"Il faut qu'il y ait une famille politique pour les gens comme nous qui protègent la famille, défendent leur patrie, pensent en terme de coopération entre Etats-nations plutôt qu'en terme d'empire européen", a déclaré vendredi le Premier ministre.

"Au niveau national et européen, on doit travailler à ça, prendre cette direction, ce sera décisif pour l'Europe", a ajouté à la radio hongroise M. Orban, régulièrement critiqué par Bruxelles pour sa dérive autoritaire.

Interrogé sur le choix de ses interlocuteurs, il a cité "les Polonais" en référence au parti ultra-catholique nationaliste Droit et Justice (PiS), et le chef de la Ligue d'extrême droite, Matteo Salvini, qui siègent dans deux groupes différents à Strasbourg.

Dans un écrit mis en ligne jeudi, le dirigeant hongrois avait affirmé qu'il fallait "maintenant construire sans le PPE une offre pour les citoyens européens qui ne veulent pas de migrants ni de multiculturalisme, qui ne sont pas tombés dans la folie LGBTQ, qui défendent les traditions chrétiennes de l'Europe".

Craignant d'être mis sur la touche, le parti Fidesz de Viktor Orban a décidé mercredi de quitter le groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen, après des années de bras de fer.

Selon le politologue Richard Nagy Szentpeteri, "Viktor Orban veut clairement s'adresser à ceux qui se trouvent à la droite du PPE pour organiser un nouveau groupe".

Mais "je ne veux pas spéculer sur les personnalités qui le rejoindront", a-t-il dit à l'AFP.

Le PPE, qui rassemble les principaux partis de centre-droit en Europe, représente la famille politique la plus importante du Parlement européen, celle d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et de la chancelière allemande Angela Merkel.

Une partie des membres du groupe militaient de longue date pour l'exclusion du Fidesz, face aux virulentes prises de position anti-Bruxelles de son chef et mesures jugées attentatoires aux droits fondamentaux.

C'est une réforme des statuts, adoptée mercredi à une large majorité (148 voix pour, 28 contre et 4 abstentions), qui a finalement poussé le parti hongrois vers la sortie.

La modification de ces règles internes permet la suspension voire l'exclusion de délégations entières, et non plus seulement de parlementaires individuellement.

Reste pour le PPE à voter l'exclusion du Fidesz, déjà suspendu sine die depuis mars 2019. "Nos chemins se sépareront", a déclaré M. Orban vendredi.

"Il faut qu'il y ait une famille politique pour les gens comme nous qui protègent la famille, défendent leur patrie, pensent en terme de coopération entre Etats-nations plutôt qu'en terme d'empire européen", a déclaré vendredi le Premier ministre. "Au niveau national et européen, on doit travailler à ça, prendre cette direction, ce sera décisif pour l'Europe", a ajouté à la radio hongroise M. Orban, régulièrement critiqué par Bruxelles pour sa dérive autoritaire. Interrogé sur le choix de ses interlocuteurs, il a cité "les Polonais" en référence au parti ultra-catholique nationaliste Droit et Justice (PiS), et le chef de la Ligue d'extrême droite, Matteo Salvini, qui siègent dans deux groupes différents à Strasbourg.Dans un écrit mis en ligne jeudi, le dirigeant hongrois avait affirmé qu'il fallait "maintenant construire sans le PPE une offre pour les citoyens européens qui ne veulent pas de migrants ni de multiculturalisme, qui ne sont pas tombés dans la folie LGBTQ, qui défendent les traditions chrétiennes de l'Europe".Craignant d'être mis sur la touche, le parti Fidesz de Viktor Orban a décidé mercredi de quitter le groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen, après des années de bras de fer.Selon le politologue Richard Nagy Szentpeteri, "Viktor Orban veut clairement s'adresser à ceux qui se trouvent à la droite du PPE pour organiser un nouveau groupe". Mais "je ne veux pas spéculer sur les personnalités qui le rejoindront", a-t-il dit à l'AFP.Le PPE, qui rassemble les principaux partis de centre-droit en Europe, représente la famille politique la plus importante du Parlement européen, celle d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et de la chancelière allemande Angela Merkel.Une partie des membres du groupe militaient de longue date pour l'exclusion du Fidesz, face aux virulentes prises de position anti-Bruxelles de son chef et mesures jugées attentatoires aux droits fondamentaux.C'est une réforme des statuts, adoptée mercredi à une large majorité (148 voix pour, 28 contre et 4 abstentions), qui a finalement poussé le parti hongrois vers la sortie.La modification de ces règles internes permet la suspension voire l'exclusion de délégations entières, et non plus seulement de parlementaires individuellement.Reste pour le PPE à voter l'exclusion du Fidesz, déjà suspendu sine die depuis mars 2019. "Nos chemins se sépareront", a déclaré M. Orban vendredi.