Reporté trois fois, le Brexit, qui a remporté 52% des suffrages en 2016, est désormais sur les rails. Le Premier ministre conservateur souhaite faire adopter cette semaine par la Chambre des communes la loi d'application de l'accord de sortie de l'UE qu'il a négocié à Bruxelles.

Il dispose depuis les élections du 12 décembre de la plus forte majorité parlementaire pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher dans les années 1980. En pleine introspection après la débâcle, l'opposition travailliste, elle, se cherche un nouveau chef. Le nom du successeur du très à gauche Jeremy Corbyn sera connu le 4 avril.

Le texte a passé haut la main l'épreuve du premier vote le 20 décembre, avec 358 voix pour (234 contre). Les députés reprennent leurs travaux mardi après-midi, avant un deuxième vote jeudi. Il peut d'ici là faire l'objet d'amendements, mais aucun bouleversement n'est attendu. L'un des amendements déposé par des Brexiters durs vise à faire sonner Big Ben pour la sortie de l'UE.

Une fois définitivement adopté par le Parlement, après son passage à la Chambre des Lords et l'assentiment de la reine Elizabeth II, il ne restera plus à ce texte qu'à être ratifié par le Parlement européen.

Le Royaume-Uni devrait alors quitter l'Union européenne le 31 janvier à 23h00 (locale et GMT), après 47 ans d'une vie commune mouvementée.

S'ouvrira alors une période de transition, jusqu'au 31 décembre 2020, censée permettre une séparation en douceur, durant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier - sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

S'engageront surtout des discussions au pas de charge entre Londres et Bruxelles pour établir leur relation future et conclure un accord commercial.

"Immense défi"

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rend mercredi à Londres avec le négociateur de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, pour s'entretenir avec Boris Johnson. Il s'agira de la première rencontre depuis la prise de fonction de Mme von der Leyen début décembre.

La dirigeante européenne pourra exprimer de vive voix à Boris Johnson ses réserves sur son choix d'exclure d'emblée toute prolongation des discussions et tout report de la date butoir du 31 décembre 2020.

"Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps", a déclaré la cheffe de l'exécutif européen fin décembre dans une interview au quotidien économique français Les Echos.

"Si nous ne pouvons pas conclure d'accord d'ici (fin) 2020, nous serons de nouveau au bord du précipice", a-t-elle déclaré le 18 décembre face aux eurodéputés à Strasbourg (France). "Ce qui nuirait clairement à nos intérêts. Mais cela aurait plus d'impact sur le Royaume-Uni que sur nous."

"Ses idées sont très claires sur les défis auxquels nous avons à faire face dans l'année qui vient", a déclaré lundi le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer.

La France, via sa secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin, s'est dite prête à ce que la période de transition post-Brexit aille au-delà de 2020 si nécessaire. "La France ne sacrifiera pas le contenu de l'accord (sur la relation future avec le Royaume-Uni) pour des questions de calendrier", a-t-elle souligné.

Boris Johnson promettant un accord commercial "ambitieux", "sans alignement avec les règles de l'UE", Bruxelles craint la création d'un concurrent à ses portes, qui vendrait des marchandises dans l'UE à un prix plus bas en abaissant le niveau des normes protégeant les travailleurs, les consommateurs et l'environnement.

Selon le Sunday Times, des membres du gouvernement exhortent Boris Johnson à mener des discussions en parallèle avec les Etats-Unis de Donald Trump pour faire pression sur l'Union européenne lors des négociations.

Interrogé à ce sujet lundi, le porte-parole du chef du gouvernement a relevé que le Royaume-Uni est "libre de mener des discussions commerciales avec des pays partout dans le monde".

Reporté trois fois, le Brexit, qui a remporté 52% des suffrages en 2016, est désormais sur les rails. Le Premier ministre conservateur souhaite faire adopter cette semaine par la Chambre des communes la loi d'application de l'accord de sortie de l'UE qu'il a négocié à Bruxelles.Il dispose depuis les élections du 12 décembre de la plus forte majorité parlementaire pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher dans les années 1980. En pleine introspection après la débâcle, l'opposition travailliste, elle, se cherche un nouveau chef. Le nom du successeur du très à gauche Jeremy Corbyn sera connu le 4 avril.Le texte a passé haut la main l'épreuve du premier vote le 20 décembre, avec 358 voix pour (234 contre). Les députés reprennent leurs travaux mardi après-midi, avant un deuxième vote jeudi. Il peut d'ici là faire l'objet d'amendements, mais aucun bouleversement n'est attendu. L'un des amendements déposé par des Brexiters durs vise à faire sonner Big Ben pour la sortie de l'UE.Une fois définitivement adopté par le Parlement, après son passage à la Chambre des Lords et l'assentiment de la reine Elizabeth II, il ne restera plus à ce texte qu'à être ratifié par le Parlement européen.Le Royaume-Uni devrait alors quitter l'Union européenne le 31 janvier à 23h00 (locale et GMT), après 47 ans d'une vie commune mouvementée.S'ouvrira alors une période de transition, jusqu'au 31 décembre 2020, censée permettre une séparation en douceur, durant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier - sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.S'engageront surtout des discussions au pas de charge entre Londres et Bruxelles pour établir leur relation future et conclure un accord commercial."Immense défi"La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rend mercredi à Londres avec le négociateur de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, pour s'entretenir avec Boris Johnson. Il s'agira de la première rencontre depuis la prise de fonction de Mme von der Leyen début décembre.La dirigeante européenne pourra exprimer de vive voix à Boris Johnson ses réserves sur son choix d'exclure d'emblée toute prolongation des discussions et tout report de la date butoir du 31 décembre 2020."Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps", a déclaré la cheffe de l'exécutif européen fin décembre dans une interview au quotidien économique français Les Echos."Si nous ne pouvons pas conclure d'accord d'ici (fin) 2020, nous serons de nouveau au bord du précipice", a-t-elle déclaré le 18 décembre face aux eurodéputés à Strasbourg (France). "Ce qui nuirait clairement à nos intérêts. Mais cela aurait plus d'impact sur le Royaume-Uni que sur nous.""Ses idées sont très claires sur les défis auxquels nous avons à faire face dans l'année qui vient", a déclaré lundi le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer.La France, via sa secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin, s'est dite prête à ce que la période de transition post-Brexit aille au-delà de 2020 si nécessaire. "La France ne sacrifiera pas le contenu de l'accord (sur la relation future avec le Royaume-Uni) pour des questions de calendrier", a-t-elle souligné.Boris Johnson promettant un accord commercial "ambitieux", "sans alignement avec les règles de l'UE", Bruxelles craint la création d'un concurrent à ses portes, qui vendrait des marchandises dans l'UE à un prix plus bas en abaissant le niveau des normes protégeant les travailleurs, les consommateurs et l'environnement.Selon le Sunday Times, des membres du gouvernement exhortent Boris Johnson à mener des discussions en parallèle avec les Etats-Unis de Donald Trump pour faire pression sur l'Union européenne lors des négociations.Interrogé à ce sujet lundi, le porte-parole du chef du gouvernement a relevé que le Royaume-Uni est "libre de mener des discussions commerciales avec des pays partout dans le monde".