"Ne peut être candidat à la présidence de la Commission que celui qui a été présenté (au Parlement européen, ndlr) par le Conseil européen (qui représente les 28 Etats membres), et cela ne dépend pas de moi seul (...) Je souhaite que cela se fasse en accord avec le principe du +Spitzenkandidat+, mais je ne peux pas dire aujourd'hui que ce sera le cas", a reconnu la chancelière allemande devant les députés. Le système dit du "Spitzenkandidat" veut que les principales familles politiques de l'UE choisissent leur candidat pour la présidence de la Commission européenne. Or la France, entre autres, s'oppose au conservateur allemand Manfred Weber, représentant du Parti populaire européen (PPE), le parti de droite arrivé en tête lors des élections européennes. Dès lors, ni lui, ni son concurrent de gauche, le Néerlandais Frans Timmermans, ni la libérale danoise Margrethe Vestager n'ont de majorité au Conseil européen.

Par ailleurs, le morcellement politique du parlement après les Européennes rend difficiles les pourparlers pour dégager une majorité à même de soutenir un candidat à la présidence de la Commission. "Les choses sont devenues plus compliquées et dès lors, nous devons continuer à travailler à une solution", a observé Mme Merkel, lors d'une séance de questions-réponses au Bundestag. Mme Merkel souhaite un compromis lors du sommet européen du 30 juin concernant les présidences de la Commission, du Conseil et du Parlement.