Procès confirmés

- Les "écoutes": Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d'obtenir d'un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret, dans une procédure judiciaire.

Après le rejet de plusieurs recours, la Cour de cassation a validé définitivement en juin 2019 le renvoi des trois hommes en correctionnelle. Leur procès doit se tenir du 23 novembre au 10 décembre, mais reste soumis aux aléas de l'épidémie de Covid-19.

Nicolas Sarkozy avait été mis en examen en juillet 2014 dans ce dossier. En mars 2016, la Cour de cassation avait validé l'utilisation, contestée, des écoutes téléphoniques entre son avocat et lui. Les juges d'instruction ont ordonné en mars 2018 que les trois hommes soient jugés à Paris pour "corruption et trafic d'influence".

Des magistrats du parquet national financier (PNF) sont de leur côté visés depuis le 18 septembre 2020 par une enquête administrative, concernant notamment l'examen des factures téléphoniques détaillées ("fadettes") d'avocats stars du barreau, lorsque le PNF avait cherché, en vain, une éventuelle "taupe" ayant prévenu Nicolas Sarkozy qu'il était sur écoute.

Les comptes de campagne 2012: Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février 2016 pour "financement illégal de campagne", celle de la présidentielle de 2012 où il a perdu face au socialiste François Hollande, dans le cadre de l'affaire Bygmalion, une société de relations publiques. M. Sarkozy n'est pas mis en cause pour le système de fausses factures au coeur de la fraude.

Le juge d'instruction Serge Tournaire a ordonné le 3 février 2017 le renvoi en correctionnelle de quatorze protagonistes de l'affaire, dont M. Sarkozy pour le dépassement du plafond des dépenses de campagne (environ 43 millions d'euros, soit près du double de la limite légale).

Renaud Van Ruymbeke, l'autre magistrat chargé de l'enquête, s'étant abstenu de signer l'ordonnance, une bataille procédurale a dû être tranchée en appel en octobre 2018, puis en Cassation un an plus tard après le rejet d'un recours par le Conseil constitutionnel en mai 2019.

Le procès doit avoir lieu du 17 mars au 15 avril 2021 à Paris.

Mis en examen

Des juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement par la Libye de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, formulées par l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires libyens.

Le 11 novembre 2020, dans une spectaculaire volte-face, M. Takieddine a retiré ses accusations. Le PNF a rétorqué que les charges contre l'ancien président "ne se limitent pas aux déclarations" de l'intermédiaire.

M. Sarkozy a été mis en examen le 21 mars 2018 pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens", puis le 12 octobre 2020 pour "association de malfaiteurs".

Parmi les autres mis en examen figurent l'ex-secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et l'ancien trésorier de la campagne, Eric Woerth.

Mis hors de cause

L'ex-président a bénéficié d'un non-lieu dans plusieurs dossiers: des voyages en jet privé facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit; des pénalités réglées par son parti, l'UMP, pour le dépassement des dépenses de campagne en 2012, ou encore l'affaire des dons octroyés à l'UMP par la richissime héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt (décédée en 2017).

Dans une affaire de sondages surfacturés commandés par l'Elysée, Claude Guéant et d'ex-proches de Nicolas Sarkozy doivent être jugés en correctionnelle, l'ancien chef de l'Etat étant couvert par son immunité présidentielle. Les dates du procès à Paris restent à fixer.

Par ailleurs, le PNF avait lancé des vérifications fin 2017 à la suite de la découverte, lors d'une perquisition chez un antiquaire parisien, d'un usage régulier d'argent liquide en grosses coupures par Nicolas Sarkozy. Elles n'ont finalement rien donné, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

- Les "écoutes": Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d'obtenir d'un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret, dans une procédure judiciaire. Après le rejet de plusieurs recours, la Cour de cassation a validé définitivement en juin 2019 le renvoi des trois hommes en correctionnelle. Leur procès doit se tenir du 23 novembre au 10 décembre, mais reste soumis aux aléas de l'épidémie de Covid-19.Nicolas Sarkozy avait été mis en examen en juillet 2014 dans ce dossier. En mars 2016, la Cour de cassation avait validé l'utilisation, contestée, des écoutes téléphoniques entre son avocat et lui. Les juges d'instruction ont ordonné en mars 2018 que les trois hommes soient jugés à Paris pour "corruption et trafic d'influence".Des magistrats du parquet national financier (PNF) sont de leur côté visés depuis le 18 septembre 2020 par une enquête administrative, concernant notamment l'examen des factures téléphoniques détaillées ("fadettes") d'avocats stars du barreau, lorsque le PNF avait cherché, en vain, une éventuelle "taupe" ayant prévenu Nicolas Sarkozy qu'il était sur écoute. Les comptes de campagne 2012: Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février 2016 pour "financement illégal de campagne", celle de la présidentielle de 2012 où il a perdu face au socialiste François Hollande, dans le cadre de l'affaire Bygmalion, une société de relations publiques. M. Sarkozy n'est pas mis en cause pour le système de fausses factures au coeur de la fraude.Le juge d'instruction Serge Tournaire a ordonné le 3 février 2017 le renvoi en correctionnelle de quatorze protagonistes de l'affaire, dont M. Sarkozy pour le dépassement du plafond des dépenses de campagne (environ 43 millions d'euros, soit près du double de la limite légale).Renaud Van Ruymbeke, l'autre magistrat chargé de l'enquête, s'étant abstenu de signer l'ordonnance, une bataille procédurale a dû être tranchée en appel en octobre 2018, puis en Cassation un an plus tard après le rejet d'un recours par le Conseil constitutionnel en mai 2019. Le procès doit avoir lieu du 17 mars au 15 avril 2021 à Paris.Des juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement par la Libye de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, formulées par l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires libyens.Le 11 novembre 2020, dans une spectaculaire volte-face, M. Takieddine a retiré ses accusations. Le PNF a rétorqué que les charges contre l'ancien président "ne se limitent pas aux déclarations" de l'intermédiaire.M. Sarkozy a été mis en examen le 21 mars 2018 pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens", puis le 12 octobre 2020 pour "association de malfaiteurs".Parmi les autres mis en examen figurent l'ex-secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et l'ancien trésorier de la campagne, Eric Woerth.L'ex-président a bénéficié d'un non-lieu dans plusieurs dossiers: des voyages en jet privé facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit; des pénalités réglées par son parti, l'UMP, pour le dépassement des dépenses de campagne en 2012, ou encore l'affaire des dons octroyés à l'UMP par la richissime héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt (décédée en 2017).Dans une affaire de sondages surfacturés commandés par l'Elysée, Claude Guéant et d'ex-proches de Nicolas Sarkozy doivent être jugés en correctionnelle, l'ancien chef de l'Etat étant couvert par son immunité présidentielle. Les dates du procès à Paris restent à fixer.Par ailleurs, le PNF avait lancé des vérifications fin 2017 à la suite de la découverte, lors d'une perquisition chez un antiquaire parisien, d'un usage régulier d'argent liquide en grosses coupures par Nicolas Sarkozy. Elles n'ont finalement rien donné, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.