La localité de Petrinja et ses alentours ont été durement touchés par la secousse de magnitude 6,4, également ressentie dans les pays voisins et même au-delà. Certains des 20.000 habitants s'apprêtaient à passer la nuit dehors par peur d'éventuelles répliques. Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l'épicentre se situait à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Zagreb, dans la région de Sisak, secouée la veille par un tremblement de terre moins puissant. Une enfant a trouvé la mort à Petrinja, selon le Premier ministre Andrej Plenkovic. D'après les médias locaux, elle était âgée de 12 ans.

Quatre personnes ont été tuées dans la localité voisine de Glina, a rapporté la presse croate, citant des sources officielles. L'électricité a été coupée à Petrinja et, à la nuit tombée, le centre-ville était encore plongé dans le noir. Sur la place principale, plusieurs bâtiments ont été complètement détruits. La police et l'armée s'affairaient à déblayer les débris à l'aide de pelleteuses. "C'est un désastre", a dit à l'AFP Josip Horvat, un artiste de 44 ans qui vit dans la banlieue de Petrinja. Lorsque le séisme a frappé vers midi, il se trouvait dans le centre-ville en train de réparer la cheminée d'un ami endommagée dans la secousse de la veille.

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© belga

"Je me suis agrippé à la gouttière et j'ai prié Dieu que ça se termine aussi vite que possible". "Ce n'est pas sûr ici, c'est clair comme le jour", a déclaré sur les lieux le Premier ministre Plenkovic, expliquant que les autorités allaient installer des conteneurs pour abriter les personnes dont les maisons étaient à risque. Craignant une nouvelle secousse, des habitants comme Vesna, retraitée de 70 ans, s'apprêtaient cependant à passer la nuit dans leur voiture. "Mes petites-filles y sont déjà. On a peur de rentrer chez nous", a-t-elle dit. "Tous les carreaux de la salle de bain sont cassés, toute la vaisselle est par terre", a raconté Marica Pavlovic, 72 ans. "Même si on voulait rentrer, on ne le pourrait pas, il n'y a plus d'électricité". Le maire, Darinko Dumbovic, a déclaré que les dégâts étaient toujours en cours d'évaluation. Une maternelle, par chance vide au moment du drame, figure parmi les bâtiments effondrés.

Un champ de ruines

"La ville n'est plus qu'un champ de ruines. C'est la panique générale", a commenté le maire. Une vingtaine de personnes ont été hospitalisées, dont deux dans un état critique, rapporte la chaîne régionale N1. L'hôpital de la ville était également privé d'électricité. N1 a diffusé des images montrant des patients en train de s'éclairer avec leur téléphone portable. Le séisme a aussi secoué la capitale Zagreb, où des habitants se sont précipités dans les rues et des tuiles de toits d'habitations se sont écrasées sur la chaussée, a constaté l'AFP. Dans un supermarché, des marchandises sont ainsi tombées des rayonnages et des bouteilles se sont brisées au sol, selon des images postées sur les réseaux sociaux. Le séisme a été ressenti jusqu'en Slovénie, en Serbie et en Bosnie mais aussi en Autriche, en République tchèque et en Hongrie. La centrale nucléaire slovène de Krsko a été mise à l'arrêt "par précaution".

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"Nous sommes prêts à aider", a réagi sur Twitter la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Nos pensées vont aux blessés et aux secouristes", a également commenté le président du Conseil européen, Charles Michel. La ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a expliqué la "pleine solidarité de la Belgique", assurant qu'elle est "tout à fait disposée à apporter son aide si nécessaire". En mars, Zagreb avait été frappée par un tremblement de terre de magnitude 5,3 qui avait provoqué d'importants dommages. Les Balkans sont une zone de forte activité sismique et les tremblements de terre y sont fréquents. En novembre 2019, plus de 50 personnes avaient été tuées en Albanie dans un séisme qui avait également fait des milliers de sans abri.

La localité de Petrinja et ses alentours ont été durement touchés par la secousse de magnitude 6,4, également ressentie dans les pays voisins et même au-delà. Certains des 20.000 habitants s'apprêtaient à passer la nuit dehors par peur d'éventuelles répliques. Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l'épicentre se situait à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Zagreb, dans la région de Sisak, secouée la veille par un tremblement de terre moins puissant. Une enfant a trouvé la mort à Petrinja, selon le Premier ministre Andrej Plenkovic. D'après les médias locaux, elle était âgée de 12 ans. Quatre personnes ont été tuées dans la localité voisine de Glina, a rapporté la presse croate, citant des sources officielles. L'électricité a été coupée à Petrinja et, à la nuit tombée, le centre-ville était encore plongé dans le noir. Sur la place principale, plusieurs bâtiments ont été complètement détruits. La police et l'armée s'affairaient à déblayer les débris à l'aide de pelleteuses. "C'est un désastre", a dit à l'AFP Josip Horvat, un artiste de 44 ans qui vit dans la banlieue de Petrinja. Lorsque le séisme a frappé vers midi, il se trouvait dans le centre-ville en train de réparer la cheminée d'un ami endommagée dans la secousse de la veille. "Je me suis agrippé à la gouttière et j'ai prié Dieu que ça se termine aussi vite que possible". "Ce n'est pas sûr ici, c'est clair comme le jour", a déclaré sur les lieux le Premier ministre Plenkovic, expliquant que les autorités allaient installer des conteneurs pour abriter les personnes dont les maisons étaient à risque. Craignant une nouvelle secousse, des habitants comme Vesna, retraitée de 70 ans, s'apprêtaient cependant à passer la nuit dans leur voiture. "Mes petites-filles y sont déjà. On a peur de rentrer chez nous", a-t-elle dit. "Tous les carreaux de la salle de bain sont cassés, toute la vaisselle est par terre", a raconté Marica Pavlovic, 72 ans. "Même si on voulait rentrer, on ne le pourrait pas, il n'y a plus d'électricité". Le maire, Darinko Dumbovic, a déclaré que les dégâts étaient toujours en cours d'évaluation. Une maternelle, par chance vide au moment du drame, figure parmi les bâtiments effondrés. "La ville n'est plus qu'un champ de ruines. C'est la panique générale", a commenté le maire. Une vingtaine de personnes ont été hospitalisées, dont deux dans un état critique, rapporte la chaîne régionale N1. L'hôpital de la ville était également privé d'électricité. N1 a diffusé des images montrant des patients en train de s'éclairer avec leur téléphone portable. Le séisme a aussi secoué la capitale Zagreb, où des habitants se sont précipités dans les rues et des tuiles de toits d'habitations se sont écrasées sur la chaussée, a constaté l'AFP. Dans un supermarché, des marchandises sont ainsi tombées des rayonnages et des bouteilles se sont brisées au sol, selon des images postées sur les réseaux sociaux. Le séisme a été ressenti jusqu'en Slovénie, en Serbie et en Bosnie mais aussi en Autriche, en République tchèque et en Hongrie. La centrale nucléaire slovène de Krsko a été mise à l'arrêt "par précaution"."Nous sommes prêts à aider", a réagi sur Twitter la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Nos pensées vont aux blessés et aux secouristes", a également commenté le président du Conseil européen, Charles Michel. La ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a expliqué la "pleine solidarité de la Belgique", assurant qu'elle est "tout à fait disposée à apporter son aide si nécessaire". En mars, Zagreb avait été frappée par un tremblement de terre de magnitude 5,3 qui avait provoqué d'importants dommages. Les Balkans sont une zone de forte activité sismique et les tremblements de terre y sont fréquents. En novembre 2019, plus de 50 personnes avaient été tuées en Albanie dans un séisme qui avait également fait des milliers de sans abri.