Au plus fort de l'épidémie, le chef de l'Etat avait multiplié les allocutions solennelles, battant des records d'audience pour annoncer des mesures de restrictions ou proclamer les "jours heureux" d'un relâchement des contraintes.

Cette fois, pas question de décréter un nouveau confinement ou couvre-feu. Si l'Europe est redevenue selon l'OMS "l'épicentre de l'épidémie" avec probablement un demi-million de morts supplémentaires d'ici à février et que des pays comme l'Allemagne voient le nombre de cas exploser, la France semble pour l'heure relativement épargnée. Surtout, elle dispose des outils pour combattre le fléau grâce d'abord à une couverture vaccinale parmi les plus élevées au monde (75% de la population totalement vaccinée).

Mais à l'approche de l'hiver, le rebond est bien là. Déjà, le masque va redevenir obligatoire dès lundi dans les écoles de 39 départements qui avaient pu l'enlever.

"Nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge, c'est important que le Président s'adresse à nos concitoyens, pour dire où nous en sommes et tracer de perspectives", a affirmé la présidente (LREM, le parti présidentiel) de la commission des lois à l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, sur franceinfo.

Le 12 juillet, lors de sa dernière allocution, hormis celle consacrée à la crise afghane, M. Macron avait annoncé la fin des tests gratuits et l'extension du pass sanitaire dont le Parlement vient de valider le possible recours jusqu'au 31 juillet. Elle avait donné un grand coup de fouet à la campagne de vaccination.

C'est aussi l'un des objectifs de l'intervention de mardi, destinée à "revitaliser le campagne vaccinale" selon le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, et à aborder la question épineuse de la troisième dose pour laquelle il faut "booster la demande des Français".

Pour l'instant, moins de la moitié des personnes éligibles, les plus de 65 ans et les plus fragiles, ont reçu leur dose de rappel. Faut-il rendre la vaccination obligatoire pour cette catégorie de population? Conditionner la validité du pass sanitaire à une troisième dose? Annoncer un plan pour une troisième dose pour tous, comme en Israël et bientôt en Allemagne? "La discussion est clairement sur la table, il y aura un Conseil de défense mardi matin et le président de la République en tirera les conséquences", souligne le député LREM Sylvain Maillard.

Vendredi, le Premier ministre Jean Castex a dit à l'AFP que l'exécutif réfléchissait en priorité à la piste d'un pass conditionné à une troisième dose. "Si au bout d'un certain temps, le vaccin n'est plus actif et qu'il faut une dose de rappel, il y a une certaine logique à le lier au pass sanitaire", ajoute Mme Braun-Pivet, même si M. Ferrand a dit dimanche que ce scénario n'était "à ce stade pas sur la table".

Pour l'épidémiologiste Dominique Costagliola "cette troisième dose pour l'ensemble de la population est sans urgence". "Le problème, ce sont les gens qui ne sont pas du tout vaccinés", ajoute-t-elle sur France Inter. Alain Fischer, le "Monsieur vaccination" du gouvernement, insiste aussi dans le JDD sur la priorité d'une troisième injection pour les plus fragiles et de convaincre les "13% des plus de 80 ans non vaccinés".

Comme le 12 juillet, M. Macron, qui n'a pas encore dit s'il allait se représenter, va aussi évoquer mardi la relance économique et faire un point sur les réformes comme celle des retraites. Le président ne devrait pas non plus se priver de mettre en avant son bilan économique. "On a de très bons résultats, entre autres sur la baisse du chômage", insiste M. Maillard.

Dans l'opposition, certains disent ne rien attendre de cette allocution. "Un bavardage" d'un "spécialiste du double langage", selon Jean-Luc Mélenchon (LFI, gauche radicale). "Une mise en scène sur la question sanitaire" d'un "président en campagne", d'après Julien Bayou (EELV, écologiste).

Au plus fort de l'épidémie, le chef de l'Etat avait multiplié les allocutions solennelles, battant des records d'audience pour annoncer des mesures de restrictions ou proclamer les "jours heureux" d'un relâchement des contraintes.Cette fois, pas question de décréter un nouveau confinement ou couvre-feu. Si l'Europe est redevenue selon l'OMS "l'épicentre de l'épidémie" avec probablement un demi-million de morts supplémentaires d'ici à février et que des pays comme l'Allemagne voient le nombre de cas exploser, la France semble pour l'heure relativement épargnée. Surtout, elle dispose des outils pour combattre le fléau grâce d'abord à une couverture vaccinale parmi les plus élevées au monde (75% de la population totalement vaccinée). Mais à l'approche de l'hiver, le rebond est bien là. Déjà, le masque va redevenir obligatoire dès lundi dans les écoles de 39 départements qui avaient pu l'enlever. "Nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge, c'est important que le Président s'adresse à nos concitoyens, pour dire où nous en sommes et tracer de perspectives", a affirmé la présidente (LREM, le parti présidentiel) de la commission des lois à l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, sur franceinfo.Le 12 juillet, lors de sa dernière allocution, hormis celle consacrée à la crise afghane, M. Macron avait annoncé la fin des tests gratuits et l'extension du pass sanitaire dont le Parlement vient de valider le possible recours jusqu'au 31 juillet. Elle avait donné un grand coup de fouet à la campagne de vaccination. C'est aussi l'un des objectifs de l'intervention de mardi, destinée à "revitaliser le campagne vaccinale" selon le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, et à aborder la question épineuse de la troisième dose pour laquelle il faut "booster la demande des Français". Pour l'instant, moins de la moitié des personnes éligibles, les plus de 65 ans et les plus fragiles, ont reçu leur dose de rappel. Faut-il rendre la vaccination obligatoire pour cette catégorie de population? Conditionner la validité du pass sanitaire à une troisième dose? Annoncer un plan pour une troisième dose pour tous, comme en Israël et bientôt en Allemagne? "La discussion est clairement sur la table, il y aura un Conseil de défense mardi matin et le président de la République en tirera les conséquences", souligne le député LREM Sylvain Maillard. Vendredi, le Premier ministre Jean Castex a dit à l'AFP que l'exécutif réfléchissait en priorité à la piste d'un pass conditionné à une troisième dose. "Si au bout d'un certain temps, le vaccin n'est plus actif et qu'il faut une dose de rappel, il y a une certaine logique à le lier au pass sanitaire", ajoute Mme Braun-Pivet, même si M. Ferrand a dit dimanche que ce scénario n'était "à ce stade pas sur la table". Pour l'épidémiologiste Dominique Costagliola "cette troisième dose pour l'ensemble de la population est sans urgence". "Le problème, ce sont les gens qui ne sont pas du tout vaccinés", ajoute-t-elle sur France Inter. Alain Fischer, le "Monsieur vaccination" du gouvernement, insiste aussi dans le JDD sur la priorité d'une troisième injection pour les plus fragiles et de convaincre les "13% des plus de 80 ans non vaccinés". Comme le 12 juillet, M. Macron, qui n'a pas encore dit s'il allait se représenter, va aussi évoquer mardi la relance économique et faire un point sur les réformes comme celle des retraites. Le président ne devrait pas non plus se priver de mettre en avant son bilan économique. "On a de très bons résultats, entre autres sur la baisse du chômage", insiste M. Maillard. Dans l'opposition, certains disent ne rien attendre de cette allocution. "Un bavardage" d'un "spécialiste du double langage", selon Jean-Luc Mélenchon (LFI, gauche radicale). "Une mise en scène sur la question sanitaire" d'un "président en campagne", d'après Julien Bayou (EELV, écologiste).