Au Portugal, le chômage qui, en 2013, culminait à 17,5 % est passé, cette année, sous la barre des 8 %. Le déficit budgétaire a fondu. La croissance est repartie à la hausse (2,7 % l'an dernier). Snobant l'austérité prônée par l'Union européenne, Lisbonne a parié sur une politique de relance, en gonflant le salaire minimum, les pensions et les allocations familiales. Les taxes ont diminué pour les classes moyennes et augmenté pour les grosses entreprises.

Cela dit, la dette publique (122 % du PIB) reste aussi élevée qu'en Italie et en Grèce et, pour respecter un minimum de rigueur budgétaire, les investissements de l'Etat sont historiquement bas. La baisse du chômage s'explique surtout par la création d'emplois précaires dans le secteur fragile du tourisme.

Et les jeunes qualifiés continuent à migrer vers d'autres pays européens, à la recherche de boulots mieux payés. Si les chiffres sont bons, le miracle reste à confirmer. Pour l'instant, la stabilité sociale règne chez les Portugais. Ce qui n'est pas le cas en Grèce, où la croissance a aussi enfin repris, mais sans bénéficier à la majorité de la population qui crie sa colère dans la rue contre l'austérité.

Au Portugal, le chômage qui, en 2013, culminait à 17,5 % est passé, cette année, sous la barre des 8 %. Le déficit budgétaire a fondu. La croissance est repartie à la hausse (2,7 % l'an dernier). Snobant l'austérité prônée par l'Union européenne, Lisbonne a parié sur une politique de relance, en gonflant le salaire minimum, les pensions et les allocations familiales. Les taxes ont diminué pour les classes moyennes et augmenté pour les grosses entreprises. Cela dit, la dette publique (122 % du PIB) reste aussi élevée qu'en Italie et en Grèce et, pour respecter un minimum de rigueur budgétaire, les investissements de l'Etat sont historiquement bas. La baisse du chômage s'explique surtout par la création d'emplois précaires dans le secteur fragile du tourisme. Et les jeunes qualifiés continuent à migrer vers d'autres pays européens, à la recherche de boulots mieux payés. Si les chiffres sont bons, le miracle reste à confirmer. Pour l'instant, la stabilité sociale règne chez les Portugais. Ce qui n'est pas le cas en Grèce, où la croissance a aussi enfin repris, mais sans bénéficier à la majorité de la population qui crie sa colère dans la rue contre l'austérité.