Il s'agit du deuxième discours sur l'état de l'Union de Von der Leyen . Ursula Von der Leyen a commencé son discours en expliquant comment l'UE est devenue un leader mondial en matière de vaccination. "Il y a un an, nous ne savions pas si nous disposerions d'un vaccin efficace. Aujourd'hui, plus de 70 % de la population adulte en Europe a été vaccinée. En outre, nous avons pu partager la moitié du stock de vaccins européens avec le reste du monde, dans plus de 130 pays. Seule l'Europe a été capable d'y parvenir"

L'Union européenne va donner 200 millions de doses supplémentaires de vaccins contre le Covid-19 aux pays pauvres d'ici mi-2022, s'ajoutant aux 250 millions de doses déjà promises, a annoncé aussi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"C'est un investissement solidaire et c'est aussi un investissement dans la santé mondiale", a déclaré, devant le Parlement européen, Mme von der Leyen, soulignant que, si dans l'Union européenne plus de 70% des adultes sont vaccinés, "moins de 1% des doses de vaccins ont été administrées dans les pays pauvres".

Ces dons se font principalement via le mécanisme de distribution international Covax, censé permettre à 92 Etats et territoires défavorisés de recevoir gratuitement des vaccins financés par des nations plus prospères. Mais les fondateurs de ce mécanisme, dont l'Alliance du vaccin (Gavi) et l'OMS, dénoncent régulièrement l'inégalité criante dans l'accès à la vaccination entre les populations des pays pauvres et des pays riches, qui commencent à administrer une troisième dose de rappel.

Covax n'a pour le moment pu distribuer que 243 millions de doses dans 139 pays défavorisés, avait indiqué le 8 septembre le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

"L'ampleur de l'injustice et le niveau d'urgence sont évidents", a reconnu la cheffe de l'exécutif européen dans son annuel Discours sur l'Etat de l'Union.

Rigueur budgétaire : l'UE "ne répétera pas l'erreur" de la dernière crise financière

"Les leçons de la crise financière pourraient servir d'avertissement. A l'époque, nous avons déclaré victoire trop tôt et nous en avons payé le prix. Nous ne répéterons pas cette erreur", a déclaré Mme von der Leyen, en confirmant l'ouverture prochaine d'un débat sur la réforme des règles budgétaires européennes qui devrait aboutir à leur assouplissement.

La Commission prévoit de réinstaurer début 2023 le pacte de stabilité qui avait été temporairement désactivé au début de la crise. Mais Mme von der Leyen a prévenu qu'elle espérait un accord avant cette date alors que les divisions des Etats membres laissent craindre des discussions qui s'éternisent.

"La commission va relancer le débat sur le réexamen de la gouvernance économique dans les semaines à venir. L'objectif est de parvenir à un consensus sur la voie à suivre bien avant 2023", a déclaré Ursula von der Leyen devant le Parlement européen, dans son discours sur l'état de l'Union.

Prévu avant la pandémie, ce débat sur une réforme du pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB), avait été suspendu à cause de la crise.

La chute d'activité combinée aux dépenses des gouvernements pour protéger les entreprises et l'emploi, ont provoqué de lourds déficits. Le ratio de dette publique des 19 pays partageant la monnaie unique a atteint pour la première fois en 2020 le seuil symbolique de 100% du PIB, contre 86% en 2019.

Le choc a touché bien plus durement les pays du sud, les plus endettés, qui vivent davantage des services liés au tourisme, premières victimes des restrictions sanitaires. Le ratio d'endettement de la Grèce a redépassé les 200% du PIB, celui de l'Italie frôle les 160%, contre près de 120% pour l'Espagne et la France.

Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis avait indiqué samedi, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de l'UE en Slovénie, que parmi les pistes de réformes à discuter figuraient la possibilité d'exclure les investissements verts du calcul des déficits publics ou encore la réduction du rythme de consolidation budgétaire prévu en cas de dette excessive.

"Nous devons réfléchir à la manière dont la crise a affecté l'état de notre économie, de l'augmentation des dettes, à l'impact inégal sur les différents secteurs d'activité", a souligné Mme von der Leyen.

Green Deal

Von der Leyen a ensuite abordé les objectifs climatique de l'UE. On peut être "fière" de ne pas avoir laissé la pandémie faire dévier ses objectifs climatiques. Elle a également souligné la nécessité de répondre à l'"inquiétude" des jeunes face à la crise climatique. Elle a pour cela cité le récent rapport du GIEC sur le climat et fait référence aux nombreux incendies de forêt et inondations qui ont marqué cet été européen. "Si nous ne croyons pas nos propres yeux, nous devons regarder la science", a-t-elle ainsi déclaré avant de préciser que le changement climatique a été provoqué par l'homme, et nous pouvons donc y remédier"

Pénurie de puces

Von der Leyen a également parlé de la pénurie de puces électroniques. "L'Europe est trop dépendante de l'Asie", a-t-elle déclaré. La Commission prendra donc l'initiative d'assurer sa propre production et son propre approvisionnement. Ce faisant, elle a annoncé "une nouvelle loi européenne sur les puces" et a admis qu'elle était "très ambitieuse". Elle a fait la comparaison avec des projets ambitieux similaires du passé, comme Gallileo.

Afghanistan

L'Union européenne va fournir 100 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire à l'Afghanistan pour éviter "un désastre humanitaire", a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

L'UE avait déjà annoncé le quadruplement de son aide humanitaire à l'Afghanistan et aux pays voisins pour la porter à 200 millions en 2021. "Nous devons tout faire pour éviter le risque réel d'une famine et d'un désastre humanitaire majeurs (...) Nous allons accroître encore notre aide humanitaire à l'Afghanistan de 100 millions d'euros", a déclaré l'Allemande lors de son discours sur l'état de l'Union à Strasbourg.

Elle a précisé que cette aide ferait partie d'un "nouvel ensemble, plus large, de mesures de soutien pour l'Afghanistan" qui sera présenté "dans les prochaines semaines". "Nous devons continuer à soutenir les Afghans dans le pays, et dans les pays voisins", a-t-elle dit.

Sommet sur la défense européenne en 2022 organisée par la France

Un sommet sur la défense sera organisé par la présidence française de l'Union européenne au premier semestre de 2022. "Le moment est venu pour l'Europe de passer à la vitesse supérieure" pour se "défendre contre les cyberattaques, agir là où l'Otan et l'ONU ne sont pas présents et gérer les crises à temps"selon von der Leyen

La création d'une force européenne de réaction rapide de 5.000 militaires est en discussion depuis plusieurs mois et le retrait américain d'Afghanistan a relancé le débat en soulignant les carences militaires du vieux continent.

Le projet ne fait pas l'unanimité, avait toutefois reconnu le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE début septembre en Slovénie.

"Vous pouvez disposer des forces les plus avancées du monde, mais si vous n'êtes jamais prêts à les utiliser, à quoi servent-elles? Ce qui nous a retenus jusqu'à présent n'est pas seulement un manque de capacités - c'est le manque de volonté politique", a déploré Ursula von der Leyen.

"Si nous développons cette volonté politique, nous pouvons faire beaucoup au niveau de l'UE", a-t-elle soutenu.

La présidente de l'exécutif bruxellois a pointé trois obstacles à surmonter: l'absence de coopération en matière de renseignement, le problème d'interopérabilité des matériels militaires européens et les carences dans la cyberdéfense.

Ursula von der Leyen a plaidé pour la création d'un centre européen pour canaliser et fusionner les renseignements et les éléments d'analyse européens.

Elle a par ailleurs proposé aux Etats membres de "renoncer à la TVA lors de l'achat d'équipements de défense développés et produits en Europe".

Elle a enfin défendu l'adoption d'une "politique européenne de cyberdéfense avec une législation sur des normes communes".

"Nous pouvons donc faire beaucoup au niveau de l'UE. Mais les Etats membres doivent également en faire plus", a-t-elle averti.

Il s'agit du deuxième discours sur l'état de l'Union de Von der Leyen . Ursula Von der Leyen a commencé son discours en expliquant comment l'UE est devenue un leader mondial en matière de vaccination. "Il y a un an, nous ne savions pas si nous disposerions d'un vaccin efficace. Aujourd'hui, plus de 70 % de la population adulte en Europe a été vaccinée. En outre, nous avons pu partager la moitié du stock de vaccins européens avec le reste du monde, dans plus de 130 pays. Seule l'Europe a été capable d'y parvenir"L'Union européenne va donner 200 millions de doses supplémentaires de vaccins contre le Covid-19 aux pays pauvres d'ici mi-2022, s'ajoutant aux 250 millions de doses déjà promises, a annoncé aussi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen."C'est un investissement solidaire et c'est aussi un investissement dans la santé mondiale", a déclaré, devant le Parlement européen, Mme von der Leyen, soulignant que, si dans l'Union européenne plus de 70% des adultes sont vaccinés, "moins de 1% des doses de vaccins ont été administrées dans les pays pauvres".Ces dons se font principalement via le mécanisme de distribution international Covax, censé permettre à 92 Etats et territoires défavorisés de recevoir gratuitement des vaccins financés par des nations plus prospères. Mais les fondateurs de ce mécanisme, dont l'Alliance du vaccin (Gavi) et l'OMS, dénoncent régulièrement l'inégalité criante dans l'accès à la vaccination entre les populations des pays pauvres et des pays riches, qui commencent à administrer une troisième dose de rappel.Covax n'a pour le moment pu distribuer que 243 millions de doses dans 139 pays défavorisés, avait indiqué le 8 septembre le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef)."L'ampleur de l'injustice et le niveau d'urgence sont évidents", a reconnu la cheffe de l'exécutif européen dans son annuel Discours sur l'Etat de l'Union."Les leçons de la crise financière pourraient servir d'avertissement. A l'époque, nous avons déclaré victoire trop tôt et nous en avons payé le prix. Nous ne répéterons pas cette erreur", a déclaré Mme von der Leyen, en confirmant l'ouverture prochaine d'un débat sur la réforme des règles budgétaires européennes qui devrait aboutir à leur assouplissement.La Commission prévoit de réinstaurer début 2023 le pacte de stabilité qui avait été temporairement désactivé au début de la crise. Mais Mme von der Leyen a prévenu qu'elle espérait un accord avant cette date alors que les divisions des Etats membres laissent craindre des discussions qui s'éternisent. "La commission va relancer le débat sur le réexamen de la gouvernance économique dans les semaines à venir. L'objectif est de parvenir à un consensus sur la voie à suivre bien avant 2023", a déclaré Ursula von der Leyen devant le Parlement européen, dans son discours sur l'état de l'Union.Prévu avant la pandémie, ce débat sur une réforme du pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB), avait été suspendu à cause de la crise. La chute d'activité combinée aux dépenses des gouvernements pour protéger les entreprises et l'emploi, ont provoqué de lourds déficits. Le ratio de dette publique des 19 pays partageant la monnaie unique a atteint pour la première fois en 2020 le seuil symbolique de 100% du PIB, contre 86% en 2019.Le choc a touché bien plus durement les pays du sud, les plus endettés, qui vivent davantage des services liés au tourisme, premières victimes des restrictions sanitaires. Le ratio d'endettement de la Grèce a redépassé les 200% du PIB, celui de l'Italie frôle les 160%, contre près de 120% pour l'Espagne et la France.Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis avait indiqué samedi, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de l'UE en Slovénie, que parmi les pistes de réformes à discuter figuraient la possibilité d'exclure les investissements verts du calcul des déficits publics ou encore la réduction du rythme de consolidation budgétaire prévu en cas de dette excessive."Nous devons réfléchir à la manière dont la crise a affecté l'état de notre économie, de l'augmentation des dettes, à l'impact inégal sur les différents secteurs d'activité", a souligné Mme von der Leyen. Von der Leyen a ensuite abordé les objectifs climatique de l'UE. On peut être "fière" de ne pas avoir laissé la pandémie faire dévier ses objectifs climatiques. Elle a également souligné la nécessité de répondre à l'"inquiétude" des jeunes face à la crise climatique. Elle a pour cela cité le récent rapport du GIEC sur le climat et fait référence aux nombreux incendies de forêt et inondations qui ont marqué cet été européen. "Si nous ne croyons pas nos propres yeux, nous devons regarder la science", a-t-elle ainsi déclaré avant de préciser que le changement climatique a été provoqué par l'homme, et nous pouvons donc y remédier" Pénurie de pucesVon der Leyen a également parlé de la pénurie de puces électroniques. "L'Europe est trop dépendante de l'Asie", a-t-elle déclaré. La Commission prendra donc l'initiative d'assurer sa propre production et son propre approvisionnement. Ce faisant, elle a annoncé "une nouvelle loi européenne sur les puces" et a admis qu'elle était "très ambitieuse". Elle a fait la comparaison avec des projets ambitieux similaires du passé, comme Gallileo. L'Union européenne va fournir 100 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire à l'Afghanistan pour éviter "un désastre humanitaire", a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.L'UE avait déjà annoncé le quadruplement de son aide humanitaire à l'Afghanistan et aux pays voisins pour la porter à 200 millions en 2021. "Nous devons tout faire pour éviter le risque réel d'une famine et d'un désastre humanitaire majeurs (...) Nous allons accroître encore notre aide humanitaire à l'Afghanistan de 100 millions d'euros", a déclaré l'Allemande lors de son discours sur l'état de l'Union à Strasbourg.Elle a précisé que cette aide ferait partie d'un "nouvel ensemble, plus large, de mesures de soutien pour l'Afghanistan" qui sera présenté "dans les prochaines semaines". "Nous devons continuer à soutenir les Afghans dans le pays, et dans les pays voisins", a-t-elle dit.Un sommet sur la défense sera organisé par la présidence française de l'Union européenne au premier semestre de 2022. "Le moment est venu pour l'Europe de passer à la vitesse supérieure" pour se "défendre contre les cyberattaques, agir là où l'Otan et l'ONU ne sont pas présents et gérer les crises à temps"selon von der Leyen La création d'une force européenne de réaction rapide de 5.000 militaires est en discussion depuis plusieurs mois et le retrait américain d'Afghanistan a relancé le débat en soulignant les carences militaires du vieux continent.Le projet ne fait pas l'unanimité, avait toutefois reconnu le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE début septembre en Slovénie."Vous pouvez disposer des forces les plus avancées du monde, mais si vous n'êtes jamais prêts à les utiliser, à quoi servent-elles? Ce qui nous a retenus jusqu'à présent n'est pas seulement un manque de capacités - c'est le manque de volonté politique", a déploré Ursula von der Leyen."Si nous développons cette volonté politique, nous pouvons faire beaucoup au niveau de l'UE", a-t-elle soutenu.La présidente de l'exécutif bruxellois a pointé trois obstacles à surmonter: l'absence de coopération en matière de renseignement, le problème d'interopérabilité des matériels militaires européens et les carences dans la cyberdéfense.Ursula von der Leyen a plaidé pour la création d'un centre européen pour canaliser et fusionner les renseignements et les éléments d'analyse européens.Elle a par ailleurs proposé aux Etats membres de "renoncer à la TVA lors de l'achat d'équipements de défense développés et produits en Europe".Elle a enfin défendu l'adoption d'une "politique européenne de cyberdéfense avec une législation sur des normes communes"."Nous pouvons donc faire beaucoup au niveau de l'UE. Mais les Etats membres doivent également en faire plus", a-t-elle averti.