"Les talibans ont gagné la guerre. Donc, nous devrons parler avec eux, afin d'engager un dialogue aussi vite que nécessaire pour éviter une catastrophe humanitaire et potentiellement migratoire" en Afghanistan, a-t-il indiqué, lors d'une conférence de presse.

"Ce dialogue devra aussi se concentrer sur les moyens d'empêcher le retour d'une présence terroriste étrangère en Afghanistan", alors que les relations toujours fortes entre les talibans et Al-Qaïda alimentent l'inquiétude, a insisté M. Borrell.

Il a néanmoins précisé que de telles discussions n'impliquaient pas pour autant une prompte reconnaissance officielle du régime taliban par Bruxelles.

M. Borrell s'exprimait devant la presse à l'issue d'une réunion en visioconférence des ministres européens des Affaires étrangères, à l'heure plusieurs Etats membres de l'UE renforcent leurs efforts pour accélérer l'évacuation de ressortissants occidentaux et de personnels afghans depuis l'aéroport Kaboul.

"Il ne s'agit pas de reconnaissance officielle (des talibans), il s'agit d'être en contact. Si je veux que 400 personnes, des Afghans qui travaillaient pour l'UE et leurs familles, puissent rejoindre l'aéroport (pour être évacués), alors je dois parler aux autorités des talibans", a plaidé le responsable.

"Dans le cas contraire, ce sera extrêmement difficile pour eux d'atteindre l'aéroport. C'est une opération logistique assez compliquée, donc on doit communiquer avec les talibans", a-t-il insisté, tout en assurant que Bruxelles restait "vigilant" sur le respect des normes internationales par les nouvelles autorités.

Les talibans seront jugés "selon leurs actions", a abondé après la réunion le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. "Ce qui importe avant tout, c'est que la transition se fasse de façon pacifique", a-t-il martelé.

Les ministres européens se sont également penchés mardi sur les circonstances de l'effondrement soudain des forces afghanes face à l'offensive éclair des talibans.

"Nous devons reconnaître les erreurs que nous avons commises, particulièrement sur l'évaluation des capacités militaires" locales, alors que "l'apport de ressources sans précédent n'a eu que de médiocres résultats en terme de capacité de résistance de l'armée et de l'Etat afghans", a observé Josep Borrell.

Le premier objectif de l'intervention occidentale, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, "était de détruire Al-Qaida", mais "notre mission a graduellement évolué vers la construction d'un Etat moderne", a-t-il souligné. "Aujourd'hui, on peut dire que nous avons réussi pour le premier objectif. Pas pour le second".

"Les talibans ont gagné la guerre. Donc, nous devrons parler avec eux, afin d'engager un dialogue aussi vite que nécessaire pour éviter une catastrophe humanitaire et potentiellement migratoire" en Afghanistan, a-t-il indiqué, lors d'une conférence de presse."Ce dialogue devra aussi se concentrer sur les moyens d'empêcher le retour d'une présence terroriste étrangère en Afghanistan", alors que les relations toujours fortes entre les talibans et Al-Qaïda alimentent l'inquiétude, a insisté M. Borrell.Il a néanmoins précisé que de telles discussions n'impliquaient pas pour autant une prompte reconnaissance officielle du régime taliban par Bruxelles.M. Borrell s'exprimait devant la presse à l'issue d'une réunion en visioconférence des ministres européens des Affaires étrangères, à l'heure plusieurs Etats membres de l'UE renforcent leurs efforts pour accélérer l'évacuation de ressortissants occidentaux et de personnels afghans depuis l'aéroport Kaboul."Il ne s'agit pas de reconnaissance officielle (des talibans), il s'agit d'être en contact. Si je veux que 400 personnes, des Afghans qui travaillaient pour l'UE et leurs familles, puissent rejoindre l'aéroport (pour être évacués), alors je dois parler aux autorités des talibans", a plaidé le responsable. "Dans le cas contraire, ce sera extrêmement difficile pour eux d'atteindre l'aéroport. C'est une opération logistique assez compliquée, donc on doit communiquer avec les talibans", a-t-il insisté, tout en assurant que Bruxelles restait "vigilant" sur le respect des normes internationales par les nouvelles autorités.Les talibans seront jugés "selon leurs actions", a abondé après la réunion le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. "Ce qui importe avant tout, c'est que la transition se fasse de façon pacifique", a-t-il martelé.Les ministres européens se sont également penchés mardi sur les circonstances de l'effondrement soudain des forces afghanes face à l'offensive éclair des talibans."Nous devons reconnaître les erreurs que nous avons commises, particulièrement sur l'évaluation des capacités militaires" locales, alors que "l'apport de ressources sans précédent n'a eu que de médiocres résultats en terme de capacité de résistance de l'armée et de l'Etat afghans", a observé Josep Borrell.Le premier objectif de l'intervention occidentale, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, "était de détruire Al-Qaida", mais "notre mission a graduellement évolué vers la construction d'un Etat moderne", a-t-il souligné. "Aujourd'hui, on peut dire que nous avons réussi pour le premier objectif. Pas pour le second".