Ce faisant, ils ne rencontreraient pas totalement la demande de Mme May, venue au sommet de printemps solliciter un report au 30 juin. Les Vingt-sept craignent l'insécurité juridique qu'un report au-delà du début du scrutin européen (23 mai) ferait peser sur la légitimité et les décisions du Parlement européen qui sortira des urnes et, partant, un blocage des institutions communautaires. Vu que le Royaume-Uni n'entend pas tenir des élections pour le Parlement européen, aucune extension n'est possible au-delà de cette date du 22 mai, confirmeraient les Vingt-sept, qui seraient en revanche divisés sur l'opportunité, en dernier recours, d'un report du Brexit à longue échéance. Ils répondent aussi par ce biais à l'inquiétude du président du Parlement européen Antonio Tajani, qui leur avait recommandé un report le plus court possible, jusqu'au 11 avril à peine, date butoir pour que le Royaume-Uni décide ou non d'organiser des élections européennes. L'engagement des Vingt-sept pourrait aider Mme May à justifier l'existence d'un élément nouveau qui lui permettrait de mettre au vote une troisième fois l'accord négocié (une seconde fois si on l'envisage avec ses déclarations interprétatives), comme l'exige le président de la Chambre des Communes. Mais les Européens baliseraient aussi d'éventuels ajouts de Londres: tout engagement unilatéral, toute déclaration ou autre acte devrait être compatible avec l'esprit et la lettre de l'accord de retrait, seraient prêts à notifier les Vingt-sept. Au cas où Mme May échouerait une nouvelle fois à faire approuver l'accord de retrait, un nouveau sommet européen pourrait être convoqué la semaine prochaine pour envisager comment éviter, en dernière minute, le "no-deal" que les deux parties redoutent.

Ce faisant, ils ne rencontreraient pas totalement la demande de Mme May, venue au sommet de printemps solliciter un report au 30 juin. Les Vingt-sept craignent l'insécurité juridique qu'un report au-delà du début du scrutin européen (23 mai) ferait peser sur la légitimité et les décisions du Parlement européen qui sortira des urnes et, partant, un blocage des institutions communautaires. Vu que le Royaume-Uni n'entend pas tenir des élections pour le Parlement européen, aucune extension n'est possible au-delà de cette date du 22 mai, confirmeraient les Vingt-sept, qui seraient en revanche divisés sur l'opportunité, en dernier recours, d'un report du Brexit à longue échéance. Ils répondent aussi par ce biais à l'inquiétude du président du Parlement européen Antonio Tajani, qui leur avait recommandé un report le plus court possible, jusqu'au 11 avril à peine, date butoir pour que le Royaume-Uni décide ou non d'organiser des élections européennes. L'engagement des Vingt-sept pourrait aider Mme May à justifier l'existence d'un élément nouveau qui lui permettrait de mettre au vote une troisième fois l'accord négocié (une seconde fois si on l'envisage avec ses déclarations interprétatives), comme l'exige le président de la Chambre des Communes. Mais les Européens baliseraient aussi d'éventuels ajouts de Londres: tout engagement unilatéral, toute déclaration ou autre acte devrait être compatible avec l'esprit et la lettre de l'accord de retrait, seraient prêts à notifier les Vingt-sept. Au cas où Mme May échouerait une nouvelle fois à faire approuver l'accord de retrait, un nouveau sommet européen pourrait être convoqué la semaine prochaine pour envisager comment éviter, en dernière minute, le "no-deal" que les deux parties redoutent.