Le texte a été adopté à une large majorité. Seule l'Union démocratique du Centre (droite populiste) s'était opposée à ce projet. "Il a fallu 20 ans et plus de trente tentatives au Parlement pour arriver à ce résultat", a souligné la télévision suisse publique RTS. Il y a trois ans encore, les députés avaient rejeté l'idée d'un congé de deux semaines.

Les parlementaires suisses ont cette fois dit "oui" à un congé paternité de deux semaines, à prendre pendant les six mois qui suivent la naissance de l'enfant et pouvant être pris sous forme de journées isolées, alors que quatre organisations, dont des organisations de défense des droits des travailleurs et des familles, ont lancé un référendum populaire pour demander un congé paternité de vingt jours.

Si ces organisations maintiennent le référendum, ce sont les Suisses qui auront le dernier mot, comme le prévoit le système suisse de démocratie directe, et qui devront dire lors d'un vote s'ils faut établir un congé paternité de deux semaines ou de vingt jours. Le congé paternité n'existant pas en Suisse, les pères ont, dans la pratique, jusqu'à présent fait valoir un droit aux "jours de congés usuels", soit un à deux jours de congés payés.

La législation sur le sujet évolue rapidement au niveau international, l'Union européenne ayant instauré en avril une norme minimale de 10 jours de congé de paternité, rémunéré à hauteur de la prestation maladie dans chaque Etat membre.