"Nous sommes en guerre", a martelé pas moins de cinq fois le chef de l'Etat qui s'adressait aux Français pour la deuxième fois en une semaine à propos de la pandémie de coronavirus qui se propage à grande vitesse dans le pays.

"Dès demain midi et pour 15 jours au moins nos déplacements seront très fortement réduits", a déclaré le chef de l'Etat, et "toute infraction à ces règles sera sanctionnée", a-t-il ajouté, alors que les images de Parisiens se prélassant dimanche au soleil illustrait une certaine légèreté de la population face à la crise.

"Faisons preuve d'esprit solidaire et de sens des responsabilités", a demandé le chef de l'Etat, qui a également fustigé les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et a appelé les Français à ne pas céder à la panique.

"Nous gagnerons" la guerre, a-t-il assuré, annonçant diverses mesures pour préserver la vie économique. Les entreprises peuvent continuer à fonctionner, à part celles qui ont déjà été mises à l'arrêt, comme les bars ou les restaurants par exemple.

- Confinement qui ne dit pas son nom -

"Seuls doivent demeurer les trajets nécessaires (...) pour aller faire ses courses, se soigner, pour aller travailler quand le travail à distance n'est pas possible et pour faire un peu d'activité physique", a prévenu le président sans pour autant prononcer une seule fois le mot "confinement".

Il a ajouté que les "les entreprises devront adapter leur organisation pour faire respecter les gestes barrières". "Aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite", a-t-il promis, annonçant des reports de charge, des loyers et factures suspendues pour les petites entreprises et une garantie bancaire de 300 milliards d'euros pour les prêts aux entreprises.

Pour mener le combat, il a aussi fait appel aux armées, qui installeront un hôpital de campagne dans l'Est, une région particulièrement touchée, et le recours aux militaires pour transporter les malades et désengorger les hôpitaux.

Toujours dans la même veine martiale, en écho aux "Taxis de la Marne" qui transportaient les soldats pendant la Première guerre mondiale, il a annoncé que les taxis et les hôtels seraient mis à disposition des personnels soignants. "L'Etat paiera", a-t-il dit, ajoutant que les équipements de protection leur seraient alloués en priorité.

Par ailleurs, il a annoncé le gel de toutes les réformes en cours, dont celle controversée des retraites, le report du deuxième tour des élections municipales qui était prévu dimanche et a assuré que l'Union européenne allait fermer pour 30 jours toutes ses frontières avec le monde extérieur. Une décision qui doit être approuvée mardi par les 27.

Les contaminations en France progressent de manière inexorable, avec 1.210 cas et 21 décès en 24 heures, portant le total respectivement à 148 décès et 6.633 cas depuis le début de l'épidémie en France, a annoncé lundi le site officiel Santé publique France.

Lundi soir, des bouchons se formaient à la sortie de Paris, preuve que de nombreux habitants de la capitale cherchaient à rejoindre la campagne, anticipant des mesures plus drastiques.

"Rester dans 40m2 à deux à Paris, ce n'est pas possible. Si j'ai la possibilité de bouger, je le fais", expliquait Hélène, une audioprothésiste de 28 ans qui part avec son conjoint vers Montpellier (Sud).

Le couple a loué une voiture, "pour éviter le train et ne pas prendre de risques".

De nombreuses scènes de files d'attente dans des supermarchés aux rayons vidés ont également été constatées aux quatre coins du pays.

"Nous sommes en guerre", a martelé pas moins de cinq fois le chef de l'Etat qui s'adressait aux Français pour la deuxième fois en une semaine à propos de la pandémie de coronavirus qui se propage à grande vitesse dans le pays."Dès demain midi et pour 15 jours au moins nos déplacements seront très fortement réduits", a déclaré le chef de l'Etat, et "toute infraction à ces règles sera sanctionnée", a-t-il ajouté, alors que les images de Parisiens se prélassant dimanche au soleil illustrait une certaine légèreté de la population face à la crise."Faisons preuve d'esprit solidaire et de sens des responsabilités", a demandé le chef de l'Etat, qui a également fustigé les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et a appelé les Français à ne pas céder à la panique."Nous gagnerons" la guerre, a-t-il assuré, annonçant diverses mesures pour préserver la vie économique. Les entreprises peuvent continuer à fonctionner, à part celles qui ont déjà été mises à l'arrêt, comme les bars ou les restaurants par exemple.- Confinement qui ne dit pas son nom -"Seuls doivent demeurer les trajets nécessaires (...) pour aller faire ses courses, se soigner, pour aller travailler quand le travail à distance n'est pas possible et pour faire un peu d'activité physique", a prévenu le président sans pour autant prononcer une seule fois le mot "confinement".Il a ajouté que les "les entreprises devront adapter leur organisation pour faire respecter les gestes barrières". "Aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite", a-t-il promis, annonçant des reports de charge, des loyers et factures suspendues pour les petites entreprises et une garantie bancaire de 300 milliards d'euros pour les prêts aux entreprises.Pour mener le combat, il a aussi fait appel aux armées, qui installeront un hôpital de campagne dans l'Est, une région particulièrement touchée, et le recours aux militaires pour transporter les malades et désengorger les hôpitaux.Toujours dans la même veine martiale, en écho aux "Taxis de la Marne" qui transportaient les soldats pendant la Première guerre mondiale, il a annoncé que les taxis et les hôtels seraient mis à disposition des personnels soignants. "L'Etat paiera", a-t-il dit, ajoutant que les équipements de protection leur seraient alloués en priorité.Par ailleurs, il a annoncé le gel de toutes les réformes en cours, dont celle controversée des retraites, le report du deuxième tour des élections municipales qui était prévu dimanche et a assuré que l'Union européenne allait fermer pour 30 jours toutes ses frontières avec le monde extérieur. Une décision qui doit être approuvée mardi par les 27.Les contaminations en France progressent de manière inexorable, avec 1.210 cas et 21 décès en 24 heures, portant le total respectivement à 148 décès et 6.633 cas depuis le début de l'épidémie en France, a annoncé lundi le site officiel Santé publique France.Lundi soir, des bouchons se formaient à la sortie de Paris, preuve que de nombreux habitants de la capitale cherchaient à rejoindre la campagne, anticipant des mesures plus drastiques. "Rester dans 40m2 à deux à Paris, ce n'est pas possible. Si j'ai la possibilité de bouger, je le fais", expliquait Hélène, une audioprothésiste de 28 ans qui part avec son conjoint vers Montpellier (Sud).Le couple a loué une voiture, "pour éviter le train et ne pas prendre de risques".De nombreuses scènes de files d'attente dans des supermarchés aux rayons vidés ont également été constatées aux quatre coins du pays.