Au terme du vote, la plupart des eurodéputés ont entonné la chanson "Ce n'est qu'un au revoir" ("Auld Lang Syne", une chanson d'origine écossaise) en se prenant par la main dans un rare moment d'émotion collective. La ratification du traité sur les modalités du divorce a été acquise par 621 voix pour, 49 contre et 13 abstentions.

Une ultime étape formelle est attendue jeudi, avec l'adoption par procédure écrite du traité par le Conseil (Etats membres). "C'est triste de voir une nation, grande sur les plans culturel, économique, politique, nous quitter. De voir ce pays nous quitter alors qu'il a deux fois donné son sang pour libérer l'Europe", a déclaré Guy Verhofstadt, le président du groupe de pilotage sur le Brexit au Parlement européen.

Parmi les diverses causes qui pourraient expliquer le Brexit, l'ancien Premier ministre belge a souligné le manque d'efficacité de l'UE elle-même. "Le Brexit a débuté le jour où nous avons commencé à accorder des rabais et des dérogations (au Royaume-Uni en premier, NDLR). L'Union n'était plus capable d'agir efficacement, ce qui a conduit à davantage de mécontentement. Le Brexit est donc aussi l'échec de l'UE", a-t-il affirmé en appelant le bloc à se réformer en profondeur.

Le co-président des Verts-ALE, Philippe Lamberts, a partagé ce point de vue. "Le Brexit est une leçon pour nous tous: il est, plus que jamais, indispensable de recentrer nos politiques sur les enjeux prioritaires" que sont, à ses yeux, le respect des limites de la planète et l'inclusion de tous les citoyens.

"C'est fini, nous ne reviendrons plus!", a lancé, triomphaliste, la figure de l'europhobie britannique Nigel Farage, en réponse aux députés qui ont formé l'espoir que le vote de ce jour ne soit pas un adieu, mais un au revoir. Il a été démenti par plusieurs de ses compatriotes, dont le travailliste Richard Corbett. Une élue britannique des Verts, Molly Scott Cato, a fondu en larmes en prenant congé de l'assemblée.

L'ancien ministre-président flamand, le N-VA Geert Bourgeois, a pour sa part témoigné de sa "satisfaction pour un Brexit ordonné" tout en marquant sa tristesse de voir partir des amis et son respect pour la décision du peuple britannique. Ce samedi 1er février, les changements ne seront qu'institutionnels: le Parlement aura perdu ses 73 députés britanniques et le Conseil son représentant du Royaume-Uni, modifiant quelque peu les seuils de la majorité qualifiée ou de la minorité de blocage.

Si le Royaume-Uni n'aura plus voix au chapitre des institutions européennes, il négociera avec Bruxelles jusqu'au 31 décembre au moins sa relation future avec l'Union, en matière commerciale et sécuritaire essentiellement. A cet égard, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a formé le voeu que l'UE et le Royaume-Uni restent "de bons partenaires et de bons amis", même si "aucun partenariat nouveau ne pourra apporter les avantages de faire partie d'une même union".

"Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin", a-t-elle lancé. L'Allemande a néanmoins prévenu qu'un accord de libre-échange commercial "zéro quota, zéro tarif" douanier, qui serait "un cas unique", n'est envisageable que si le Royaume-Uni accepte que les entreprises se livrent une concurrence équitable.

"Nous n'allons pas exposer nos entreprises à une concurrence déloyale", et pas davantage en matière de protection sociale, de droit des travailleurs ou de normes environnementales, a-t-elle averti. Ponctuant les interventions, le français Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit qui s'apprête à entamer la deuxième phase des pourparlers, a posé la question: "Ne faudrait-il pas être Européen en plus d'être patriote? Pas à la place, mais en plus? J'en suis convaincu."

Au terme du vote, la plupart des eurodéputés ont entonné la chanson "Ce n'est qu'un au revoir" ("Auld Lang Syne", une chanson d'origine écossaise) en se prenant par la main dans un rare moment d'émotion collective. La ratification du traité sur les modalités du divorce a été acquise par 621 voix pour, 49 contre et 13 abstentions. Une ultime étape formelle est attendue jeudi, avec l'adoption par procédure écrite du traité par le Conseil (Etats membres). "C'est triste de voir une nation, grande sur les plans culturel, économique, politique, nous quitter. De voir ce pays nous quitter alors qu'il a deux fois donné son sang pour libérer l'Europe", a déclaré Guy Verhofstadt, le président du groupe de pilotage sur le Brexit au Parlement européen. Parmi les diverses causes qui pourraient expliquer le Brexit, l'ancien Premier ministre belge a souligné le manque d'efficacité de l'UE elle-même. "Le Brexit a débuté le jour où nous avons commencé à accorder des rabais et des dérogations (au Royaume-Uni en premier, NDLR). L'Union n'était plus capable d'agir efficacement, ce qui a conduit à davantage de mécontentement. Le Brexit est donc aussi l'échec de l'UE", a-t-il affirmé en appelant le bloc à se réformer en profondeur. Le co-président des Verts-ALE, Philippe Lamberts, a partagé ce point de vue. "Le Brexit est une leçon pour nous tous: il est, plus que jamais, indispensable de recentrer nos politiques sur les enjeux prioritaires" que sont, à ses yeux, le respect des limites de la planète et l'inclusion de tous les citoyens. "C'est fini, nous ne reviendrons plus!", a lancé, triomphaliste, la figure de l'europhobie britannique Nigel Farage, en réponse aux députés qui ont formé l'espoir que le vote de ce jour ne soit pas un adieu, mais un au revoir. Il a été démenti par plusieurs de ses compatriotes, dont le travailliste Richard Corbett. Une élue britannique des Verts, Molly Scott Cato, a fondu en larmes en prenant congé de l'assemblée. L'ancien ministre-président flamand, le N-VA Geert Bourgeois, a pour sa part témoigné de sa "satisfaction pour un Brexit ordonné" tout en marquant sa tristesse de voir partir des amis et son respect pour la décision du peuple britannique. Ce samedi 1er février, les changements ne seront qu'institutionnels: le Parlement aura perdu ses 73 députés britanniques et le Conseil son représentant du Royaume-Uni, modifiant quelque peu les seuils de la majorité qualifiée ou de la minorité de blocage. Si le Royaume-Uni n'aura plus voix au chapitre des institutions européennes, il négociera avec Bruxelles jusqu'au 31 décembre au moins sa relation future avec l'Union, en matière commerciale et sécuritaire essentiellement. A cet égard, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a formé le voeu que l'UE et le Royaume-Uni restent "de bons partenaires et de bons amis", même si "aucun partenariat nouveau ne pourra apporter les avantages de faire partie d'une même union". "Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin", a-t-elle lancé. L'Allemande a néanmoins prévenu qu'un accord de libre-échange commercial "zéro quota, zéro tarif" douanier, qui serait "un cas unique", n'est envisageable que si le Royaume-Uni accepte que les entreprises se livrent une concurrence équitable. "Nous n'allons pas exposer nos entreprises à une concurrence déloyale", et pas davantage en matière de protection sociale, de droit des travailleurs ou de normes environnementales, a-t-elle averti. Ponctuant les interventions, le français Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit qui s'apprête à entamer la deuxième phase des pourparlers, a posé la question: "Ne faudrait-il pas être Européen en plus d'être patriote? Pas à la place, mais en plus? J'en suis convaincu."