"Je souhaite que, très rapidement, on examine si les réformes sont réellement en train de se mettre en place", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il allait prendre contact la semaine prochaine avec le ministre maltais de la Justice.

En juillet, l'UE avait appelé Malte "à renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire, en particulier les garde-fous pour les nominations et les révocations des magistrats, et à établir un ministère public" indépendant. Elle lui avait également demandé de lutter contre l'optimisation fiscale agressive et à poursuivre les efforts contre la corruption et le blanchiment de capitaux.

"On tente de faire en sorte que la confiance (dans la justice maltaise, ndlr) nous soit clairement indiquée par des réformes", a insisté M. Reynders. Un point sera fait en février sur ces avancées, a-t-il souligné.

M. Reynders s'est entretenu vendredi avec plusieurs membres de la commission de parlementaires européens dépêchés en mission à Malte afin d'y voir plus clair sur l'enquête concernant l'assassinat en 2017 de la journaliste Daphne Caruana Galizia. Ces derniers se sont déclarés mercredi "inquiets" à propos de l'enquête judiciaire maltaise, jugeant préférable la démission rapide du Premier ministre Joseph Muscat. "Il y a une préoccupation très forte sur ce qui s'est passé à Malte", a renchéri vendredi M. Reynders, réclamant "une enquête forte, transparente et indépendante" sur cet assassinat. La vice-présidente de la Commission, Vera Jourova, avait demandé mardi une enquête "sans ingérence politique" lors d'un entretien téléphonique avec le ministre maltais de la Justice.

La journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée par l'explosion de sa voiture piégée, enquêtait sur la corruption dans son pays. Cette affaire, dans laquelle les noms de hauts responsables de l'Etat maltais (un ministre et le chef de cabinet de M. Muscat) sont cités, a fait vaciller le pouvoir jusqu'à pousser le Premier ministre Joseph Muscat à annoncer sa démission le 12 janvier prochain. M. Muscat est accusé par la famille de la journaliste, par l'opposition ainsi que par des mouvements civiques d'être intervenu pour protéger son chef de cabinet, Keith Schembri, mis en cause dans l'affaire. Tous réclament son départ immédiat M. Schembri, désigné comme le véritable commanditaire du meurtre de Daphne Caruana par un homme d'affaires inculpé dans le dossier, et dont le nom figurait dans des enquêtes de la journaliste, a démissionné la semaine dernière.

"Je souhaite que, très rapidement, on examine si les réformes sont réellement en train de se mettre en place", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il allait prendre contact la semaine prochaine avec le ministre maltais de la Justice.En juillet, l'UE avait appelé Malte "à renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire, en particulier les garde-fous pour les nominations et les révocations des magistrats, et à établir un ministère public" indépendant. Elle lui avait également demandé de lutter contre l'optimisation fiscale agressive et à poursuivre les efforts contre la corruption et le blanchiment de capitaux."On tente de faire en sorte que la confiance (dans la justice maltaise, ndlr) nous soit clairement indiquée par des réformes", a insisté M. Reynders. Un point sera fait en février sur ces avancées, a-t-il souligné.M. Reynders s'est entretenu vendredi avec plusieurs membres de la commission de parlementaires européens dépêchés en mission à Malte afin d'y voir plus clair sur l'enquête concernant l'assassinat en 2017 de la journaliste Daphne Caruana Galizia. Ces derniers se sont déclarés mercredi "inquiets" à propos de l'enquête judiciaire maltaise, jugeant préférable la démission rapide du Premier ministre Joseph Muscat. "Il y a une préoccupation très forte sur ce qui s'est passé à Malte", a renchéri vendredi M. Reynders, réclamant "une enquête forte, transparente et indépendante" sur cet assassinat. La vice-présidente de la Commission, Vera Jourova, avait demandé mardi une enquête "sans ingérence politique" lors d'un entretien téléphonique avec le ministre maltais de la Justice.La journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée par l'explosion de sa voiture piégée, enquêtait sur la corruption dans son pays. Cette affaire, dans laquelle les noms de hauts responsables de l'Etat maltais (un ministre et le chef de cabinet de M. Muscat) sont cités, a fait vaciller le pouvoir jusqu'à pousser le Premier ministre Joseph Muscat à annoncer sa démission le 12 janvier prochain. M. Muscat est accusé par la famille de la journaliste, par l'opposition ainsi que par des mouvements civiques d'être intervenu pour protéger son chef de cabinet, Keith Schembri, mis en cause dans l'affaire. Tous réclament son départ immédiat M. Schembri, désigné comme le véritable commanditaire du meurtre de Daphne Caruana par un homme d'affaires inculpé dans le dossier, et dont le nom figurait dans des enquêtes de la journaliste, a démissionné la semaine dernière.