Jacques Chirac a toujours conjugué la politique au présent, ne se retournant guère sur le passé et se préoccupant fort peu du jugement des siècles futurs. Son empathie, sincère, explique l'émotion qui a accueilli sa disparition. Son goût de l'improvisation, voire son opportunisme, justifie le peu de curiosité intellectuelle que suscite son parcours. C'est pourquoi l'avenir sera cruel avec lui. Dans les livres d'histoire, pour la seconde moitié du xxe siècle, il sera déjà difficile de caser, au côté de l'imposante figure du général de Gaulle, le profil tortueux de François Mitterrand. Il n'y aura pas de place pour Jacques Chirac.
...