Benjamin Griveaux est un personnage important de la "Macronie" en France. Il fut porte-parole de La République en marche et secrétaire d'Etat au sein du gouvernement Philippe. Depuis mars 2019, il a démissionné de ce poste pour se consacrer à la campagne des élections municipales avec l'espoir de conquérir la mairie de Paris pour le mouvement présidentiel. Il vient de jeter l'éponge dans des circonstances dantesques, qui soulèvent un débat de fond sur le respect de la vie privée, les limites des réseaux sociaux et des attaques contre les responsables politiques. Un débat qui dépasse la France.

Benjamin Griveaux a annoncé ce vendredi matin, la voix défaite et le teint livide, qu'il jetait l'éponge : "Je connaissais la dureté de la vie politique. Depuis plus d'un an, nous avons subi, ma famille et moi, des mensonges des attaques anonymes, des menaces de mort. Un pas de plus a été franchi. Un site et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettent en cause ma vie privée." Des messages et une vidéo à caractère sexuel ont été diffusées. C'en était trop pour lui. Il met fin à une campagne calamiteuse, avec des sondages qui lui étaient de toute façon défavorables et une République en marche divisée par le maintien de la candidature de son rival, Cédric Villani. Mais ce n'est pas le plus important.

Au-delà des considérations politiques, c'est le procédé ayant mené à son retrait qui soulève une montagne de réactions en France. Plusieurs journalistes et éditorialistes insistent sur le fait que "la vie privée est une liberté fondamentale" ou précisent que la destruction d'une vie ou d'une carrière pourrait arriver à n'importe qui.

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Cela fait étrangement songer à la mésaventure survenue chez nous à Elio Di Rupo lors de l'affaire Trusgnach, en 1996, quand une manipulation avait mis le socialiste sur la sellette pour de soi-disant relations avec un mineur. En France, là aussi, on évoque la possibilité d'une machination. Piot Pavlenski, un sulfureux artiste russe en exil à Paris, serait à l'origine des fuites. Edwy Plenel (Médiapart) raconte d'ailleurs comment il a été approché et pourquoi il a refusé la diffusion de ces informations. La presse française met aussi en évidence le rôle trouble joué par Juan Branco, un opposant radical de la "Macronie". La démocratie, sous la pression des réseaux sociaux, nage en eaux troubles.

Benjamin Griveaux est un personnage important de la "Macronie" en France. Il fut porte-parole de La République en marche et secrétaire d'Etat au sein du gouvernement Philippe. Depuis mars 2019, il a démissionné de ce poste pour se consacrer à la campagne des élections municipales avec l'espoir de conquérir la mairie de Paris pour le mouvement présidentiel. Il vient de jeter l'éponge dans des circonstances dantesques, qui soulèvent un débat de fond sur le respect de la vie privée, les limites des réseaux sociaux et des attaques contre les responsables politiques. Un débat qui dépasse la France. Benjamin Griveaux a annoncé ce vendredi matin, la voix défaite et le teint livide, qu'il jetait l'éponge : "Je connaissais la dureté de la vie politique. Depuis plus d'un an, nous avons subi, ma famille et moi, des mensonges des attaques anonymes, des menaces de mort. Un pas de plus a été franchi. Un site et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettent en cause ma vie privée." Des messages et une vidéo à caractère sexuel ont été diffusées. C'en était trop pour lui. Il met fin à une campagne calamiteuse, avec des sondages qui lui étaient de toute façon défavorables et une République en marche divisée par le maintien de la candidature de son rival, Cédric Villani. Mais ce n'est pas le plus important.Au-delà des considérations politiques, c'est le procédé ayant mené à son retrait qui soulève une montagne de réactions en France. Plusieurs journalistes et éditorialistes insistent sur le fait que "la vie privée est une liberté fondamentale" ou précisent que la destruction d'une vie ou d'une carrière pourrait arriver à n'importe qui.