Durcissement du confinement en France

Edouard Philippe a annoncé de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. "Sortir pour promener ses enfants ou pour faire du sport, ça doit être dans un rayon d'un km de chez soi au maximum, pour une heure, et évidemment tout seul, et une fois par jour", a détaillé le Premier ministre au JT de 20H de TF1. Cela signifie notamment "qu'il faudra dater et donner l'horaire" de sortie sur l'attestation de déplacement dérogatoire que tout Français doit porter sur lui lorsqu'il sort de son domicile depuis le début du confinement mardi dernier.

Edouard Philippe a également annoncé sa décision de "fermer les marchés ouverts". "Mais il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger cette interdiction" lorsque le marché, dans certains villages, est "le seul (moyen) parfois" d'avoir "accès à des produits frais".

"Je signe le décret ce soir, il sera donc applicable demain" mercredi, a insisté le Premier ministre qui ne veut pas généraliser le couvre-feu, déjà en vigueur dans certaines communes, "à l'échelle de tout le pays". "Nous ne sommes pas dans une logique de confinement général et absolu de la totalité du pays au même moment", a expliqué Edouard Philippe, qui n'exclut toutefois pas que "sur certaines parties du territoire, nous ayons besoin d'avoir des mesures encore plus strictes de confinement".

Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe © Getty Images

Ces nouvelles restrictions répondent à la demande de nombreux médecins qui réclamaient des mesures plus strictes face à une épidémie qui se propage et a tué 860 personnes en France, 2.082 patients étant lundi soir en réanimation, selon le dernier bilan. Le Conseil d'Etat avait également enjoint dimanche au gouvernement de revoir d'ici 48 heures certaines dérogations de déplacement "au caractère ambigu", notamment celles pour motifs de santé ou pour l'activité physique.

"Le temps du confinement peut durer encore quelques semaines", a ajouté Edouard Philippe. "Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d'avant, le temps normal, mais il n'est pas pour demain", a encore prévenu le chef du gouvernement, sans donner plus de détails sur une prolongation de la durée de confinement.

Le Premier ministre, qui a lancé un "appel solennel" aux Français à respecter "très très strictement les règles du confinement, a par ailleurs rappelé que l'amende contre ceux qui ne respectaient pas le confinement était passée de 38 à 135 euros. Cette amende "peut être majorée à 375 euros et en cas de récidive" et portée jusqu'à 1.500 euros.

Boris Johnson décrète le confinement

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décrété un confinement de la population du Royaume-Uni pour au moins trois semaines afin de freiner la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus qui a fait plus de 300 morts dans le pays. Dans le cadre de cette mesure qui s'applique dès ce lundi soir, les Britanniques ne seront autorisés à sortir de chez eux que pour des cas très limités comme faire ses courses, aller travailler, se faire soigner ou faire de l'exercice une fois par jour, a précisé le chef du gouvernement conservateur lors d'une adresse à la nation.

© Belga

Les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits et tous les magasins de biens non essentiels, ainsi que les lieux de cultes, sont fermés au public. La police sera chargée d'appliquer ces dispositions et pourra sanctionner les contrevenants par des amendes. "A partir de ce soir, je veux donner aux Britanniques une instruction très simple: vous devez rester chez vous", a déclaré Boris Johnson, décrivant le virus comme "la menace la plus importante à laquelle ce pays a été confronté depuis des décennies". "Nous ferons le point de nouveau dans trois semaines et assouplirons (ces mesures) si des éléments probants montrent que nous le pouvons", a-t-il assuré.

Critiqué un temps pour sa réponse jugée timorée à l'épidémie de Covid-19, le gouvernement de Boris Johnson a durci son dispositif au fil de la semaine dernière, demandant au public d'éviter les contacts non indispensables, fermant les écoles puis les pubs, restaurants, cinémas et salles de gym. Il n'avait cependant pas encore décrété de confinement aussi strict que la plupart des autres pays européens. L'exécutif a haussé le ton après que les Britanniques se sont rendus par milliers dans les parcs et en bord de mer durant le week-end.

Edouard Philippe a annoncé de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. "Sortir pour promener ses enfants ou pour faire du sport, ça doit être dans un rayon d'un km de chez soi au maximum, pour une heure, et évidemment tout seul, et une fois par jour", a détaillé le Premier ministre au JT de 20H de TF1. Cela signifie notamment "qu'il faudra dater et donner l'horaire" de sortie sur l'attestation de déplacement dérogatoire que tout Français doit porter sur lui lorsqu'il sort de son domicile depuis le début du confinement mardi dernier.Edouard Philippe a également annoncé sa décision de "fermer les marchés ouverts". "Mais il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger cette interdiction" lorsque le marché, dans certains villages, est "le seul (moyen) parfois" d'avoir "accès à des produits frais"."Je signe le décret ce soir, il sera donc applicable demain" mercredi, a insisté le Premier ministre qui ne veut pas généraliser le couvre-feu, déjà en vigueur dans certaines communes, "à l'échelle de tout le pays". "Nous ne sommes pas dans une logique de confinement général et absolu de la totalité du pays au même moment", a expliqué Edouard Philippe, qui n'exclut toutefois pas que "sur certaines parties du territoire, nous ayons besoin d'avoir des mesures encore plus strictes de confinement".Ces nouvelles restrictions répondent à la demande de nombreux médecins qui réclamaient des mesures plus strictes face à une épidémie qui se propage et a tué 860 personnes en France, 2.082 patients étant lundi soir en réanimation, selon le dernier bilan. Le Conseil d'Etat avait également enjoint dimanche au gouvernement de revoir d'ici 48 heures certaines dérogations de déplacement "au caractère ambigu", notamment celles pour motifs de santé ou pour l'activité physique."Le temps du confinement peut durer encore quelques semaines", a ajouté Edouard Philippe. "Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d'avant, le temps normal, mais il n'est pas pour demain", a encore prévenu le chef du gouvernement, sans donner plus de détails sur une prolongation de la durée de confinement.Le Premier ministre, qui a lancé un "appel solennel" aux Français à respecter "très très strictement les règles du confinement, a par ailleurs rappelé que l'amende contre ceux qui ne respectaient pas le confinement était passée de 38 à 135 euros. Cette amende "peut être majorée à 375 euros et en cas de récidive" et portée jusqu'à 1.500 euros.Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décrété un confinement de la population du Royaume-Uni pour au moins trois semaines afin de freiner la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus qui a fait plus de 300 morts dans le pays. Dans le cadre de cette mesure qui s'applique dès ce lundi soir, les Britanniques ne seront autorisés à sortir de chez eux que pour des cas très limités comme faire ses courses, aller travailler, se faire soigner ou faire de l'exercice une fois par jour, a précisé le chef du gouvernement conservateur lors d'une adresse à la nation.Les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits et tous les magasins de biens non essentiels, ainsi que les lieux de cultes, sont fermés au public. La police sera chargée d'appliquer ces dispositions et pourra sanctionner les contrevenants par des amendes. "A partir de ce soir, je veux donner aux Britanniques une instruction très simple: vous devez rester chez vous", a déclaré Boris Johnson, décrivant le virus comme "la menace la plus importante à laquelle ce pays a été confronté depuis des décennies". "Nous ferons le point de nouveau dans trois semaines et assouplirons (ces mesures) si des éléments probants montrent que nous le pouvons", a-t-il assuré.Critiqué un temps pour sa réponse jugée timorée à l'épidémie de Covid-19, le gouvernement de Boris Johnson a durci son dispositif au fil de la semaine dernière, demandant au public d'éviter les contacts non indispensables, fermant les écoles puis les pubs, restaurants, cinémas et salles de gym. Il n'avait cependant pas encore décrété de confinement aussi strict que la plupart des autres pays européens. L'exécutif a haussé le ton après que les Britanniques se sont rendus par milliers dans les parcs et en bord de mer durant le week-end.