A presque 40% des intentions de vote, les conservateurs sont pour l'instant largement en tête, contre 29% pour le Labour, selon l'agrégateur de sondages Britain elects.

Malgré cette nette avance, les politologues soulignent que l'issue du scrutin reste imprévisible.

Arrivé au pouvoir fin juillet, le chef du gouvernement conservateur compte sur ce scrutin pour obtenir la majorité au Parlement qui lui a fait défaut pour tenir sa promesse de réaliser au 31 octobre le Brexit, désormais repoussé à la fin janvier.

Il vante l'un de ses principaux atouts: l'accord de sortie de l'Union européenne qu'il a négocié avec Bruxelles.

Avant ce duel qui doit commencer à 20H00 (locales et GMT) sur la chaîne ITV, Boris Johnson, 55 ans, a titillé son rival sur l'un de ses points faibles, en lui envoyant une lettre le pressant de questions sur sa position concernant le Brexit, qui a valu à Jeremy Corbyn des contestations au sein même du Labour.

Le leader travailliste a annoncé qu'en cas de victoire, il négocierait avec l'UE un nouvel accord, qu'il soumettrait dans les six mois après son arrivée au pouvoir à un nouveau référendum offrant aussi l'option d'un maintien dans l'Union européenne. Mais il a toujours refusé de dire quelle serait sa position, affirmant qu'il laisserait les électeurs trancher.

Plus de "tergiversations et de retard", balaie Boris Johnson, promettant un avenir radieux au Royaume-Uni. C'est la première fois que les deux chefs des deux principaux partis politiques s'affronteront en tête-à-tête à la télévision.

Prêt pour la confrontation, le chef du gouvernement a posé mardi avec des gants de boxe bleus frappés de son slogan "Get Brexit done" ("Réaliser le Brexit"), dans un club de boxe qu'il visitait près de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

De leur côté, dénonçant les ravages d'une "décennie d'austérité" conservatrice, les travaillistes tentent de se différencier en présentant les conservateurs comme le parti des élites.

Annonçant des mesures "radicales" dans un programme très à gauche qui doit être publié jeudi, Jeremy Corbyn, 70 ans, promet notamment la renationalisation de services publics comme le rail, la poste, la distribution de l'électricité et un internet rapide et gratuit pour tous.

Issue imprévisible

Mardi soir, M. Johnson et M. Corbyn répondront en direct à des questions posées par les téléspectateurs.

Le débat risque de voir surgir des questions embarrassantes pour chacun: les accusations d'antisémitisme au sein du Labour pour Corbyn, les soupçons de conflit d'intérêts pour Johnson, en raison de ses liens très étroits avec une femme d'affaires américaine, Jennifer Arcuri, au "coeur brisé" par le comportement d'un Premier ministre qui l'ignore désormais.

La forme du débat sur la chaîne privée, qui ne réunit que les chefs de deux grands partis britanniques, a été contestée par de plus petites formations politiques y compris devant la justice, en vain. Europhiles, les Libéraux-démocrates et les nationalistes écossais du SNP se sont insurgés contre le fait que le camp du maintien dans l'Union européenne ne soit pas représenté.

C'est pourtant du score des plus petites formations politiques que pourrait dépendre le prochain paysage politique britannique.

Après les dernières élections législatives en juin 2017, les conservateurs ne devaient leur majorité qu'aux 10 députés du petit parti unioniste nord-irlandais DUP. Mais leur opposition à l'accord de Brexit de Theresa May, puis de Boris Johnson, a empêché les deux derniers chefs du gouvernement de sortir de l'impasse du Brexit.

Selon le spécialiste des sondages John Curtice, les chances de voir le parti travailliste décrocher une majorité sont "proches de zéro" mais Corbyn pourrait néanmoins arriver au pouvoir s'il parvenait à former une coalition avec le SNP et les Libéraux-démocrates.

Plusieurs autres débats télévisés sont programmés d'ici les élections, dont un seul n'opposant que Boris Johnson et Jeremy Corbyn.

A presque 40% des intentions de vote, les conservateurs sont pour l'instant largement en tête, contre 29% pour le Labour, selon l'agrégateur de sondages Britain elects.Malgré cette nette avance, les politologues soulignent que l'issue du scrutin reste imprévisible.Arrivé au pouvoir fin juillet, le chef du gouvernement conservateur compte sur ce scrutin pour obtenir la majorité au Parlement qui lui a fait défaut pour tenir sa promesse de réaliser au 31 octobre le Brexit, désormais repoussé à la fin janvier.Il vante l'un de ses principaux atouts: l'accord de sortie de l'Union européenne qu'il a négocié avec Bruxelles.Avant ce duel qui doit commencer à 20H00 (locales et GMT) sur la chaîne ITV, Boris Johnson, 55 ans, a titillé son rival sur l'un de ses points faibles, en lui envoyant une lettre le pressant de questions sur sa position concernant le Brexit, qui a valu à Jeremy Corbyn des contestations au sein même du Labour.Le leader travailliste a annoncé qu'en cas de victoire, il négocierait avec l'UE un nouvel accord, qu'il soumettrait dans les six mois après son arrivée au pouvoir à un nouveau référendum offrant aussi l'option d'un maintien dans l'Union européenne. Mais il a toujours refusé de dire quelle serait sa position, affirmant qu'il laisserait les électeurs trancher.Plus de "tergiversations et de retard", balaie Boris Johnson, promettant un avenir radieux au Royaume-Uni. C'est la première fois que les deux chefs des deux principaux partis politiques s'affronteront en tête-à-tête à la télévision.Prêt pour la confrontation, le chef du gouvernement a posé mardi avec des gants de boxe bleus frappés de son slogan "Get Brexit done" ("Réaliser le Brexit"), dans un club de boxe qu'il visitait près de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre.De leur côté, dénonçant les ravages d'une "décennie d'austérité" conservatrice, les travaillistes tentent de se différencier en présentant les conservateurs comme le parti des élites.Annonçant des mesures "radicales" dans un programme très à gauche qui doit être publié jeudi, Jeremy Corbyn, 70 ans, promet notamment la renationalisation de services publics comme le rail, la poste, la distribution de l'électricité et un internet rapide et gratuit pour tous. Issue imprévisible Mardi soir, M. Johnson et M. Corbyn répondront en direct à des questions posées par les téléspectateurs.Le débat risque de voir surgir des questions embarrassantes pour chacun: les accusations d'antisémitisme au sein du Labour pour Corbyn, les soupçons de conflit d'intérêts pour Johnson, en raison de ses liens très étroits avec une femme d'affaires américaine, Jennifer Arcuri, au "coeur brisé" par le comportement d'un Premier ministre qui l'ignore désormais.La forme du débat sur la chaîne privée, qui ne réunit que les chefs de deux grands partis britanniques, a été contestée par de plus petites formations politiques y compris devant la justice, en vain. Europhiles, les Libéraux-démocrates et les nationalistes écossais du SNP se sont insurgés contre le fait que le camp du maintien dans l'Union européenne ne soit pas représenté.C'est pourtant du score des plus petites formations politiques que pourrait dépendre le prochain paysage politique britannique.Après les dernières élections législatives en juin 2017, les conservateurs ne devaient leur majorité qu'aux 10 députés du petit parti unioniste nord-irlandais DUP. Mais leur opposition à l'accord de Brexit de Theresa May, puis de Boris Johnson, a empêché les deux derniers chefs du gouvernement de sortir de l'impasse du Brexit.Selon le spécialiste des sondages John Curtice, les chances de voir le parti travailliste décrocher une majorité sont "proches de zéro" mais Corbyn pourrait néanmoins arriver au pouvoir s'il parvenait à former une coalition avec le SNP et les Libéraux-démocrates.Plusieurs autres débats télévisés sont programmés d'ici les élections, dont un seul n'opposant que Boris Johnson et Jeremy Corbyn.