Selon le bilan officiel de l'épidémie publié par le quotidien italien La Repubblica, l'Italie comptait une moyenne de 241,2 infections quotidiennes pour la période du 20 au 26 juillet. À titre de comparaison, en Belgique ce nombre s'élève à 347,1 par jour pour la même période, alors que notre pays dénombre près de six fois moins d'habitants que l'Italie.
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Selon le bilan officiel de l'épidémie publié par le quotidien italien La Repubblica, l'Italie comptait une moyenne de 241,2 infections quotidiennes pour la période du 20 au 26 juillet. À titre de comparaison, en Belgique ce nombre s'élève à 347,1 par jour pour la même période, alors que notre pays dénombre près de six fois moins d'habitants que l'Italie. Dépistage massif Si l'Italie réussit jusqu'à présent à endiguer le virus, c'est grâce à un dépistage massif : d'après les informations du journal néerlandais De Volkskrant, 30 000 à 60 000 Italiens sont testés chaque jour. Le taux de positivité se situe à 0,5% par jour. Jusqu'à la mi-juin, l'Italie effectuait même 80 000 tests par jour. Rien qu'à Rome, il y a onze endroits pour se faire tester sans quitter sa voiture, et les résultats sont communiqués endéans les 24 heures.Interrogé par le journal britannique The Guardian, Walter Ricciardi, conseiller au ministère italien de la Santé sur l'épidémie de coronavirus, explique la stratégie adoptée. "Nous avons été particulièrement attentifs. Nous n'avons pas rouvert les écoles, comme ils l'ont fait en France ... nous avons été attentifs au tracing de contacts et nous avons réussi à maintenir une bonne chaîne de commandement et de coordination pour limiter les foyers de l'épidémie".Ricciardi salue également le comportement de ses compatriotes. "Si vous regardez les données internationales concernant les porteurs de masques, 90% des personnes en Italie en portent un, c'est un chiffre parmi les plus élevés au monde, et cela aide. Nous réagissons bien parce que nous nous comportons bien. Donc pour l'instant, nous réussissons à contenir l'épidémie, mais le plus important est de continuer à être attentifs, en particulier aux cas importés", ajoute-t-il.Pour réduire au maximum ce nombre de cas importés, l'Italie a interdit l'entrée sur son territoire aux citoyens de seize pays, et depuis la semaine dernière les personnes venant de Bulgarie et de Roumanie sont tenues d'observer une quarantaine, une règle qui s'applique également aux voyageurs venant de pays en dehors de l'Union européenne et de la zone Schengen.Corde raideFabrizio Pregliasco, virologue à l'université de Milan, appelle toutefois à la prudence. "Pour l'instant, les choses vont bien, mais nous sommes sur la corde raide", met-il en garde. "Cette situation stable pourrait soit mal se terminer, soit continuer, mais cela dépendrait de deux choses : la capacité continue à identifier les foyers et le comportement de la majorité des Italiens", déclare-t-il au Guardian.Mercredi dernier, le Parlement italien a autorisé la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 15 octobre pour faciliter la prise de décisions par le gouvernement dans la lutte contre la pandémie de Covid-19."Malheureusement, la pandémie aujourd'hui n'est pas complètement terminée, même si ses effets sont plus contenus et géographiquement limités", a déclaré le chef du gouvernement Giuseppe Conte devant les députés. L'Italie a payé un tribut particulièrement lourd à l'épidémie de coronavirus. Elle déplore 35 129 morts, ce qui en fait le pays le plus touché après les États-Unis (150 716 morts), le Brésil (90.134 morts), le Royaume-Uni (45.961 morts), et le Mexique (45.361 morts). Avec l'AFP