C'est encore la région de Milan, la Lombardie, où les hôpitaux sont débordés, qui paye le plus lourd tribut, avec 381 décès supplémentaires (2.549 au total).

Dans le pays, ce sont près de 6.000 cas supplémentaires qui ont été détectés, là encore un chiffre jamais atteint jusqu'à présent.

Avec 4.032 morts désormais recensés, l'Italie a plus de 66 morts par million d'habitants, une proportion qui passe à plus de 250 pour la Lombardie, poumon économique du pays. Deuxième pays le plus touché en proportion de sa population, l'Espagne est derrière avec plus de 21 morts par million d'habitants.

"Nous avons aujourd'hui, 1.000 volontaires de plus qui sont venus nous aider, pour un total, de 7.000 personnes qui oeuvrent aux côtés du personnel médical et des forces de l'ordre", a ajouté Angelo Borrelli, patron de la Protection civile italienne qui chapeaute la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

M. Borrelli a également précisé que 679 tentes ont été installées à ce jour comme centre de pré-tri pour faciliter la tâche des structures sanitaires débordées par le nombre de malades.

Jour après jour, les bilans augmentent inexorablement. Et les appels se multiplient pour renforcer encore les mesures de confinement imposées aux 60 millions d'Italiens depuis le 9 mars.

"Le nombre de personnes contaminées ces jours-ci ne représente de toute évidence que la pointe de l'iceberg. Nous affrontons une épidémie virale qui, par chance et dans la majorité des cas, est sans symptômes ou avec peu de symptômes", a déclaré Matteo Bassetti, chef de la clinique des maladies infectieuses de l'établissement San Martino de Gênes (nord-ouest), cité par l'agence AGI.

"Il y a tellement de personnes qui se promènent et qui ont le virus et risquent de contaminer les autres", a-t-il ajouté.

Ce sont désormais 200.000 contrôles qui sont effectués chaque jour, dont 9.500 ont donné lieu à des procès verbaux jeudi. Plusieurs communes recourent désormais à des drones pour repérer les promeneurs ou détecter d'éventuels regroupements.

Après des appels en ce sens d'élus locaux, en Lombardie mais aussi à Rome, le gouvernement envisage un recours à l'armée pour faire appliquer les mesures de restriction aux déplacements. Quelque 13.000 soldats viendraient ainsi s'ajouter aux 7.000 déjà présents dans les rues. Les médias évoquent l'éventualité d'un nouveau décret en milieu de semaine prochaine.

L'Italie va restreindre les activités en plein air

Le gouvernement italien envisage de nouvelles mesures restrictives qui pourraient être adoptées rapidement dans la lutte contre la pandémie de covid-19. "Dans les prochaines 24 à 48 heures, de nouvelles restrictions sont possibles", a annoncé vendredi le ministre aux Affaires régionales Francesco Boccia, évoquant, entre autres, la possibilité de suspendre les activités en plein air.

Dans la soirée, le ministre de la Santé Roberto Speranza a signé un décret fermant parcs, espaces verts et jardins publics du 21 au 24 mars dans toute l'Italie, une mesure déjà adoptée par de nombreuses communes auparavant. Il a également interdit les activités ludiques et sportives en plein air, autorisant les gens à faire des exercices "individuellement, à proximité de sa propre habitation et en respectant une distance minimum d'un mètre des autres personnes".

Les gouverneurs des régions du nord, les plus riches d'Italie et les plus touchées par l'épidémie avec environ 3.000 morts, réclament encore davantage de fermetures d'activités économiques et le déploiement de l'armée pour faire appliquer ces mesures. "Malheureusement, même aujourd'hui les chiffres ne vont pas dans la bonne direction, ni en ce qui concerne les nouvelles infections ni en ce qui concerne les décès" qui augmentent "de manière importante", a déclaré vendredi Attilio Fontana, gouverneur de la Lombardie, sans fournir de chiffres précis.

"Mais même en Lombardie on doit faire fonctionner le système sanitaire, la filière agro-alimentaire, la production d'énergie, le transport", a plaidé M. Boccia qui invite à "garder le sang-froid", tout en promettant "rigueur et disciplines absolues et sanctions pour ceux qui violent les règles".

Il a utilisé une image sportive disant "maintenant nous courons le 100 mètres" pour résoudre les problèmes urgents, comme les postes en thérapie intensive, "puis après nous devrons courir le marathon" pour toutes les conséquences de la pandémie.

"Courir dans la rue est un moyen d'échapper à ses devoirs civiques et représente un risque ultérieur. Non au petit jogging, même en solitaire: c'est un moyen de s'exposer soi-même ainsi que la société à la contagion", a déclaré Maurizio Casasco, président des Fédérations européenne et italienne des médecins sportifs, au quotidien Corriere della Sera. Ces activités de plein air restent pour l'heure autorisées, à condition de rester à l'écart des autres, de les pratiquer seul et à proximité du domicile.

"Je suis tout à fait d'accord avec les tenants d'une ligne d'extrême sévérité. Il ne doit pas y avoir de zones grises dans nos comportements. Et je me demande si vraiment les Italiens sont devenus sportifs du jour au lendemain! ", a-t-il ajouté.

Stefano Bonaccini, le gouverneur de l'Emilie-Romagne, qui avec plus de 5.200 cas dont 531 morts est la deuxième région la plus touchée d'Italie après la Lombardie, a interdit la majeure partie des activités en plein air jeudi. "Si quelqu'un vient m'expliquer qu'il ne peut pas renoncer au jogging, je l'emmène avec moi faire un tour à l'hôpital", a-t-il écrit sur Facebook.

C'est encore la région de Milan, la Lombardie, où les hôpitaux sont débordés, qui paye le plus lourd tribut, avec 381 décès supplémentaires (2.549 au total). Dans le pays, ce sont près de 6.000 cas supplémentaires qui ont été détectés, là encore un chiffre jamais atteint jusqu'à présent. Avec 4.032 morts désormais recensés, l'Italie a plus de 66 morts par million d'habitants, une proportion qui passe à plus de 250 pour la Lombardie, poumon économique du pays. Deuxième pays le plus touché en proportion de sa population, l'Espagne est derrière avec plus de 21 morts par million d'habitants. "Nous avons aujourd'hui, 1.000 volontaires de plus qui sont venus nous aider, pour un total, de 7.000 personnes qui oeuvrent aux côtés du personnel médical et des forces de l'ordre", a ajouté Angelo Borrelli, patron de la Protection civile italienne qui chapeaute la lutte contre l'épidémie de Covid-19.M. Borrelli a également précisé que 679 tentes ont été installées à ce jour comme centre de pré-tri pour faciliter la tâche des structures sanitaires débordées par le nombre de malades.Jour après jour, les bilans augmentent inexorablement. Et les appels se multiplient pour renforcer encore les mesures de confinement imposées aux 60 millions d'Italiens depuis le 9 mars. "Le nombre de personnes contaminées ces jours-ci ne représente de toute évidence que la pointe de l'iceberg. Nous affrontons une épidémie virale qui, par chance et dans la majorité des cas, est sans symptômes ou avec peu de symptômes", a déclaré Matteo Bassetti, chef de la clinique des maladies infectieuses de l'établissement San Martino de Gênes (nord-ouest), cité par l'agence AGI."Il y a tellement de personnes qui se promènent et qui ont le virus et risquent de contaminer les autres", a-t-il ajouté.Ce sont désormais 200.000 contrôles qui sont effectués chaque jour, dont 9.500 ont donné lieu à des procès verbaux jeudi. Plusieurs communes recourent désormais à des drones pour repérer les promeneurs ou détecter d'éventuels regroupements. Après des appels en ce sens d'élus locaux, en Lombardie mais aussi à Rome, le gouvernement envisage un recours à l'armée pour faire appliquer les mesures de restriction aux déplacements. Quelque 13.000 soldats viendraient ainsi s'ajouter aux 7.000 déjà présents dans les rues. Les médias évoquent l'éventualité d'un nouveau décret en milieu de semaine prochaine.