"Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires. Il faut que je prenne mes responsabilités: (...) je vais prendre du recul. Je me retire de mes fonctions de président des Républicains", a déclaré M. Wauquiez, pressé depuis une semaine de quitter ses fonctions à la tête de LR par plusieurs personnalités de droite.

"Il faut que la droite se reconstruise" et "je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix", a expliqué M. Wauquiez sur la chaîne de télévision TF1.

LR, héritier direct de l'UMP créée en 2002 par le camp du président Jacques Chirac, avant d'ouvrir à Nicolas Sarkozy les portes du palais présidentiel de l'Elysée, connaît une crise sans précédent depuis la dernière élection présidentielle de 2017. Inculpé en avril de la même année, son candidat François Fillon, ancien Premier ministre, a terminé troisième du premier tour, un séisme pour le principal parti de droite du pays.

Laurent Wauquiez, 44 ans, ancien ministre de M. Sarkozy, avait été confortablement élu à la tête du parti en décembre 2017, avec environ 75% des voix.

Mais depuis son élection, M. Wauquiez faisait l'objet de nombreuses critiques sur sa ligne droitière et sur une gouvernance jugée "solitaire" à la tête du parti.

Il avait choisi dans un scepticisme général de désigner François-Xavier Bellamy, enseignant en philosophie de 33 ans, pour conduire la liste LR aux élections européennes. Mais les cadres du parti avaient ensuite activement mené campagne, jusqu'au score historiquement faible glané le 26 mai, de nombreux électeurs de droite ayant choisi de voter pour La République en marche (LREM) du président Emmanuel Macron.

"Nous n'avons pu faire entendre notre voix", s'était désolé M. Wauquiez, déplorant l'écrasante domination de l'alternative LREM - RN, le Rassemblement national (extrême droite) de Marine Le Pen, arrivé en tête avec plus de 23% des suffrages.

Après cette défaite, M. Wauquiez avait annoncé la tenue d'"états généraux" à "la rentrée" pour "tout remettre à plat". Une décision jugée insuffisante par de nombreux hiérarques LR.

Plusieurs dirigeants du parti avaient plus ou moins ouvertement appelé au départ de M. Wauquiez. Le président du Sénat Gérard Larcher a de son côté initié une "démarche" pour construire "un projet rassemblant la droite et le centre".

Selon les statuts de LR, en cas de vacance, la présidence du mouvement est assurée par le vice-président délégué, Jean Leonetti.

"Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires. Il faut que je prenne mes responsabilités: (...) je vais prendre du recul. Je me retire de mes fonctions de président des Républicains", a déclaré M. Wauquiez, pressé depuis une semaine de quitter ses fonctions à la tête de LR par plusieurs personnalités de droite."Il faut que la droite se reconstruise" et "je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix", a expliqué M. Wauquiez sur la chaîne de télévision TF1.LR, héritier direct de l'UMP créée en 2002 par le camp du président Jacques Chirac, avant d'ouvrir à Nicolas Sarkozy les portes du palais présidentiel de l'Elysée, connaît une crise sans précédent depuis la dernière élection présidentielle de 2017. Inculpé en avril de la même année, son candidat François Fillon, ancien Premier ministre, a terminé troisième du premier tour, un séisme pour le principal parti de droite du pays. Laurent Wauquiez, 44 ans, ancien ministre de M. Sarkozy, avait été confortablement élu à la tête du parti en décembre 2017, avec environ 75% des voix.Mais depuis son élection, M. Wauquiez faisait l'objet de nombreuses critiques sur sa ligne droitière et sur une gouvernance jugée "solitaire" à la tête du parti.Il avait choisi dans un scepticisme général de désigner François-Xavier Bellamy, enseignant en philosophie de 33 ans, pour conduire la liste LR aux élections européennes. Mais les cadres du parti avaient ensuite activement mené campagne, jusqu'au score historiquement faible glané le 26 mai, de nombreux électeurs de droite ayant choisi de voter pour La République en marche (LREM) du président Emmanuel Macron."Nous n'avons pu faire entendre notre voix", s'était désolé M. Wauquiez, déplorant l'écrasante domination de l'alternative LREM - RN, le Rassemblement national (extrême droite) de Marine Le Pen, arrivé en tête avec plus de 23% des suffrages.Après cette défaite, M. Wauquiez avait annoncé la tenue d'"états généraux" à "la rentrée" pour "tout remettre à plat". Une décision jugée insuffisante par de nombreux hiérarques LR. Plusieurs dirigeants du parti avaient plus ou moins ouvertement appelé au départ de M. Wauquiez. Le président du Sénat Gérard Larcher a de son côté initié une "démarche" pour construire "un projet rassemblant la droite et le centre".Selon les statuts de LR, en cas de vacance, la présidence du mouvement est assurée par le vice-président délégué, Jean Leonetti.