Les manifestants était au nombre de 615.000 à travers le pays selon les autorités, le syndicat CGT avançant pour sa part le chiffre d'1,8 million de personnes.

Pour la première fois depuis le début du mouvement et d'une grève illimitée qui paralyse les grandes villes de France depuis 13 jours, les manifestants ont défilé à l'appel de l'ensemble des syndicats, jusqu'aux plus réformateurs comme la CFDT, avec laquelle le président Emmanuel Macron pouvait espérer faire adopter cette réforme visant à fusionner les 42 régimes de retraite existants.

Le 5 décembre, au premier jour de cette mobilisation, le ministère de l'Intérieur avait dénombré 806.000 manifestants, et la CGT en avait annoncé 1,5 million.

Cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats...: les opposants au nouveau système universel de retraites, projet emblématique de la présidence Macron, ont manifesté pour faire céder un gouvernement affaibli par la démission, lundi, du maître d'oeuvre de la réforme, Jean-Paul Delevoye, soupçonné de conflit d'intérêt.

Les leaders politiques Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale), Olivier Faure (Parti socialiste) et Julien Bayou (écologiste) appellent mardi le gouvernement à retirer sa réforme, pointant son manque de soutien social et politique ou encore son effondrement "moral" après la démission de M. Delevoye.

Premier syndicat de France, la CFDT estime que la mise en place d'un "âge d'équilibre" est "une ligne rouge". Cet âge (64 ans en 2027) vise à maintenir l'équilibre financier du système, chacun pouvant continuer à partir à la retraite à 62 ans, mais avec un malus sur sa pension et un bonus pour ceux partant après.

Une députée du parti présidentiel LREM, Barbara Pompili, a suggéré mardi que le gouvernement "mette de côté" la question de l'âge pivot. "Je crois qu'il faut qu'on mette cette question de côté, c'est-à-dire on la gérera plus tard", a-t-elle déclaré sur le média franceinfo, précisant s'exprimer "à titre personnel".

"Il faut que tous ceux qui portent une réforme juste et équitable soient dans la rue pour montrer que nous ne voulons pas de cet âge d'équilibre qui est terriblement injuste, qui va concerner d'abord ceux qui ont commencé à travailler tôt", a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, présent au début du rassemblement à Paris.

La journée de mobilisation est "un franc succès", a estimé de son côté dans le cortège Philippe Martinez, leader de la CGT, qui réclame - avec quatre autres syndicats - le retrait pur et simple du projet.

"Services publics à l'agonie, Retraitez nous bien", pouvait-on lire sur des pancartes à Paris.

Selon une journaliste de l'AFP, plusieurs manifestants brandissaient aussi des pancartes hostiles au gestionnaire d'actifs américain BlackRock, pointé du doigt ces derniers jours par des médias français et des internautes qui fustigent un lobbying présumé du géant américain en faveur d'une retraite par capitalisation en France.

"Détermination totale"

Alors que les manifestants défilaient à travers la France, le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé sa "détermination totale" à mener à bien la réforme.

Il doit recevoir les organisations syndicales et patronales mercredi et jeudi.

La retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme un des plus protecteurs au monde. Les détracteurs du projet comptent sur la relative impopularité du président Macron pour sortir victorieux du conflit et sur le contexte très tendu depuis la mobilisation depuis plus d'un an du mouvement social des "gilets jaunes", mais aussi des mécontentements exacerbés dans les hôpitaux, parmi les étudiants, les policiers, les agriculteurs...

A quelques jours des congés de fin d'année, la grève illimitée, notamment dans le métro parisien et les chemins de fer, s'est poursuivie mardi.

Mercredi, le trafic SNCF sera de nouveau "fortement perturbé". Quant au métro parisien, la moitié des lignes seront encore fermées, annonce la direction.

La maire de Paris Anne Hidalgo a réclamé "des indemnisations" pour les commerçants de la capitale, qui accusent une baisse conséquente de leurs chiffres d'affaires depuis le début du mouvement de grève dans les transports publics.

Les manifestants était au nombre de 615.000 à travers le pays selon les autorités, le syndicat CGT avançant pour sa part le chiffre d'1,8 million de personnes.Pour la première fois depuis le début du mouvement et d'une grève illimitée qui paralyse les grandes villes de France depuis 13 jours, les manifestants ont défilé à l'appel de l'ensemble des syndicats, jusqu'aux plus réformateurs comme la CFDT, avec laquelle le président Emmanuel Macron pouvait espérer faire adopter cette réforme visant à fusionner les 42 régimes de retraite existants.Le 5 décembre, au premier jour de cette mobilisation, le ministère de l'Intérieur avait dénombré 806.000 manifestants, et la CGT en avait annoncé 1,5 million. Cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats...: les opposants au nouveau système universel de retraites, projet emblématique de la présidence Macron, ont manifesté pour faire céder un gouvernement affaibli par la démission, lundi, du maître d'oeuvre de la réforme, Jean-Paul Delevoye, soupçonné de conflit d'intérêt.Les leaders politiques Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale), Olivier Faure (Parti socialiste) et Julien Bayou (écologiste) appellent mardi le gouvernement à retirer sa réforme, pointant son manque de soutien social et politique ou encore son effondrement "moral" après la démission de M. Delevoye.Premier syndicat de France, la CFDT estime que la mise en place d'un "âge d'équilibre" est "une ligne rouge". Cet âge (64 ans en 2027) vise à maintenir l'équilibre financier du système, chacun pouvant continuer à partir à la retraite à 62 ans, mais avec un malus sur sa pension et un bonus pour ceux partant après.Une députée du parti présidentiel LREM, Barbara Pompili, a suggéré mardi que le gouvernement "mette de côté" la question de l'âge pivot. "Je crois qu'il faut qu'on mette cette question de côté, c'est-à-dire on la gérera plus tard", a-t-elle déclaré sur le média franceinfo, précisant s'exprimer "à titre personnel"."Il faut que tous ceux qui portent une réforme juste et équitable soient dans la rue pour montrer que nous ne voulons pas de cet âge d'équilibre qui est terriblement injuste, qui va concerner d'abord ceux qui ont commencé à travailler tôt", a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, présent au début du rassemblement à Paris.La journée de mobilisation est "un franc succès", a estimé de son côté dans le cortège Philippe Martinez, leader de la CGT, qui réclame - avec quatre autres syndicats - le retrait pur et simple du projet."Services publics à l'agonie, Retraitez nous bien", pouvait-on lire sur des pancartes à Paris. Selon une journaliste de l'AFP, plusieurs manifestants brandissaient aussi des pancartes hostiles au gestionnaire d'actifs américain BlackRock, pointé du doigt ces derniers jours par des médias français et des internautes qui fustigent un lobbying présumé du géant américain en faveur d'une retraite par capitalisation en France.Alors que les manifestants défilaient à travers la France, le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé sa "détermination totale" à mener à bien la réforme.Il doit recevoir les organisations syndicales et patronales mercredi et jeudi.La retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme un des plus protecteurs au monde. Les détracteurs du projet comptent sur la relative impopularité du président Macron pour sortir victorieux du conflit et sur le contexte très tendu depuis la mobilisation depuis plus d'un an du mouvement social des "gilets jaunes", mais aussi des mécontentements exacerbés dans les hôpitaux, parmi les étudiants, les policiers, les agriculteurs...A quelques jours des congés de fin d'année, la grève illimitée, notamment dans le métro parisien et les chemins de fer, s'est poursuivie mardi.Mercredi, le trafic SNCF sera de nouveau "fortement perturbé". Quant au métro parisien, la moitié des lignes seront encore fermées, annonce la direction.La maire de Paris Anne Hidalgo a réclamé "des indemnisations" pour les commerçants de la capitale, qui accusent une baisse conséquente de leurs chiffres d'affaires depuis le début du mouvement de grève dans les transports publics.