L'exécutif libéral, pressé de dévoiler ses cartes pour sortir d'un conflit social interminable, a précisé le contenu de sa réforme, qui contient toujours un âge "pivot", fixé à 64 ans, et un système de décote/surcote par rapport à l'âge légal maintenu à 62 ans.

Ces deux textes gravent dans le marbre de la loi une règle "obligeant" à prévoir l'équilibre financier du futur système "universel" de retraite par points, mais aussi un "âge d'équilibre". Or, ce point de la réforme est vivement contesté par les syndicats modérés, dont la CFDT, pourtant favorables au principe général de la réforme. "Si l'âge pivot reste dans la loi, c'est non, c'est clair", a averti jeudi le secrétaire général du premier syndicat français, Laurent Berger.

Les projets de loi dévoilés jeudi doivent être présentés en Conseil des ministres le 24 janvier et examiné par l'Assemblée nationale (chambre basse) à partir du 17 février.

Les mesures contenues dans ces deux textes ne semblent toutefois pas de nature à convaincre les syndicats qui exigent le retrait pur et simple de la réforme, CGT et FO en tête. Jeudi, des centaines de milliers de personnes se sont encore mobilisées dans le pays lors d'une quatrième journée d'action nationale.

Les syndicats les plus hostiles à la réforme ont en outre exprimé le souhait de faire de mardi 14 janvier une "journée de grèves et de convergence interprofessionnelles", et annoncé des initiatives déclinées "sous toutes les formes" mercredi 15 et jeudi 16, en espérant des "manifestations massives" auparavant, samedi 11.

Des centaines de milliers de manifestants

L'intersyndicale à la tête du mouvement contre la réforme des retraites en France a appelé à de nouvelles mobilisations les 14, 15 et 16 janvier, après la mobilisation de centaines de milliers de personnes jeudi dans le pays lors d'une quatrième journée d'action nationale.

Entamé il y a plus d'un mois, le bras de fer entre les syndicats contestataires, selon lesquels la réforme fera baisser le niveau des pensions, et le gouvernement ne faiblit pas.

L'intersyndicale à la tête du mouvement, formée par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC, FSU et Solidaires et des organisations de jeunesse, n'entend d'ailleurs pas relâcher la pression: elle a appelé à de nouvelles mobilisations les 14, 15 et 16 janvier.

Selon la Confédération générale du travail (CGT), deuxième syndicat de France, près de 1,7 million de personnes ont manifesté jeudi, contre 1,8 million le 17 décembre, lors de la précédente journée de mobilisation.

Selon le ministère de l'Intérieur, 452.000 personnes ont défilé à travers la France jeudi, dont 56.000 à Paris. Le ministère avait recensé 615.000 personnes le 17 décembre, dont 76.000 à Paris. Dans la capitale, la CGT a recensé 370.000 personnes dans la manifestation, organisée au 36e jour de grève.

"Retraite par points: tous perdants! Retraite à 60 ans: tous gagnants! Macron retire ton plan", proclamait la banderole de tête, derrière laquelle Philippe Martinez, le patron de la CGT, a dénoncé "l'attitude provocatrice" du gouvernement et émis "des doutes" sur la volonté de ce dernier de "discuter".

L'exécutif promet un dispositif "plus juste" mais les opposants redoutent un départ plus tardif et des pensions plus basses. Cette réforme est une mesure phare du président français, qui a jusqu'ici affiché sa détermination à la mener à bien.

Depuis le 5 décembre, le mouvement de protestation perturbe principalement la circulation des trains en France et les transports publics en région parisienne. La grève a atteint une durée inégalée en France, dépassant le précédent record de 28 jours consécutifs, en 1986-87. (

L'exécutif libéral, pressé de dévoiler ses cartes pour sortir d'un conflit social interminable, a précisé le contenu de sa réforme, qui contient toujours un âge "pivot", fixé à 64 ans, et un système de décote/surcote par rapport à l'âge légal maintenu à 62 ans. Ces deux textes gravent dans le marbre de la loi une règle "obligeant" à prévoir l'équilibre financier du futur système "universel" de retraite par points, mais aussi un "âge d'équilibre". Or, ce point de la réforme est vivement contesté par les syndicats modérés, dont la CFDT, pourtant favorables au principe général de la réforme. "Si l'âge pivot reste dans la loi, c'est non, c'est clair", a averti jeudi le secrétaire général du premier syndicat français, Laurent Berger. Les projets de loi dévoilés jeudi doivent être présentés en Conseil des ministres le 24 janvier et examiné par l'Assemblée nationale (chambre basse) à partir du 17 février. Les mesures contenues dans ces deux textes ne semblent toutefois pas de nature à convaincre les syndicats qui exigent le retrait pur et simple de la réforme, CGT et FO en tête. Jeudi, des centaines de milliers de personnes se sont encore mobilisées dans le pays lors d'une quatrième journée d'action nationale. Les syndicats les plus hostiles à la réforme ont en outre exprimé le souhait de faire de mardi 14 janvier une "journée de grèves et de convergence interprofessionnelles", et annoncé des initiatives déclinées "sous toutes les formes" mercredi 15 et jeudi 16, en espérant des "manifestations massives" auparavant, samedi 11.L'intersyndicale à la tête du mouvement contre la réforme des retraites en France a appelé à de nouvelles mobilisations les 14, 15 et 16 janvier, après la mobilisation de centaines de milliers de personnes jeudi dans le pays lors d'une quatrième journée d'action nationale. Entamé il y a plus d'un mois, le bras de fer entre les syndicats contestataires, selon lesquels la réforme fera baisser le niveau des pensions, et le gouvernement ne faiblit pas. L'intersyndicale à la tête du mouvement, formée par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC, FSU et Solidaires et des organisations de jeunesse, n'entend d'ailleurs pas relâcher la pression: elle a appelé à de nouvelles mobilisations les 14, 15 et 16 janvier. Selon la Confédération générale du travail (CGT), deuxième syndicat de France, près de 1,7 million de personnes ont manifesté jeudi, contre 1,8 million le 17 décembre, lors de la précédente journée de mobilisation. Selon le ministère de l'Intérieur, 452.000 personnes ont défilé à travers la France jeudi, dont 56.000 à Paris. Le ministère avait recensé 615.000 personnes le 17 décembre, dont 76.000 à Paris. Dans la capitale, la CGT a recensé 370.000 personnes dans la manifestation, organisée au 36e jour de grève. "Retraite par points: tous perdants! Retraite à 60 ans: tous gagnants! Macron retire ton plan", proclamait la banderole de tête, derrière laquelle Philippe Martinez, le patron de la CGT, a dénoncé "l'attitude provocatrice" du gouvernement et émis "des doutes" sur la volonté de ce dernier de "discuter". L'exécutif promet un dispositif "plus juste" mais les opposants redoutent un départ plus tardif et des pensions plus basses. Cette réforme est une mesure phare du président français, qui a jusqu'ici affiché sa détermination à la mener à bien. Depuis le 5 décembre, le mouvement de protestation perturbe principalement la circulation des trains en France et les transports publics en région parisienne. La grève a atteint une durée inégalée en France, dépassant le précédent record de 28 jours consécutifs, en 1986-87. (