"La famille de Geneviève Legay, 73 ans, va porter plainte pour violences volontaires en réunion avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique et sur personne vulnérable", a indiqué Me Arié Alimi à l'AFP, comme il l'avait fait auparavant au micro de France Info.

L'avocat a précisé que la plainte, qui "sera déposée lundi à Nice", allait également "viser le préfet en qualité de complice par ordres".

"La charge de la police a été très violente. Mme Legay, qui est une militante d'Attac, a été très grièvement blessée. Elle est ce matin dans un état stable et pas dans le coma, comme on a pu le craindre", a-t-il ajouté.

Geneviève Legay, à terre, après la charge des forces de l'ordre © AFP

Samedi, la manifestation des "gilets jaunes" pour l'acte 19 du mouvement de contestation sociale avait été interdite dans une grande partie de la ville de Nice. Dans la matinée, quelques dizaines de personnes avaient bravé l'interdiction de manifester sur la place Garibaldi, où la militante altermondialiste a été blessée en tombant pendant une charge de la police.

Les pompiers l'ont évacuée consciente, avaient constaté des journalistes de l'AFP. Sa fille avait indiqué à l'AFP qu'elle était venue pour défendre le droit de manifester, avec un drapeau arc-en-ciel.

A sa fille qu'elle n'a d'abord pas reconnue, Geneviève Legay a raconté ce qui lui était arrivée en ces mots: "Je me souviens qu'un policier m'a chargée et après je ne me souviens de rien".

La militante souffre de plusieurs fractures au crâne et d'hématomes sous-duraux, et a été placée sous perfusion de morphine du fait de violents maux de tête, a précisé sa fille à l'AFP.