Le lancement de ce grand exercice participatif entre institutions européennes, parlements nationaux et citoyens a été reporté en raison de la pandémie de coronavirus, mais l'objectif d'un rapport final en 2022 est maintenu.

Pour mener cet exercice, Guy Verhofstadt est régulièrement cité. L'ancien chef des eurodéputés libéraux aurait en charge l'organisation des travaux, ce qui aux yeux de beaucoup équivaut à un rôle de président de la conférence. A côté de ce grand organisateur, le PPE (chrétiens-démocrates) et le S&D (sociaux-démocrates) recevraient chacun aussi un poste en vue pour placer une personnalité.

Mais le profil euro-fédéraliste de Guy Verhofstadt (Renew Europe) est plus difficile à accepter au Conseil (États membres), qui doit toujours s'entendre avec le Parlement et la Commission sur les objectifs de la conférence, son organisation et la communication aux citoyens.

Paris et Berlin préféreraient voir la conférence présidée par Helle Thorning-Schmidt, qui fut Première ministre du Danemark de 2011 à 2015 et a siégé de 1999 à 2004 au Parlement.

Au Parlement européen, on n'est officiellement pas au courant de l'initiative franco-allemande, qui n'a d'ailleurs pas fait l'objet d'un accord des autres États membres, dit-on. Elle pourrait être abordée lors de la prochaine réunion des ambassadeurs des Vingt-sept, mais il semble qu'elle doive d'abord être testée de manière informelle avec le parlement, a commenté une source diplomatique à Belga. Le sommet des 10 et 11 décembre prochains pourrait d'ailleurs aborder la question.

Jeudi, un député européen s'en référait à un accord conclu entre les trois plus grands groupes politiques du Parlement (PPE, S&D et Renew) après les élections de mai 2019: le S&D David Sassoli prenait la présidence de l'assemblée pour les deux premières années et demie, avant de céder son siège au PPE Manfred Weber, permettant ainsi au libéral Verhofstadt de présider la Conférence sur l'avenir de l'Europe. Faire entrer Helle Thorning-Schmidt dans le jeu pourrait remettre en cause cet accord et la présidence de Manfred Weber, glissait-il.

Le lancement de ce grand exercice participatif entre institutions européennes, parlements nationaux et citoyens a été reporté en raison de la pandémie de coronavirus, mais l'objectif d'un rapport final en 2022 est maintenu. Pour mener cet exercice, Guy Verhofstadt est régulièrement cité. L'ancien chef des eurodéputés libéraux aurait en charge l'organisation des travaux, ce qui aux yeux de beaucoup équivaut à un rôle de président de la conférence. A côté de ce grand organisateur, le PPE (chrétiens-démocrates) et le S&D (sociaux-démocrates) recevraient chacun aussi un poste en vue pour placer une personnalité. Mais le profil euro-fédéraliste de Guy Verhofstadt (Renew Europe) est plus difficile à accepter au Conseil (États membres), qui doit toujours s'entendre avec le Parlement et la Commission sur les objectifs de la conférence, son organisation et la communication aux citoyens. Paris et Berlin préféreraient voir la conférence présidée par Helle Thorning-Schmidt, qui fut Première ministre du Danemark de 2011 à 2015 et a siégé de 1999 à 2004 au Parlement. Au Parlement européen, on n'est officiellement pas au courant de l'initiative franco-allemande, qui n'a d'ailleurs pas fait l'objet d'un accord des autres États membres, dit-on. Elle pourrait être abordée lors de la prochaine réunion des ambassadeurs des Vingt-sept, mais il semble qu'elle doive d'abord être testée de manière informelle avec le parlement, a commenté une source diplomatique à Belga. Le sommet des 10 et 11 décembre prochains pourrait d'ailleurs aborder la question. Jeudi, un député européen s'en référait à un accord conclu entre les trois plus grands groupes politiques du Parlement (PPE, S&D et Renew) après les élections de mai 2019: le S&D David Sassoli prenait la présidence de l'assemblée pour les deux premières années et demie, avant de céder son siège au PPE Manfred Weber, permettant ainsi au libéral Verhofstadt de présider la Conférence sur l'avenir de l'Europe. Faire entrer Helle Thorning-Schmidt dans le jeu pourrait remettre en cause cet accord et la présidence de Manfred Weber, glissait-il.