Selon un décompte publié mardi, l'archipel méditerranéen a administré au moins une dose de vaccin anti-Covid à plus de 10% de ses 515.000 habitants, et 3% de la population âgée de plus de 16 ans sont désormais complètement vaccinés, ayant reçu les deux doses requises des vaccins BioNTech/Pfizer ou Moderna.

Un taux de vaccination qui place Malte dans le peloton de tête de l'Union européenne: dans un entretien à l'AFP, Chris Fearne, vice-Premier ministre du gouvernement malte et ministre de la Santé, a vanté la densité des centres de vaccination déployés sur le petit territoire.

Il a, surtout, défendu vigoureusement la coordination "sans précédent" de l'UE, chargée de précommander les vaccins au nom des 27, alors même que Bruxelles est l'objet d'un feu nourri de critiques pour les importants retards de livraison des laboratoires et l'opacité entourant ses transactions avec eux.

Pour autant, nul triomphalisme à La Valette, où l'on envisage la perspective de devoir renouveler la campagne de vaccination au cas où les mutations du virus, à l'image des variants ayant émergé au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud ou au Japon, réduiraient l'efficacité des doses actuellement injectées.

"Si l'immunité s'estompe, alors il faudra des doses de rappel, et potentiellement un rappel par an. Espérons que ce ne sera pas le cas, mais c'est possible", observe M. Fearne, un ancien chirurgien formé au Royaume-Uni, lors d'un entretien téléphonique.

Dans une lettre envoyée mi-janvier, le ministre maltais avait demandé à la Commission européenne de piloter des recherches immunologiques approfondies sur l'efficacité des vaccins et recommandé des séquençages plus systématiques pour détecter de nouvelles mutations de façon précoce.

- "Preuves scientifiques" -

Le virus responsable du Covid-19 "va continuer de muter, ce qui signifie qu'à un moment donné, nous pourrions avoir besoin de différents vaccins, ou alors de modifications apportées aux vaccins (existants), afin de combattre les variants", a-t-il indiqué.

Bruxelles dévoilera mercredi un programme de "préparation de bio-défense" associant institutions, laboratoires et organismes de recherche, doté de fonds spécifiques et voué dans l'immédiat à scruter les mutations du coronavirus, selon la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

La Valette est en pourparlers avec Israël en vue d'un accord permettant à leurs citoyens respectifs ayant été vaccinés de voyager sans restriction entre les deux pays, a également indiqué Chris Fearne. Israël a déjà conclu de tels accords avec la Grèce et Chypre, deux autres membres de l'UE.

Pour autant, Malte se montre très circonspect sur l'idée d'un "passeport vaccinal" qui permettrait de reprendre une vie normale.

"Nous avons encore besoin de preuves scientifiques montrant qu'un vaccin non seulement réduit les chances d'être infecté" et de développer des formes graves de la maladie, "mais qu'il permet aussi de réduire la transmission du virus", a insisté M. Fearne.

Selon un décompte publié mardi, l'archipel méditerranéen a administré au moins une dose de vaccin anti-Covid à plus de 10% de ses 515.000 habitants, et 3% de la population âgée de plus de 16 ans sont désormais complètement vaccinés, ayant reçu les deux doses requises des vaccins BioNTech/Pfizer ou Moderna.Un taux de vaccination qui place Malte dans le peloton de tête de l'Union européenne: dans un entretien à l'AFP, Chris Fearne, vice-Premier ministre du gouvernement malte et ministre de la Santé, a vanté la densité des centres de vaccination déployés sur le petit territoire.Il a, surtout, défendu vigoureusement la coordination "sans précédent" de l'UE, chargée de précommander les vaccins au nom des 27, alors même que Bruxelles est l'objet d'un feu nourri de critiques pour les importants retards de livraison des laboratoires et l'opacité entourant ses transactions avec eux.Pour autant, nul triomphalisme à La Valette, où l'on envisage la perspective de devoir renouveler la campagne de vaccination au cas où les mutations du virus, à l'image des variants ayant émergé au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud ou au Japon, réduiraient l'efficacité des doses actuellement injectées."Si l'immunité s'estompe, alors il faudra des doses de rappel, et potentiellement un rappel par an. Espérons que ce ne sera pas le cas, mais c'est possible", observe M. Fearne, un ancien chirurgien formé au Royaume-Uni, lors d'un entretien téléphonique.Dans une lettre envoyée mi-janvier, le ministre maltais avait demandé à la Commission européenne de piloter des recherches immunologiques approfondies sur l'efficacité des vaccins et recommandé des séquençages plus systématiques pour détecter de nouvelles mutations de façon précoce.- "Preuves scientifiques" -Le virus responsable du Covid-19 "va continuer de muter, ce qui signifie qu'à un moment donné, nous pourrions avoir besoin de différents vaccins, ou alors de modifications apportées aux vaccins (existants), afin de combattre les variants", a-t-il indiqué.Bruxelles dévoilera mercredi un programme de "préparation de bio-défense" associant institutions, laboratoires et organismes de recherche, doté de fonds spécifiques et voué dans l'immédiat à scruter les mutations du coronavirus, selon la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.La Valette est en pourparlers avec Israël en vue d'un accord permettant à leurs citoyens respectifs ayant été vaccinés de voyager sans restriction entre les deux pays, a également indiqué Chris Fearne. Israël a déjà conclu de tels accords avec la Grèce et Chypre, deux autres membres de l'UE.Pour autant, Malte se montre très circonspect sur l'idée d'un "passeport vaccinal" qui permettrait de reprendre une vie normale."Nous avons encore besoin de preuves scientifiques montrant qu'un vaccin non seulement réduit les chances d'être infecté" et de développer des formes graves de la maladie, "mais qu'il permet aussi de réduire la transmission du virus", a insisté M. Fearne.