"Depuis le début des années 1990, Londres a ouvert la voie en matière de sécurité antiterroriste urbaine", a déclaré à l'AFP le professeur Jon Coaffee, du département d'études politiques et internationales de l'université de Warwick.

La ville s'est ainsi dotée d'un ensemble d'équipements désignés sous le terme de "cercle d'acier" (ring of steel). Il s'agit de barrières métalliques auxquelles s'ajoutent des postes de contrôle placés de manière stratégique, des bornes d'accès sur les sites jugés sensibles, et d'une vidéo-surveillance renforcée. La présence policière se fait également plus visible en période de menace élevée.

Ce dispositif peut être déployé sur des lieux spécifiques pour des occasions particulières, comme ce fut le cas autour de la résidence de l'ambassadeur américain, qui devait accueillir le président Donald Trump lors de sa visite dans la capitale britannique en juillet.

Visé mardi, le quartier de Whitehall, qui comprend le siège du gouvernement ainsi que plusieurs ministères, et le palais de Westminster, fait l'objet d'aménagements supplémentaires, avec des bornes anticollision, des barrières dissimulées sous des balustrades et de façon plus visible, des barrières en acier entourant le Parlement, spécialement conçues pour empêcher des attaques au camion.

Ces mesures ont commencé à être mises en place à la suite des attentats du 11 septembre et du 7 juillet (2005 à Londres, ndlr) en raison des craintes d'attaques aveugles ciblant des lieux publics.

"Les attaques terroristes à l'aide de véhicules ces dernières années mettent en évidence la menace sans fin que doivent affronter les villes, et la nécessité d'une riposte proportionnée" avance Jon Coaffee.

Depuis l'attaque du pont de Westminster, qui avait fait cinq morts en mars 2017, des blocs de bétons ou des barrières métalliques sont apparues sur des ponts, à l'entrée d'espace publics ou devant les infrastructures de transports.

Autour du Palais de Buckingham, notamment, des arches jaunes ont fait leur apparition sur les trottoirs, et des barrières ont été installées au château de Windsor, résidence de la famille royale située à l'ouest de Londres.

A partir de 2014, la City de Londres a mis en place des policiers en civil ou en uniforme, dans le cadre du dispositif Project Servator. Ce dispositif, qui s'appuie également sur la vigilance des habitants et des commerçants, incités à signaler tout élément anormal, a depuis été repris largement par d'autres services de police à travers le Royaume-Uni.

"Depuis le début des années 1990, Londres a ouvert la voie en matière de sécurité antiterroriste urbaine", a déclaré à l'AFP le professeur Jon Coaffee, du département d'études politiques et internationales de l'université de Warwick.La ville s'est ainsi dotée d'un ensemble d'équipements désignés sous le terme de "cercle d'acier" (ring of steel). Il s'agit de barrières métalliques auxquelles s'ajoutent des postes de contrôle placés de manière stratégique, des bornes d'accès sur les sites jugés sensibles, et d'une vidéo-surveillance renforcée. La présence policière se fait également plus visible en période de menace élevée.Ce dispositif peut être déployé sur des lieux spécifiques pour des occasions particulières, comme ce fut le cas autour de la résidence de l'ambassadeur américain, qui devait accueillir le président Donald Trump lors de sa visite dans la capitale britannique en juillet.Visé mardi, le quartier de Whitehall, qui comprend le siège du gouvernement ainsi que plusieurs ministères, et le palais de Westminster, fait l'objet d'aménagements supplémentaires, avec des bornes anticollision, des barrières dissimulées sous des balustrades et de façon plus visible, des barrières en acier entourant le Parlement, spécialement conçues pour empêcher des attaques au camion. Ces mesures ont commencé à être mises en place à la suite des attentats du 11 septembre et du 7 juillet (2005 à Londres, ndlr) en raison des craintes d'attaques aveugles ciblant des lieux publics."Les attaques terroristes à l'aide de véhicules ces dernières années mettent en évidence la menace sans fin que doivent affronter les villes, et la nécessité d'une riposte proportionnée" avance Jon Coaffee.Depuis l'attaque du pont de Westminster, qui avait fait cinq morts en mars 2017, des blocs de bétons ou des barrières métalliques sont apparues sur des ponts, à l'entrée d'espace publics ou devant les infrastructures de transports.Autour du Palais de Buckingham, notamment, des arches jaunes ont fait leur apparition sur les trottoirs, et des barrières ont été installées au château de Windsor, résidence de la famille royale située à l'ouest de Londres.A partir de 2014, la City de Londres a mis en place des policiers en civil ou en uniforme, dans le cadre du dispositif Project Servator. Ce dispositif, qui s'appuie également sur la vigilance des habitants et des commerçants, incités à signaler tout élément anormal, a depuis été repris largement par d'autres services de police à travers le Royaume-Uni.