Charles Michel, Premier ministre belge

"J'ai le souvenir d'un homme extrêmement chaleureux, intelligent et enthousiaste. Tout en étant amateur de bons mots, il avait une réelle préoccupation concernant le développement du continent africain et les questions environnementales", se souvient Charles Michel.

"La France et l'Europe perdent une figure majeure qui aura marqué l'histoire politique de ces dernières décennies. Je retiens de Jacques Chirac le courage d'avoir reconnu la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs au cours de l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Sa défense du 'oui' dans le référendum de 2005 sur la Constitution européenne témoigne aussi d'un engagement prononce en faveur d'une Europe plus solide" déclare le Premier ministre dans un communiqué.

Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge

L'ancien Premier ministre Guy Verhofstadt, qui a côtoyé pendant huit ans Jacques Chirac lorsque celui-ci était président de la République française, a salué via Twitter "son humour (qui) était toujours une source de soulagement". "Mais c'est surtout son attachement au projet européen et le fait qu'il était un vrai homme d'État qui nous manqueront", a ajouté le président du groupe libéral au Parlement européen.

Elio Di Rupo, ancien Premier ministre belge et président du PS

Elio Di Rupo a aussi rendu hommage au "Maire de Paris, Président et Européen convaincu". "Jacques Chirac a su bâtir les ponts nécessaires pour une société pluraliste. Il a marqué la vie politique française. Mes pensées émues vont à sa famille et à l'ensemble des Français", a réagi le président du Parti socialiste.

François Hollande, ancien président

L'ancien président socialiste François Hollande a salué jeudi en Jacques Chirac un "combattant", un "humaniste" et un "homme de culture" qui "avait su établir un lien personnel avec les Français".

"Jacques Chirac avait su établir un lien personnel avec les Français", écrit M. Hollande dans un communiqué d'hommage à son prédécesseur, ajoutant: "Il aimait les gens, qui lui rendaient en affection ce qu'il leur avait offert en sympathie". Jacques Chirac était un "combattant", qui "pouvait être tranchant", selon François Hollande, qui dit avoir été "témoin, dans la relation" qu'il avait "pu établir avec lui ces dernières années sur (leurs) terres corréziennes", de sa "sollicitude".

Nicolas Sarkozy, ancien président

"C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui", a affirmé l'ancien président français Nicolas Sarkozy, en faisant part de sa "profonde tristesse" après l'annonce jeudi du décès de son prédécesseur, Jacques Chirac.

"Il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique" et "il n'a jamais rien cédé sur notre indépendance, en même temps que sur son profond engagement européen", a ajouté dans un communiqué M. Sarkozy, en saluant "la stature imposante et la voix si particulière de Jacques Chirac" qui "ont accompagné la vie politique française pendant un demi-siècle".

Valéry Giscard d'Estaing, ancien président

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) a exprimé jeudi dans un communiqué son "émotion" après le décès de Jacques Chirac, qui avait été son Premier ministre de 1974 à 1976, avant de s'affirmer comme son grand rival à droite.

"J'ai appris avec beaucoup d'émotion la nouvelle de la disparition de l'ancien président de la République Jacques Chirac. J'adresse à son épouse et à ses proches un message de profondes condoléances", a écrit l'ancien chef de l'Etat dans un court message.

Angela Merkel, chancelière allemande

La chancelière allemande Angela Merkel a salué en Jacques Chirac, mort jeudi à l'âge de 86 ans, un "formidable partenaire et ami", selon un tweet du porte-parole du gouvernement.

"Je suis très attristée par l'annonce de la mort de Jacques Chirac", a-t-elle indiqué dans ce tweet. "Il était pour nous, Allemands, un partenaire formidable et un ami", a-t-elle ajouté après le décès de l'ancien président français, qu'elle avait en particulier côtoyé durant ses deux premières années à la chancellerie, de 2005 à 2007.

Vladimir Poutine, président russe

"Jacques Chirac a acquis le respect mérité de ses compatriotes et une haute autorité internationale en tant que dirigeant sage et visionnaire ayant toujours défendu les intérêts de son pays", a affirmé selon ce communiqué M. Poutine, qui avait récemment désigné M. Chirac comme le dirigeant étranger l'ayant le plus impressionné de sa carrière.

Le chef du Kremlin, au pouvoir depuis 1999, a également fait part de ses condoléances aux proches de Jacques Chirac. "Vladimir Poutine a souligné qu'il admirait à chaque conversation avec M. Chirac son intelligence et ses grandes connaissances", ajoute le Kremlin.

Louis Michel (MR)

"C'est avec une profonde émotion que j'ai appris le décès de Jacques Chirac. Mes pensées vont à sa femme, à ses enfants, à sa famille et à ses proches. Avec le décès de Jacques Chirac, nous avons perdu une belle personne, une conscience, un visionnaire pour l'Afrique", peut-on lire dans un communiqué. "Jacques Chirac était une conscience de notre temps. Il a toujours mis l'humain au coeur de ses préoccupations dans toutes les politiques qu'il a menées. "

Lionel Jospin, ancien Premier ministre

Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002, a déclaré jeudi avoir eu "le privilège de gouverner la France" sous la présidence de Jacques Chirac, "au cours d'une période politiquement complexe" de cohabitation.

"J'ai eu le privilège de gouverner la France sous sa présidence", écrit M. Jospin dans un communiqué. Il reconnaît avoir, "au cours d'une période politiquement complexe dite de cohabitation", conduit "une politique intérieure différente de celle" qu'aurait choisie Jacques Chirac. Mais, a-t-il ajouté, "en politique étrangère, nous avons veillé tous deux à ce que notre pays parle d'une seule voix et soit respecté sur la scène internationale".

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin, qui fut le Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005, a salué sur RTL "l'obsession de la cohésion sociale" de l'ancien président décédé jeudi matin.

"Je suis très peiné. J'avais construit avec lui trois ans durant à Matignon une relation de confiance (...) Le meilleur moment c'était le mercredi matin lorsque l'on faisait le point tous les deux des sujets difficiles. Il aidait son premier ministre, c'étaient des relations de partage institutionnel, avec confiance", a-t-il commenté.

Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel français

Le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, qui fut l'adversaire politique de Jacques Chirac dans les années 80, a salué la mémoire de l'ancien président décédé jeudi, qui n'a "cessé d'être épris de la République et de la servir".

M. Fabius, qui précéda Jacques Chirac à Matignon lors du premier mandat de François Mitterrand, a fait part de sa "profonde tristesse" et des condoléances du Conseil constitutionnel - institution dans laquelle l'ex-chef de l'Etat avait siégé en tant que membre de droit après la fin de ses mandats en 2007 et jusqu'au printemps 2011.

Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a rendu hommage jeudi à Jacques Chirac qui "fait désormais partie de l'Histoire de France", après le décès de l'ancien président de la République à l'âge de 86 ans.

"Jacques Chirac fait désormais partie de l'Histoire de France. Une France à son image: fougueuse, complexe, parfois traversée de contradictions, toujours animée d'une inlassable passion républicaine", a déclaré M. Ferrand dans un communiqué.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker est "touché et dévasté" par la mort de l'ancien président français Jacques Chirac, "un grand homme d'Etat" et "un grand ami", a déclaré jeudi la porte-parole en chef de la Commission.

"Son héritage pour la France et l'Union européenne restera à jamais", a ajouté la porte-parole Mina Andreeva. "Le président (de la Commission) n'a pas de mot pour exprimer son deuil", a-t-elle dit, en précisant qu'une "déclaration plus longue" serait publiée ultérieurement.

Anne Hidalgo, maire de Paris

La maire de Paris Anne Hidalgo a salué un "homme d'Etat hors normes" après l'annonce du décès de l'ancien président de la République Jacques Chirac, assurant que "Paris est en deuil", dans un message transmis à l'AFP.

"Pour nous les Parisiennes et les Parisiens, il sera à jamais notre maire, aimant passionnément sa ville et ses habitants", a ajouté l'édile socialiste qui lui a succédé près de 20 ans plus tard au fauteuil de maire de Paris. "Les drapeaux de tous les équipements municipaux seront mis en berne", a précisé Anne Hidalgo.

Edouard Balladur , ancien Premier ministre

Edouard Balladur a appris "avec émotion" le décès de son ancien rival politique Jacques Chirac "après tant d'années de souffrance", a annoncé jeudi son entourage à l'AFP.

L'ancien Premier ministre (1993-1995), gaulliste comme Jacques Chirac, avait été son rival malheureux à la présidentielle de 1995, après avoir été longtemps proche de lui au sein du RPR.

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise

Jacques Chirac "aimait la France mieux que d'autres depuis" et les Français peuvent lui en être "reconnaissants", a réagi Jean-Luc Mélenchon jeudi après l'annonce du décès de l'ancien président.

"Recevons la tristesse car elle a ses raisons. Il aimait la France mieux que d'autres depuis. Et pour cette part là, nous lui sommes reconnaissants", a tweeté le chef de file de La France insoumise.

François Bayrou, président du MoDem et ancien ministre de Jacques Chirac

François Bayrou, président du MoDem et ancien ministre de Jacques Chirac, a salué jeudi l'"attachement à l'unité des Français et aux valeurs républicaines" de l'ancien chef de l'Etat mort jeudi, en indiquant qu'il lui en était "reconnaissant".

"Il a été pour la société française, comme président de la République, un repère. Au fond, il a toujours refusé les affrontements trop violents. Il attachait une grande importance à ne rien faire d'irréversible entre les Français", a ajouté M. Bayrou à l'AFP.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a salué jeudi la mémoire de Jacques Chirac, "capable de s'opposer à la folie de la guerre en Irak", "l'un des derniers actes de souveraineté d'un chef d'Etat français".

"Bien qu'ayant été un adversaire politique du Front national pendant des décennies, nous nous souviendrons de son refus de participer à la seconde guerre d'Irak en 2003, qui fut l'un des derniers actes de souveraineté d'un chef d'Etat français", a déclaré Mme Le Pen dans un communiqué.

"Mort, même l'ennemi a droit au respect", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ancien président du Front national (devenu Rassemblement national) Jean-Marie Le Pen, ancien adversaire de Jacques Chirac au second tour de la présidentielle de 2002. Marine Le Pen a succédé à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du FN en 2011.

Willy Claes, 8e secrétaire général de l'OTAN et ancien président du PSE

"Je me souviens de Jacques Chirac comme d'un gaulliste, un personnage dynamique, un pragmatique, mais aussi un homme de pouvoir", a commenté jeudi le ministre d'Etat Willy Claes dans une réaction à Belga après l'annonce du décès de l'ancien président français.

"Chirac est bien sûr un homme politique qui a été déterminant durant deux générations pour la France, mais aussi l'Europe. Je l'ai surtout côtoyé quand il était Premier ministre sous le président Mitterrand, dans la période dite de cohabitation. Ils formaient un couple un peu étrange. Mitterrand était solennel, un homme fait pour le protocole, alors que Chirac était un dynamique pragmatique", selon l'ancien secrétaire-général de l'Otan.

Pour lui, Chirac était aussi un "homme de pouvoir". "Il n'hésitait pas à utiliser son pouvoir pour régler ses comptes avec les autres, y compris dans son propre parti. Mitterrand m'a un jour confié que Chirac n'avait pas hésité, lors de la rivalité entre François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing, de tirer discrètement son parti vers Mitterrand".

Selon Willy Claes, Chirac a aussi joué un rôle dans l'approfondissement de l'Europe. "Mais il restait malgré tout et en toutes circonstances un incorrigible Français!"

Georges Malbrunot, journaliste ex-otage en Irak

"Hommage et respect à Jacques Chirac qui vient de mourir", a tweeté le grand reporter du quotidien Le Figaro. "Il restera dans l'histoire comme celui, clairvoyant, qui a su dire non à la folle aventure américaine en Irak en 2003. A titre personnel, je lui dois probablement la vie."

Convaincu qu'une guerre déstabiliserait la région, Jacques Chirac avait refusé de soutenir les Américains dans la guerre en Irak en 2003 et confié à Dominique de Villepin, son ministre des Affaires étrangères, le soin de mener la bataille diplomatique à l'ONU. Chirac brandira la menace d'un veto et cherchera à former un front du refus.

"Certes, comme le reconnut un de ses proches cité dans un de nos livres, 'il avait épousé la vision du sunnisme politique', mais cela ne l'empêchait pas de reconnaître le rôle et l'influence de l'Iran chiite au Moyen-Orient. Il avait une qualité sur ses successeurs. Il connaissait les dirigeants et les problématiques du Moyen-Orient", a souligné George Malbrunot.

Les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot avaient été retenus en otage pendant 124 jours en Irak, d'août à décembre 2004, sous la présidence de Jacques Chirac.

Mohammed VI, roi du Maroc

"Le Maroc gardera précieusement le souvenir d'un grand ami qui a activement contribué à la consolidation des relations d'amitié entre nos deux peuples en les érigeant en un partenariat d'exception", écrit le monarque en saluant le "grand homme d'Etat" qu'il a connu enfant.

L'ancien président français "dédia sa vie à la politique avec détermination, noblesse et une préoccupation constante du bien-être de ses concitoyens", ajoute le monarque de 56 ans.

Habitué de longue date des séjours au Maroc, Jacques Chirac entretenait de relations personnelles étroites avec Hassan II, père de l'actuel roi, et est resté proche de son fils à son arrivée au trône en 1999.

Nicolas Hulot, ancien ministre français de l'Environnement

M. Hulot a indiqué à l'AFP éprouver "une très profonde tristesse", expliquant qu'il avait "avec le président Chirac une relation très ancienne, très complice, très affectueuse". "Nous n'avions pas forcément toujours les mêmes idées politiques mais ça n'a jamais altéré notre amitié", a-t-il relevé. "Et puis je me souviens, et je ne suis pas le seul, que c'est grâce à l'écoute qu'il m'a accordée à de nombreuses reprises que sa sensibilité écologique s'est éveillée, a émergé et a débouché sur ce discours de Johannesbourg qui a été un premier jalon auquel on se réfère aujourd'hui", a-t-il pointé.

M. Hulot se réfère à l'avertissement qu'avait lancé le président Jacques Chirac en septembre 2002, lors d'un sommet de la Terre, à Johannesbourg: "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". Ce discours fut, pour M. Hulot, "une parole vraie, une parole dure, une parole crue sur cette maison qui brûle et que nous ne regardons pas". "Au-delà du sommet de Johannesbourg qui a marqué les esprits, il y a eu de nombreuses tribunes où il n'a cessé de mobiliser et tout cela a contribué probablement au démarrage d'une prise de conscience internationale et je pense qu'il en a été un des artisans", a conclu l'ancien ministre.

L'ancien animateur de télévision a également rappelé que l'une des dernières actions diplomatiques de Jacques Chirac fut "un sommet de Paris autour de l'idée d'une organisation mondiale de l'Environnement". Ce projet n'a pour l'instant pas abouti, mais "l'histoire se souviendra un jour que l'un des premiers qui avaient porté cette idée, c'était le président Chirac", a relevé M. Hulot.

(avec Belga et AFP)