Au 13e jour d'une grève illimitée dans les transports, les salariés du public et du privé sont attendus en nombre dans les cortèges de cette troisième journée de protestation contre le système universel de retraites par points.

La démonstration de force du 5 décembre, avec 806.000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur dans les rues au premier jour du conflit, servira de référence, davantage que la mobilisation en net repli d'il y a une semaine (339.000).

Une donnée pourrait affoler les compteurs: la présence de tous les syndicats dans les manifestations, à Paris comme en régions.

Les cortèges verront défiler cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats en grève... Mais aussi des internes, médecins et soignants mobilisés dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour l'hôpital.

Les syndicats CGT, Force ouvrière, la CFE-CFC, Solidaires et la FSU marcheront pour réclamer le retrait pur et simple du projet, en essayant de profiter des difficultés de l'exécutif.

Le gouvernement est fragilisé par la démission lundi de l'artisan du plan de réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, décrédibilisé par des soupçons de conflit d'intérêts.

"Bouton stop"

"J'espère qu'on sera enfin entendus, que le gouvernement va finir par comprendre qu'il faut appuyer sur le bouton stop", a souligné lundi Yves Veyrier, le numéro un de FO, organisation qui participera mardi à une intersyndicale pour décider de la suite du mouvement. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déjà répondu: la réforme demeure, "nous ne la retirerons pas".

Dans les mêmes cortèges mais derrière leurs propres banderoles, les organisations du camp réformiste, la CFDT (premier syndicat en France), la CFTC et l'Unsa, défileront non pas contre le principe d'une fusion des 42 régimes existants en un système universel, mais pour améliorer le contenu du projet.

Et surtout pour refuser l'introduction dès 2022 d'un "âge d'équilibre" fixé à 64 ans pour encourager l'allongement des cotisations et garantir l'équilibre des comptes. "Changer toutes les règles est suffisamment anxiogène pour ne pas ajouter des mesures financières dès 2022", a plaidé le dirigeant de la CFDT, Laurent Berger.

Même privé de son "Monsieur retraites", l'exécutif semble vouloir aller de l'avant pour éviter que la contestation ne s'installe dans les rangs réformistes.

La majorité présidentielle courtise le premier syndicat français: lundi, une dizaine de ses députés ont rencontré Laurent Berger pour "renouer le dialogue" de façon "informelle".

Dans la foulée de la journée de mobilisation, le Premier ministre Edouard Philippe compte recevoir les organisations syndicales et patronales représentatives pour des réunions bilatérales mercredi, suivies d'une "multilatérale" jeudi.

"Dans le rouge" ?

Le temps presse à une semaine de Noël, et alors que la compagnie nationale des chemins de fer SNCF présente mardi son plan de transport, forcément réduit, pour le premier week-end des vacances.

Bouchons sur les routes, cohue sur les quais...

En région parisienne, les jours se suivent et se ressemblent et aucune trêve pour Noël ne s'annonce du côté des syndicats du ferroviaire ou du métro.

La situation dans les transports s'annonce chaotique mardi, avec un TGV sur quatre et un train de banlieue sur cinq "en moyenne", selon la SNCF. Huit lignes de métro seront fermées à Paris.

Les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme de vols à l'arrivée et au départ de Paris-Orly.

Le patronat s'impatiente. "Il est temps de mettre un terme aux blocages", a supplié le Medef dans une lettre à ses adhérents, tenaillés par "l'inquiétude d'une fin d'année dans le rouge".

Au 13e jour d'une grève illimitée dans les transports, les salariés du public et du privé sont attendus en nombre dans les cortèges de cette troisième journée de protestation contre le système universel de retraites par points.La démonstration de force du 5 décembre, avec 806.000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur dans les rues au premier jour du conflit, servira de référence, davantage que la mobilisation en net repli d'il y a une semaine (339.000).Les cortèges verront défiler cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats en grève... Mais aussi des internes, médecins et soignants mobilisés dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour l'hôpital.Les syndicats CGT, Force ouvrière, la CFE-CFC, Solidaires et la FSU marcheront pour réclamer le retrait pur et simple du projet, en essayant de profiter des difficultés de l'exécutif. Le gouvernement est fragilisé par la démission lundi de l'artisan du plan de réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, décrédibilisé par des soupçons de conflit d'intérêts. "Bouton stop" "J'espère qu'on sera enfin entendus, que le gouvernement va finir par comprendre qu'il faut appuyer sur le bouton stop", a souligné lundi Yves Veyrier, le numéro un de FO, organisation qui participera mardi à une intersyndicale pour décider de la suite du mouvement. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déjà répondu: la réforme demeure, "nous ne la retirerons pas".Dans les mêmes cortèges mais derrière leurs propres banderoles, les organisations du camp réformiste, la CFDT (premier syndicat en France), la CFTC et l'Unsa, défileront non pas contre le principe d'une fusion des 42 régimes existants en un système universel, mais pour améliorer le contenu du projet.Et surtout pour refuser l'introduction dès 2022 d'un "âge d'équilibre" fixé à 64 ans pour encourager l'allongement des cotisations et garantir l'équilibre des comptes. "Changer toutes les règles est suffisamment anxiogène pour ne pas ajouter des mesures financières dès 2022", a plaidé le dirigeant de la CFDT, Laurent Berger.Même privé de son "Monsieur retraites", l'exécutif semble vouloir aller de l'avant pour éviter que la contestation ne s'installe dans les rangs réformistes.La majorité présidentielle courtise le premier syndicat français: lundi, une dizaine de ses députés ont rencontré Laurent Berger pour "renouer le dialogue" de façon "informelle".Dans la foulée de la journée de mobilisation, le Premier ministre Edouard Philippe compte recevoir les organisations syndicales et patronales représentatives pour des réunions bilatérales mercredi, suivies d'une "multilatérale" jeudi."Dans le rouge" ? Le temps presse à une semaine de Noël, et alors que la compagnie nationale des chemins de fer SNCF présente mardi son plan de transport, forcément réduit, pour le premier week-end des vacances.En région parisienne, les jours se suivent et se ressemblent et aucune trêve pour Noël ne s'annonce du côté des syndicats du ferroviaire ou du métro.La situation dans les transports s'annonce chaotique mardi, avec un TGV sur quatre et un train de banlieue sur cinq "en moyenne", selon la SNCF. Huit lignes de métro seront fermées à Paris.Les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme de vols à l'arrivée et au départ de Paris-Orly.Le patronat s'impatiente. "Il est temps de mettre un terme aux blocages", a supplié le Medef dans une lettre à ses adhérents, tenaillés par "l'inquiétude d'une fin d'année dans le rouge".