Dans la coursive blanche, seuls résonnent régulièrement les bips et les cliquetis qui permettent d'ouvrir à distance, sous le contrôle d'une trentaine de caméras de vidéosurveillance, les lourdes portes orange des cellules individuelles. Aucun autre bruit ne vient perturber la tranquillité de cette matinée ensoleillée de la fin du mois de juin. " On a souvent l'impression d'être dans une cathédrale ", glisse Sandrine Rocher, patronne de l'endroit. La comparaison avec le lieu de culte catholique s'arrête là, car le quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) du centre pénitentiaire de Lille-Annoeullin, dans le nord de la France, abrite tout sauf des enfants de choeur.
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