Concernant la qualité de l'air, "les résultats sur les composés organiques volatils sont tous inférieurs au seuil de quantification (quantité trop faible pour être mesurée) et font apparaître un état habituel de la qualité de l'air sur le plan sanitaire", à l'exception du site de Lubrizol (présence de benzène), indique la préfecture dans un de ses quatre communiqués.

Au sujet des retombées de suies, générées par l'épais nuage de fumée, "les résultats d'analyses ne mettent pas en évidence de différences significatives entre le prélèvement témoin et les cinq autres sites situés sous le panache pour les HAP (hydrocarbures aromatique polycycliques)", explique la préfecture.

Autre sujet de préoccupation des habitants et des agriculteurs: l'état des cultures après le passage du nuage. Selon les autorités, "les productions végétales non récoltées ne doivent pas l'être". S'agissant des productions végétales récoltées avant jeudi, et susceptibles d'avoir été exposées à la contamination, le préfet a demandé de prendre certaines mesures.

Le préfet a également annoncé qu'une cellule-post accident technologique est à présent chargée d'assurer le suivi et la gestion des impacts sanitaires et environnementaux.

Samedi, des députés de gauche ont réclamé une commission d'enquête parlementaire sur l'incendie à Rouen jeudi de l'usine chimique Lubrizol, classée Seveso. Des associations écologistes mais aussi plusieurs syndicats ont appelé à manifester mardi à 18h00 devant le palais de justice de Rouen, exigeant "une transparence complète".

Dans le Hainaut, des habitants ont observé des dépôts localisés de suie. Le centre de crise de Wallonie (CRC-W) a confirmé samedi que le nuage résultant de l'incendie à Rouen avait traversé le territoire belge. Les concentrations en particules fines qui ont pu parvenir en Wallonie sont cependant très faibles, a rassuré le CRC-W.