Dernier soutien en date, Sadiq Khan: le maire travailliste de Londres s'est déclaré samedi favorable à une nouvelle consultation. Une idée également défendue par les anciens premiers ministres Tony Blair (travailliste) et John Major (conservateur), ou par le footballeur Gary Lineker, mais qui peine à s'imposer dans le débat public.

Les dirigeants du parti libéral-démocrate, la seule formation politique engagée en faveur d'un second référendum, doivent exposer une nouvelle fois leurs arguments lors du congrès de leur formation, mardi à Brighton (sud de l'Angleterre).

Vince Cable, le chef du parti, devrait exhorter la Première ministre conservatrice Theresa May à se montrer "ouverte à un vote du peuple sur l'accord final" du Brexit, selon des extraits de son discours transmis à l'avance.

Le parti conservateur, lui, est fermement opposé au projet. Quant aux travaillistes du Labour, ils n'ont pas officiellement rejeté cette éventualité, mais ce n'est pas la ligne officielle du parti.

- 'Soutien populaire' -

Même les supporters d'un second référendum doivent encore s'entendre, notamment sur la formulation de la question à poser.

"Sur quoi porterait un second référendum ? Ce n'est pas clair du tout", explique Sara Hobolt, professeure de sciences politiques à la London School of Economics.

Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne le 29 mars 2019, deux ans et neuf mois après le référendum sur le Brexit qui avait vu le camp favorable à la sortie l'emporter par 52% des voix, en juin 2016.

Sara Hobolt affirme sur la base de certains sondages que la proportion s'est inversée depuis et que 52% de la population soutiendrait aujourd'hui le maintien dans l'UE.

Elle souligne également la "nette augmentation du soutien populaire" en faveur d'un second référendum, en citant un sondage Yougov publié en juillet, selon lequel 42% des Britanniques sont favorables à un référendum sur les termes de l'accord du Brexit, actuellement négocié entre Londres et Bruxelles, quand 40% y sont opposés.

Mais sans le soutien des Conservateurs ou des Travaillistes, une nouvelle consultation est peu probable, juge Sara Hobolt.

Theresa May, elle, estime qu'un nouveau vote constituerait "une trahison grave" du résultat du référendum. Elle a affirmé lundi que la seule alternative à la proposition formulée par son gouvernement, le "plan de Chequers", serait un Brexit sans accord.

- Retarder le Brexit ? -

Techniquement, certains analystes jugent qu'il est déjà trop tard pour organiser cette consultation : les délais sont trop courts pour tenir un référendum et le faire ratifier par les parlements britannique et européen avant la date de sortie.

D'après une équipe de recherche en sciences politiques de l'University College de Londres, la seule date envisageable pour ce vote serait le 28 mars, soit la veille du Brexit.

"Pour organiser ce référendum, il faudrait sans doute étendre les délais prévus par l'article 50 (du Traité de Lisbonne sur la sortie de l'UE, ndlr), et retarder la date de sortie", expliquent les chercheurs.

Principale force militant pour la tenue d'un nouveau référendum, le groupe "The People's Vote" continue néanmoins son combat et inonde les médias de plusieurs communiqués quotidiens, argumentant à chaque difficulté dans le processus de sortie sur la nécessite d'organiser un nouveau vote.

Cinq mois après son lancement, cette campagne a pris de l'ampleur, mais l'hypothèse d'un second référendum ne semble guère plus concrète.

Lundi, Gina Miller, une figure de la campagne anti-Brexit, a sonné l'alarme à la conférence des Lib-dem. "Ne vous méprenez pas, le temps presse", a-t-elle relevé. "Il est temps que les politiciens fassent ce qui est nécessaire, autant sur le plan moral que démocratique : qu'ils laissent les gens décider de leur futur, sur la base des faits". Et de prévenir: "Avant qu'il ne soit trop tard...".

Dernier soutien en date, Sadiq Khan: le maire travailliste de Londres s'est déclaré samedi favorable à une nouvelle consultation. Une idée également défendue par les anciens premiers ministres Tony Blair (travailliste) et John Major (conservateur), ou par le footballeur Gary Lineker, mais qui peine à s'imposer dans le débat public.Les dirigeants du parti libéral-démocrate, la seule formation politique engagée en faveur d'un second référendum, doivent exposer une nouvelle fois leurs arguments lors du congrès de leur formation, mardi à Brighton (sud de l'Angleterre).Vince Cable, le chef du parti, devrait exhorter la Première ministre conservatrice Theresa May à se montrer "ouverte à un vote du peuple sur l'accord final" du Brexit, selon des extraits de son discours transmis à l'avance.Le parti conservateur, lui, est fermement opposé au projet. Quant aux travaillistes du Labour, ils n'ont pas officiellement rejeté cette éventualité, mais ce n'est pas la ligne officielle du parti.- 'Soutien populaire' -Même les supporters d'un second référendum doivent encore s'entendre, notamment sur la formulation de la question à poser."Sur quoi porterait un second référendum ? Ce n'est pas clair du tout", explique Sara Hobolt, professeure de sciences politiques à la London School of Economics.Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne le 29 mars 2019, deux ans et neuf mois après le référendum sur le Brexit qui avait vu le camp favorable à la sortie l'emporter par 52% des voix, en juin 2016.Sara Hobolt affirme sur la base de certains sondages que la proportion s'est inversée depuis et que 52% de la population soutiendrait aujourd'hui le maintien dans l'UE.Elle souligne également la "nette augmentation du soutien populaire" en faveur d'un second référendum, en citant un sondage Yougov publié en juillet, selon lequel 42% des Britanniques sont favorables à un référendum sur les termes de l'accord du Brexit, actuellement négocié entre Londres et Bruxelles, quand 40% y sont opposés.Mais sans le soutien des Conservateurs ou des Travaillistes, une nouvelle consultation est peu probable, juge Sara Hobolt. Theresa May, elle, estime qu'un nouveau vote constituerait "une trahison grave" du résultat du référendum. Elle a affirmé lundi que la seule alternative à la proposition formulée par son gouvernement, le "plan de Chequers", serait un Brexit sans accord.- Retarder le Brexit ? -Techniquement, certains analystes jugent qu'il est déjà trop tard pour organiser cette consultation : les délais sont trop courts pour tenir un référendum et le faire ratifier par les parlements britannique et européen avant la date de sortie.D'après une équipe de recherche en sciences politiques de l'University College de Londres, la seule date envisageable pour ce vote serait le 28 mars, soit la veille du Brexit."Pour organiser ce référendum, il faudrait sans doute étendre les délais prévus par l'article 50 (du Traité de Lisbonne sur la sortie de l'UE, ndlr), et retarder la date de sortie", expliquent les chercheurs.Principale force militant pour la tenue d'un nouveau référendum, le groupe "The People's Vote" continue néanmoins son combat et inonde les médias de plusieurs communiqués quotidiens, argumentant à chaque difficulté dans le processus de sortie sur la nécessite d'organiser un nouveau vote.Cinq mois après son lancement, cette campagne a pris de l'ampleur, mais l'hypothèse d'un second référendum ne semble guère plus concrète.Lundi, Gina Miller, une figure de la campagne anti-Brexit, a sonné l'alarme à la conférence des Lib-dem. "Ne vous méprenez pas, le temps presse", a-t-elle relevé. "Il est temps que les politiciens fassent ce qui est nécessaire, autant sur le plan moral que démocratique : qu'ils laissent les gens décider de leur futur, sur la base des faits". Et de prévenir: "Avant qu'il ne soit trop tard...".