses pour le premier trimestre. Et là, AstraZeneca dit on va diminuer de moitié, au lieu de 1,5 million il y aurait 650.000". "Ce sera rattrapé après mais c'est quand même extrêmement gênant pour le début de la campagne. C'est une très mauvaise nouvelle", a-t-il ajouté.

"Une très très mauvaise nouvelle", a déploré pour sa part le ministre autrichien de la Santé Rudolf Anschober. "Nous ne sommes pas disposés à l'accepter et on se battra" pour que les livraisons soient "rattrapées le plus vite possible", a-t-il dit. Selon lui, l'Autriche ne devrait recevoir en février que "340.000 doses" du vaccin d'AstraZeneca, contre 650.000 initialement attendues.

La Lituanie a quant à elle chiffré à 80% la réduction des doses de vaccins AstraZeneca qu'elle escomptait pour le premier trimestre.

Rassurer

En Belgique, le retard de Pfizer conduit à une limitation de la vaccination à 54.300 doses de vaccin par semaine, nécessaire pour garantir l'administration des deuxièmes doses, compte tenu de la diminution des quantités livrées par Pfizer dernièrement, a annoncé la taskforce.

En outre, "en vertu du principe de précaution, un stock stratégique limité est constitué", indique-t-elle encore. "Le nombre de doses de ce stock est à peu près équivalent au nombre de secondes doses nécessaires pour une semaine."

Les responsables français et allemands ont tenté pour leur part de rassurer des populations déjà à cran en raison de la lenteur de la campagne de vaccination.

Le plan de vaccination n'est pas remis en cause par les délais de livraison annoncés, a assuré samedi la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

"Nous avons de nouveaux vaccins qui arrivent, nous avons Pfizer qui augmente ses capacités de production", a-t-elle déclaré sur la radio France Inter.

En Allemagne, le ministre de la Santé Jens Spahn s'est aussi voulu rassurant: après l'autorisation du vaccin dans l'UE attendue dans une semaine, "il y aura des livraisons d'AstraZeneca en février", a-t-il dit.

"Combien, nous devons encore le clarifier avec AstraZeneca et l'Union européenne dans les prochains jours", a-t-il cependant ajouté.

En Suède, le coordinateur national de la vaccination Richard Bergström a dit s'attendre à ce que son pays reçoive environ 700.000 doses lors du premier mois après l'autorisation du vaccin, contre 1 million de doses espérées.

La Norvège, non membre de l'UE mais qui suit les décisions de l'EMA sur les autorisations, a fait part de sa "déception". La principale autorité sanitaire du pays, FHI, s'attend désormais à recevoir seulement 200.000 doses du vaccin d'AstraZeneca pour le mois de février, contre 1,12 million de doses initialement attendues.

Faute

Les retards annoncés la semaine dernière dans les livraisons du vaccin Pfizer-BioNtech ont déjà suscité le courroux des pays européens.

"Nous pensons que Pfizer est actuellement en faute", a fustigé dans la Stampa samedi le dirigeant de la cellule de crise italienne pour la pandémie, Domenico Arcuri, confirmant que l'Italie avait l'intention d'attaquer le laboratoire américain en justice. "La réduction de 20% des fournitures de vaccins Pfizer n'est pas une estimation, mais une triste certitude", a-t-il déclaré, martelant que le droit à la santé des Italiens n'est pas "négociable".

Vendredi, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune avait demandé à Pfizer "d'honorer ses engagements" de livraisons.

Le vaccin AstraZeneca/Oxford présente l'avantage d'être moins cher à produire que celui de ses rivaux. Il est également plus facile à stocker et transporter, en particulier que celui de Pfizer/BioNTech qui doit être conservé à de très basses températures (-70°C).

La pandémie a fait près de 700 000 morts dans la région Europe (52 pays selon la définition AFP), où près de 32 millions de personnes ont été infectées. Pour les seuls 27 pays de l'UE, près de 18,5 millions de cas ont été recensés et 443.231 décès.

Les livraisons du vaccin AstraZeneca/Oxford en Europe -sous réserve de son approbation, prévue le 29 janvier-, seront moins importantes que prévu, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication, a indiqué vendredi soir le groupe britannique à l'AFP.La Commission européenne avait initialement réservé jusqu'à 400 millions de doses de ce vaccin.Cette annonce a immédiatement suscité "le profond mécontentement" de la Commission européenne et des Etats membres, a indiqué sur Twitter la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, en insistant sur "un calendrier de livraison précis".Le ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, a déclaré : "On avait un contrat en vue avec AstraZeneca qui promettait 1,5 million de doses pour le premier trimestre. Et là, AstraZeneca dit on va diminuer de moitié, au lieu de 1,5 million il y aurait 650.000". "Ce sera rattrapé après mais c'est quand même extrêmement gênant pour le début de la campagne. C'est une très mauvaise nouvelle", a-t-il ajouté. "Une très très mauvaise nouvelle", a déploré pour sa part le ministre autrichien de la Santé Rudolf Anschober. "Nous ne sommes pas disposés à l'accepter et on se battra" pour que les livraisons soient "rattrapées le plus vite possible", a-t-il dit. Selon lui, l'Autriche ne devrait recevoir en février que "340.000 doses" du vaccin d'AstraZeneca, contre 650.000 initialement attendues.La Lituanie a quant à elle chiffré à 80% la réduction des doses de vaccins AstraZeneca qu'elle escomptait pour le premier trimestre.En Belgique, le retard de Pfizer conduit à une limitation de la vaccination à 54.300 doses de vaccin par semaine, nécessaire pour garantir l'administration des deuxièmes doses, compte tenu de la diminution des quantités livrées par Pfizer dernièrement, a annoncé la taskforce.En outre, "en vertu du principe de précaution, un stock stratégique limité est constitué", indique-t-elle encore. "Le nombre de doses de ce stock est à peu près équivalent au nombre de secondes doses nécessaires pour une semaine."Les responsables français et allemands ont tenté pour leur part de rassurer des populations déjà à cran en raison de la lenteur de la campagne de vaccination.Le plan de vaccination n'est pas remis en cause par les délais de livraison annoncés, a assuré samedi la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher."Nous avons de nouveaux vaccins qui arrivent, nous avons Pfizer qui augmente ses capacités de production", a-t-elle déclaré sur la radio France Inter.En Allemagne, le ministre de la Santé Jens Spahn s'est aussi voulu rassurant: après l'autorisation du vaccin dans l'UE attendue dans une semaine, "il y aura des livraisons d'AstraZeneca en février", a-t-il dit."Combien, nous devons encore le clarifier avec AstraZeneca et l'Union européenne dans les prochains jours", a-t-il cependant ajouté.En Suède, le coordinateur national de la vaccination Richard Bergström a dit s'attendre à ce que son pays reçoive environ 700.000 doses lors du premier mois après l'autorisation du vaccin, contre 1 million de doses espérées.La Norvège, non membre de l'UE mais qui suit les décisions de l'EMA sur les autorisations, a fait part de sa "déception". La principale autorité sanitaire du pays, FHI, s'attend désormais à recevoir seulement 200.000 doses du vaccin d'AstraZeneca pour le mois de février, contre 1,12 million de doses initialement attendues.Les retards annoncés la semaine dernière dans les livraisons du vaccin Pfizer-BioNtech ont déjà suscité le courroux des pays européens."Nous pensons que Pfizer est actuellement en faute", a fustigé dans la Stampa samedi le dirigeant de la cellule de crise italienne pour la pandémie, Domenico Arcuri, confirmant que l'Italie avait l'intention d'attaquer le laboratoire américain en justice. "La réduction de 20% des fournitures de vaccins Pfizer n'est pas une estimation, mais une triste certitude", a-t-il déclaré, martelant que le droit à la santé des Italiens n'est pas "négociable".Vendredi, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune avait demandé à Pfizer "d'honorer ses engagements" de livraisons.Le vaccin AstraZeneca/Oxford présente l'avantage d'être moins cher à produire que celui de ses rivaux. Il est également plus facile à stocker et transporter, en particulier que celui de Pfizer/BioNTech qui doit être conservé à de très basses températures (-70°C).La pandémie a fait près de 700 000 morts dans la région Europe (52 pays selon la définition AFP), où près de 32 millions de personnes ont été infectées. Pour les seuls 27 pays de l'UE, près de 18,5 millions de cas ont été recensés et 443.231 décès.