Le Brexit pourrait être reporté jusqu'en 2021 dans le cadre des plans explorés par les plus hauts fonctionnaires européens,révèle The Guardian, qui a pu s'entretenir avec plusieurs sources importantes. Une longue prolongation de la période de négociation gagnerait donc du terrain en tant que position "par défaut" de l'UE si les parlementaires britanniques continuent à rejeter l'accord négocié par Theresa May. Allonger la période de transition prévue par une période supplémentaire en tant qu'Etat membre permettrait au Royaume-Uni et à l'Union européenne d'élaborer dans de meilleures conditions les plans pour les relations futures entre les deux parties, dans le but notamment d'éviter que la question de la frontière irlandaise continue à poser problème.
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Le Brexit pourrait être reporté jusqu'en 2021 dans le cadre des plans explorés par les plus hauts fonctionnaires européens,révèle The Guardian, qui a pu s'entretenir avec plusieurs sources importantes. Une longue prolongation de la période de négociation gagnerait donc du terrain en tant que position "par défaut" de l'UE si les parlementaires britanniques continuent à rejeter l'accord négocié par Theresa May. Allonger la période de transition prévue par une période supplémentaire en tant qu'Etat membre permettrait au Royaume-Uni et à l'Union européenne d'élaborer dans de meilleures conditions les plans pour les relations futures entre les deux parties, dans le but notamment d'éviter que la question de la frontière irlandaise continue à poser problème.L'UE refuse de renégocier le traité de retrait, conclu en novembre après un an et demi de négociations, mais se dit ouverte à des discussions sur la déclaration politique l'accompagnant, un texte traçant les contours de sa future relation avec Londres. La gestion du Brexit par la Première ministre britannique suscite une exaspération croissante chez les responsables européens, avec la crainte persistante d'une sortie sans accord, le fameux "no deal". D'après un autre haut responsable, on craint qu'il n'y ait pas de consensus national sur l'accord de retrait, mais également quant au type de relations commerciales que les Britanniques souhaitent à la fin de la période de transition.Si Theresa May n'arrive toujours pas à avoir les députés de son côté, les dirigeants européens préfèreraient éviter une courte prolongation jugée trop courte. "Si les dirigeants voient l'utilité d'une extension, ce qui n'est pas une certitude compte tenu de la situation au Royaume-Uni, ils voudront garantir une période décente afin de résoudre les problèmes en suspens", confie un diplomate européen auGuardian. "Une prolongation de 21 mois est logique, car cela couvrirait le cadre multifinancier et faciliterait les choses. [...] L'idée fait en tout cas le tour des couloirs à Bruxelles. Martin Selmayr, entre autres, aime cette idée."En l'absence de demande officielle de prolongation, cette éventualité n'a pas encore fait l'objet de discussions de la part des dirigeants. Une source proche de Donald Tusk, le président du Conseil européen, assure que ce dernier n'a pas encore pris position sur ce sujet, "à ce stade, du moins" ajoute-t-il. L'UE serait en revanche déterminée à éviter une série de demandes de prolongations de trois mois, dont l'incertitude laisserait les Etats membres dans l'impossibilité de planifier l'avenir, précise le quotidien britannique.Les inquiétudes se poursuivent alors que Theresa May s'est envolée pour l'Egypte où se tient un sommet entre l'UE et la Ligue arabe, confirmant ainsi qu'elle ne soumettrait pas un accord révisé à la Chambre cette semaine. Elle a donc a différé "d'ici au 12 mars" un vote des députés sur l'accord de Brexit, voulant se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec Bruxelles malgré l'échéance qui se rapproche dangereusement. Elle souhaite obtenir des "changements contraignants" au filet de sécurité (ou "backstop" en anglais), une disposition décriée au Royaume-Uni censée garder ouverte la frontière en Irlande après le Brexit."Nous avons eu de bons progrès, des discussions constructives avec l'UE et nous poursuivrons ce travail de manière à pouvoir sortir avec un accord le 29 mars", a-t-elle expliqué. "Quitter l'Union européenne avec un accord le 29 est toujours à notre portée et c'est ce à quoi je vais travailler", a-t-elle assuré. Depuis le rejet massif de l'accord de divorce par les députés britanniques en janvier, Theresa May tente de renégocier avec Bruxelles une nouvelle version du texte susceptible de rallier une majorité parlementaire. Sans succès jusqu'à présent.