Comme le souligne le site internet de la cathédrale, la charpente de Notre-Dame est l'une des charpentes les plus anciennes de la ville, et est surnommée la "forêt" en raison de son enchevêtrement de poutres en bois de chêne, chacune taillée dans un arbre différent.

Elle présente des dimensions impressionnantes, même pour un bâtiment contemporain : plus de 100 m de longueur, 13 m de largeur dans la nef, 40 m dans le transept et 10 m de hauteur.

Selon le site de la cathédrale, la charpente d'origine, datant de 1160-1170, a disparu mais certains de ses éléments ont été réutilisés lorsqu'elle a été remplacée par une nouvelle structure en 1220, à la suite d'un incendie ou de travaux d'agrandissement. Dans la nef, elle a été installée entre 1220 et 1240.

"Si les charpentes du choeur et de la nef ont traversé les siècles, celles des transepts et de la flèche furent refaites au milieu du XIXe siècle lors de la grande campagne de restauration de la cathédrale sous la direction de Viollet-le-Duc", ajoute le site. Elles s'en distinguent par leurs dimensions plus imposantes et plus espacées que celles du Moyen-Âge.

Un exploitant forestier "inquiet" du stock de chêne disponible

Groupe Charlois, premier producteur français de bois de chêne, fera un don en nature pour la reconstruction de la charpente incendiée de Notre-Dame mais son dirigeant se dit "inquiet des disponibilités de bois" pour reconstruire la cathédrale.

"Au delà du don, je m'inquiète des disponibilités de bois qui permettront de refaire cette charpente", a déclaré mardi à l'AFP Sylvain Charlois joint par téléphone, jugeant qu'il "n'y a pas en France des stocks de bois déjà sciés disponibles pour un tel chantier".

Selon lui, il a fallu 1.300 chênes pour construire la charpente il y a huit siècles, ce qui équivaut à "au moins 3.000 mètres cubes de bois".

"Pour constituer un stock de grumes de chêne de cette qualité, en quantité suffisante, il va falloir plusieurs années", a-t-il estimé.

Groupe Charlois, premier exploitant forestier en volume de chêne en France, s'est engagé dès lundi soir à donner du bois pour la reconstruction du "chef d'oeuvre" que constitue la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sans préciser le chiffre exact.

"Ma famille travaille dans la forêt de chêne depuis deux siècles. En regardant les images en pleurant hier, on s'est tous senti concernés", a expliqué le président de l'entreprise.

Appelant "toutes les bonnes volontés" de la filière à l'aider pour constituer ce stock, l'exploitant a proposé d'être "le réceptacle" pour stocker l'impressionnante quantité de bois nécessaire, notamment sur son site historique de Murlin, dans la Nièvre, aussi siège du groupe.

"Il faut dès maintenant mettre des grumes de côté. C'est ce que nous avons commencé à faire ce matin sur nos sites", a-t-il ajouté.

D'autres initiatives du même genre ont fleuri dans cette région très boisée: le président de l'Union régionale des communes forestières de Bourgogne-Franche-Comté, M. Jacky Favret, a demandé aux 3.000 communes forestières du secteur de "jouer la solidarité" en "donnant un chêne (...) pour Notre-Dame de Paris".

Certains maires de la région s'étaient déjà portés volontaires avant cet appel, a précisé le président.

Hasard du calendrier, l'assemblée générale annuelle de France Bois Forêt, association interprofessionnelle qui réunit tous les acteurs de la filière bois en France, aura lieu mercredi : M. Favret y plaidera pour qu'une "coordination nationale" soit mise en place afin de "récolter puis stocker au plus vite" les meilleurs chênes.

Comme le souligne le site internet de la cathédrale, la charpente de Notre-Dame est l'une des charpentes les plus anciennes de la ville, et est surnommée la "forêt" en raison de son enchevêtrement de poutres en bois de chêne, chacune taillée dans un arbre différent.Elle présente des dimensions impressionnantes, même pour un bâtiment contemporain : plus de 100 m de longueur, 13 m de largeur dans la nef, 40 m dans le transept et 10 m de hauteur.Selon le site de la cathédrale, la charpente d'origine, datant de 1160-1170, a disparu mais certains de ses éléments ont été réutilisés lorsqu'elle a été remplacée par une nouvelle structure en 1220, à la suite d'un incendie ou de travaux d'agrandissement. Dans la nef, elle a été installée entre 1220 et 1240."Si les charpentes du choeur et de la nef ont traversé les siècles, celles des transepts et de la flèche furent refaites au milieu du XIXe siècle lors de la grande campagne de restauration de la cathédrale sous la direction de Viollet-le-Duc", ajoute le site. Elles s'en distinguent par leurs dimensions plus imposantes et plus espacées que celles du Moyen-Âge.Groupe Charlois, premier producteur français de bois de chêne, fera un don en nature pour la reconstruction de la charpente incendiée de Notre-Dame mais son dirigeant se dit "inquiet des disponibilités de bois" pour reconstruire la cathédrale. "Au delà du don, je m'inquiète des disponibilités de bois qui permettront de refaire cette charpente", a déclaré mardi à l'AFP Sylvain Charlois joint par téléphone, jugeant qu'il "n'y a pas en France des stocks de bois déjà sciés disponibles pour un tel chantier".Selon lui, il a fallu 1.300 chênes pour construire la charpente il y a huit siècles, ce qui équivaut à "au moins 3.000 mètres cubes de bois"."Pour constituer un stock de grumes de chêne de cette qualité, en quantité suffisante, il va falloir plusieurs années", a-t-il estimé. Groupe Charlois, premier exploitant forestier en volume de chêne en France, s'est engagé dès lundi soir à donner du bois pour la reconstruction du "chef d'oeuvre" que constitue la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sans préciser le chiffre exact. "Ma famille travaille dans la forêt de chêne depuis deux siècles. En regardant les images en pleurant hier, on s'est tous senti concernés", a expliqué le président de l'entreprise. Appelant "toutes les bonnes volontés" de la filière à l'aider pour constituer ce stock, l'exploitant a proposé d'être "le réceptacle" pour stocker l'impressionnante quantité de bois nécessaire, notamment sur son site historique de Murlin, dans la Nièvre, aussi siège du groupe. "Il faut dès maintenant mettre des grumes de côté. C'est ce que nous avons commencé à faire ce matin sur nos sites", a-t-il ajouté. D'autres initiatives du même genre ont fleuri dans cette région très boisée: le président de l'Union régionale des communes forestières de Bourgogne-Franche-Comté, M. Jacky Favret, a demandé aux 3.000 communes forestières du secteur de "jouer la solidarité" en "donnant un chêne (...) pour Notre-Dame de Paris". Certains maires de la région s'étaient déjà portés volontaires avant cet appel, a précisé le président. Hasard du calendrier, l'assemblée générale annuelle de France Bois Forêt, association interprofessionnelle qui réunit tous les acteurs de la filière bois en France, aura lieu mercredi : M. Favret y plaidera pour qu'une "coordination nationale" soit mise en place afin de "récolter puis stocker au plus vite" les meilleurs chênes.