Le chef de l'Etat, qui avait laissé le Premier ministre Edouard Philippe en première ligne ces derniers jours, est sorti de son silence samedi, estimant depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve" et appelant les grévistes "à l'esprit de responsabilité".

Le nouveau secrétaire d'Etat aux Retraites, Laurent Pietraszewski, a enfoncé le clou dans le Journal du dimanche, en faisant valoir que les propositions mises sur la table à la SNCF et la RATP, très touchées par la grève, "doivent permettre de reprendre le travail".

Appels vains jusqu'à présent: après un week-end de départ en vacances délicat pour les usagers, la circulation restera très perturbée lundi, au 19e jour de grève dans les transports. La SNCF prévoit 2 TGV sur 5, 1 Transilien sur 5 et 4 TER sur 10 en moyenne. Mardi, veille de Noël, les lignes Transilien s'arrêteront progressivement de circuler jusqu'à au moins mercredi après-midi.

Côté RATP, six lignes de métro resteront fermées et seules les deux lignes automatiques fonctionneront normalement.

Comme au printemps 2018, une quarantaine d'écrivains, comédiens ou universitaires, parmi lesquels Edouard Louis, Annie Ernaux ou Jean-Marie Bigard, ont appelé dimanche à "soutenir financièrement" les cheminots en grève contre une réforme qui menace selon eux "un de nos biens communs".

Après deux jours de rencontres à Matignon mercredi et jeudi, le gouvernement insiste sur la poursuite de la négociation, dont un programme et un calendrier seront présentés lundi, avec des réunions avec les partenaires sociaux début janvier, avant que le projet ne passe en conseil des ministres le 22 janvier.

Pour autant, le gouvernement ne compte rien lâcher sur les régimes spéciaux qu'il veut supprimer, souligne M. Pietraszewski, qui écarte d'emblée certaines revendications des syndicats favorables à la réforme, sur la pénibilité ou la hausse des cotisations.

Du côté des commerçants, déjà frappés par la crise des "gilets jaunes" en 2018, c'est l'inquiétude face à une perte de chiffre d'affaires "considérable" alors que les Français bouclent leurs derniers achats de Noël.

Didier Kling, président de la Chambre de commerce Paris/Ile-de-France, a souligné sur franceinfo que sur 300 commerçants parisiens interrogés cette semaine, "96% disent souffrir en termes de fréquentation et de chiffre d'affaires".

"C'est une catastrophe", déplore Samiq Hussain, vendeur indien de foulards sur le marché de Noël quasi désert à la Défense: "les gens ne viennent pas et les ventes ne permettent pas de rembourser la location de l'emplacement de plus de 11.000 euros".

Selon un sondage Ifop pour le JDD, 31% des Français soutiennent le mouvement de protestation et 20% ont de la sympathie pour lui, soit 51% d'avis positifs, en baisse de trois points sur une semaine.

Le chef de l'Etat, qui avait laissé le Premier ministre Edouard Philippe en première ligne ces derniers jours, est sorti de son silence samedi, estimant depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve" et appelant les grévistes "à l'esprit de responsabilité". Le nouveau secrétaire d'Etat aux Retraites, Laurent Pietraszewski, a enfoncé le clou dans le Journal du dimanche, en faisant valoir que les propositions mises sur la table à la SNCF et la RATP, très touchées par la grève, "doivent permettre de reprendre le travail". Appels vains jusqu'à présent: après un week-end de départ en vacances délicat pour les usagers, la circulation restera très perturbée lundi, au 19e jour de grève dans les transports. La SNCF prévoit 2 TGV sur 5, 1 Transilien sur 5 et 4 TER sur 10 en moyenne. Mardi, veille de Noël, les lignes Transilien s'arrêteront progressivement de circuler jusqu'à au moins mercredi après-midi. Côté RATP, six lignes de métro resteront fermées et seules les deux lignes automatiques fonctionneront normalement. Comme au printemps 2018, une quarantaine d'écrivains, comédiens ou universitaires, parmi lesquels Edouard Louis, Annie Ernaux ou Jean-Marie Bigard, ont appelé dimanche à "soutenir financièrement" les cheminots en grève contre une réforme qui menace selon eux "un de nos biens communs". Après deux jours de rencontres à Matignon mercredi et jeudi, le gouvernement insiste sur la poursuite de la négociation, dont un programme et un calendrier seront présentés lundi, avec des réunions avec les partenaires sociaux début janvier, avant que le projet ne passe en conseil des ministres le 22 janvier. Pour autant, le gouvernement ne compte rien lâcher sur les régimes spéciaux qu'il veut supprimer, souligne M. Pietraszewski, qui écarte d'emblée certaines revendications des syndicats favorables à la réforme, sur la pénibilité ou la hausse des cotisations. Du côté des commerçants, déjà frappés par la crise des "gilets jaunes" en 2018, c'est l'inquiétude face à une perte de chiffre d'affaires "considérable" alors que les Français bouclent leurs derniers achats de Noël. Didier Kling, président de la Chambre de commerce Paris/Ile-de-France, a souligné sur franceinfo que sur 300 commerçants parisiens interrogés cette semaine, "96% disent souffrir en termes de fréquentation et de chiffre d'affaires". "C'est une catastrophe", déplore Samiq Hussain, vendeur indien de foulards sur le marché de Noël quasi désert à la Défense: "les gens ne viennent pas et les ventes ne permettent pas de rembourser la location de l'emplacement de plus de 11.000 euros". Selon un sondage Ifop pour le JDD, 31% des Français soutiennent le mouvement de protestation et 20% ont de la sympathie pour lui, soit 51% d'avis positifs, en baisse de trois points sur une semaine.