L'ancien ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA, CRE) a été choisi pour présider la commission des Budgets du Parlement européen, dont un autre Belge, le MR Olivier Chastel, assurera la 2e vice-présidence.

Dans la commission Marché intérieur et protection des consommateurs, l'ancienne sénatrice Petra De Sutter (Groen, Verts/ALE) a elle aussi été élue présidente.

Quant à l'ex-ministre fédérale Marie Arena (PS, S&D), qui fut aussi présidente du gouvernement de la Communauté française, elle prend la tête de la sous-commission des Droits de l'homme.

Avec trois présidences sur 22 commissions et sous-commissions, le contingent belge est surreprésenté par rapport à son poids (21 députés sur 751) dans l'assemblée.

Ces trois élections ont été conformes à la répartition des présidences sur base de la clé (de conception belge) D'Hondt, qui transpose les résultats électoraux, ainsi qu'aux choix des groupes politiques.

Mais pour d'autres commissions, les principaux groupes politiques ont empêché l'extrême droite d'y obtenir des postes d'influence, en la privant des présidences de commissions parlementaires qu'elle revendiquait au nom de cette même clé D'Hondt.

Le groupe Identité et Démocratie (ID), où siègent les eurodéputés du Rassemblement national (RN, ex-Front national), de la Ligue italienne ou du Vlaams Belang, voulait notamment obtenir la tête de la commission chargée de l'Agriculture et de celle chargée des affaires juridiques.

Mais le PPE (droite), les sociaux-démocrates, les libéraux de Renew Europe et les Verts ont dressé un "cordon sanitaire" pour faire barrage aux candidats du groupe ID, cinquième plus important de l'hémicycle européen en termes d'effectifs.

Face à ces candidats qui dénoncent un déni de démocratie, les quatre groupes politiques font valoir que l'extrême droite n'est pas légitime pour revendiquer des postes dans une institution que, selon eux, ils ne respectent pas.

Les commissions parlementaires jouent un rôle clé dans le travail du Parlement européen. Elles sont notamment en première ligne dans les négociations de textes législatifs avec la Commission et les États membres, en amont des votes en plénière.