Les migrants se trouvant dans les centres surpeuplés des îles grecques, qui choisiraient de quitter la Grèce pour retourner dans leur pays d'origine sous accompagnement, bénéficieront dans le prochain mois d'un dédommagement supplémentaire de 2.000 euros, a communiqué la Commission européenne jeudi.

La Commission a conclu un accord en ce sens avec les autorités grecques et l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations, a expliqué la commissaire Ylva Johansson, qui s'est déplacée en Grèce. "Nous offrons aux migrants des camps grecs surpeuplés la possibilité d'un retour volontaire avec une assistance supplémentaire de 2.000 euros pour se réintégrer dans leur pays d'origine", précise-t-elle.

"Cela pourra quelque peu soulager la pression, pour ceux qui restent dans les camps". Les "hotspots" des îles grecs font face à une surpopulation critique, les autorités grecques ne parvenant pas à traiter suffisamment rapidement, par rapport à la demande, les demandes d'asile. La nouvelle initiative pour convaincre des migrants d'opter pour un retour volontaire entre dans le cadre de tentatives de diminuer quelque peu cette surpopulation, qui crée également des tensions avec la population locale des îles. La possibilité d'obtenir 2.000 euros en plus du dédommagement habituel est offerte à ceux qui sont arrivés en Grèce avant le 1er janvier.

Elle vaut pour un mois. L'OIM, ainsi que l'agence européenne Frontex, collaborent à ce nouveau programme de retour. Les finances proviendront des fonds débloqués récemment par l'UE pour soutenir la Grèce face à la décision turque d'encourager les migrants à tenter le passage vers l'Europe, malgré le controversé pacte migratoire conclu en 2016 par Bruxelles et Ankara.

La commissaire Johansson a également annoncé durant sa visite que sept pays se sont manifestés comme volontaires pour accueillir des mineurs non accompagnés qui seraient déplacés depuis les hotspots. Ces pays volontaires devraient permettre de prendre en charge au moins 1.600 enfants et jeunes. On sait que la France, le Portugal, le Luxembourg, la Croatie et la Finlande en font partie, l'initiative ayant été poussée par l'Allemagne.

La Belgique ne s'est jusqu'à présent pas manifestée comme volontaire, le sujet serait actuellement en discussion au niveau fédéral. Ylva Johansson a laissé entendre que tous les migrants qui souhaitent introduire une demande d'asile devraient pouvoir le faire, critiquant implicitement la décision grecque de suspendre pour un mois toute possibilité d'introduire une telle demande. De source européenne, on entend que la décision du gouvernement grec fait froncer les sourcils parmi les autres Etats membres, qui doutent clairement de sa base légale. Parallèlement, la Commission et les autres Etats membres rechignent à ouvertement critiquer cette décision, entre autres pour montrer un front uni dans les contacts avec la Turquie.

Les migrants se trouvant dans les centres surpeuplés des îles grecques, qui choisiraient de quitter la Grèce pour retourner dans leur pays d'origine sous accompagnement, bénéficieront dans le prochain mois d'un dédommagement supplémentaire de 2.000 euros, a communiqué la Commission européenne jeudi.La Commission a conclu un accord en ce sens avec les autorités grecques et l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations, a expliqué la commissaire Ylva Johansson, qui s'est déplacée en Grèce. "Nous offrons aux migrants des camps grecs surpeuplés la possibilité d'un retour volontaire avec une assistance supplémentaire de 2.000 euros pour se réintégrer dans leur pays d'origine", précise-t-elle. "Cela pourra quelque peu soulager la pression, pour ceux qui restent dans les camps". Les "hotspots" des îles grecs font face à une surpopulation critique, les autorités grecques ne parvenant pas à traiter suffisamment rapidement, par rapport à la demande, les demandes d'asile. La nouvelle initiative pour convaincre des migrants d'opter pour un retour volontaire entre dans le cadre de tentatives de diminuer quelque peu cette surpopulation, qui crée également des tensions avec la population locale des îles. La possibilité d'obtenir 2.000 euros en plus du dédommagement habituel est offerte à ceux qui sont arrivés en Grèce avant le 1er janvier. Elle vaut pour un mois. L'OIM, ainsi que l'agence européenne Frontex, collaborent à ce nouveau programme de retour. Les finances proviendront des fonds débloqués récemment par l'UE pour soutenir la Grèce face à la décision turque d'encourager les migrants à tenter le passage vers l'Europe, malgré le controversé pacte migratoire conclu en 2016 par Bruxelles et Ankara. La commissaire Johansson a également annoncé durant sa visite que sept pays se sont manifestés comme volontaires pour accueillir des mineurs non accompagnés qui seraient déplacés depuis les hotspots. Ces pays volontaires devraient permettre de prendre en charge au moins 1.600 enfants et jeunes. On sait que la France, le Portugal, le Luxembourg, la Croatie et la Finlande en font partie, l'initiative ayant été poussée par l'Allemagne.La Belgique ne s'est jusqu'à présent pas manifestée comme volontaire, le sujet serait actuellement en discussion au niveau fédéral. Ylva Johansson a laissé entendre que tous les migrants qui souhaitent introduire une demande d'asile devraient pouvoir le faire, critiquant implicitement la décision grecque de suspendre pour un mois toute possibilité d'introduire une telle demande. De source européenne, on entend que la décision du gouvernement grec fait froncer les sourcils parmi les autres Etats membres, qui doutent clairement de sa base légale. Parallèlement, la Commission et les autres Etats membres rechignent à ouvertement critiquer cette décision, entre autres pour montrer un front uni dans les contacts avec la Turquie.