"On a beaucoup d'appels depuis ce matin", déclare Annick Roger, la directrice de l'office du tourisme. "Il y a déjà eu quelques annulations, les gens paniquent un peu, se demandent où ont pu aller les personnes contaminées, c'est normal..."

"Certains touristes font déjà demi-tour sur l'autoroute. C'est dommage que ça tombe maintenant". Au premier jour des vacances scolaires d'hiver françaises, les commerçants comme Pascal Haye, le gérant d'un supermarché, regrettent les conséquences de cette découverte.

Dans ce village de 1.200 habitants envahi par des milliers de touristes en pleine saison de ski, aucun signe ne laisse pourtant deviner que onze personnes, toutes de nationalité britannique, ont été évacuées à la hâte dans la nuit de vendredi à samedi et hospitalisées.

Un homme qui revenait de Singapour a transmis le nouveau coronavirus à cinq personnes de son entourage, dont un enfant, lors d'un séjour du 24 au 28 janvier dans la station. Six autres membres du groupe ont été hospitalisés par précaution.

Certains trouvent la nouvelle improbable: "Un Anglais de retour de Singapour qui passe par les Contamines, c'est quand même marrant", sourit Franck Beretta, tout en chargeant casques et chaussures de ski dans son coffre de voiture.

D'autres n'en croient pas leurs oreilles : "Je dois aller en Chine pour le travail, et j'ai reporté mon voyage mais de là à aller chercher le virus pendant nos vacances de ski!", s'exclame Olivier Campion, vacancier.

Masques recherchés

Eric Paris, le pharmacien du village, a eu "beaucoup de demandes de masques", mais refuse d'en distribuer. "Ca fait 14 jours, la période d'incubation est passée. Si tous les gens se promènent avec des masques, vous imaginez la psychose ?".

"J'ai vu avec les agences régionales de santé, la mairie, il n'y a aucune consigne. Toutes les personnes qui devaient être extraites des Contamines l'ont été", souligne-t-il, en insistant: "Ce n'est pas parce qu'on a eu une courbature après une journée de ski qu'on a le coronavirus".

Dans les commerces, des affichettes rappellent les gestes et réflexes à adopter en cas de doute, ainsi qu'un numéro vert spécialement mis en place.

L'école du village, fréquentée par l'enfant britannique de neuf ans contaminé, sera fermée la semaine prochaine pour des dépistages.

Au restaurant Les Airelles, priorité au tourisme et à la détente : "les pauvres, ils arrivent de Paris, et on ne veut pas les affoler avec ça. En plus, les Contamines, le nom du village, vous voyez....", déplore Delphine Wattablet, la propriétaire de l'endroit.

Sur la place du village, Alun Price, un Gallois passe sa dernière journée de vacances avant de retourner au Royaume-Uni. "Je suis presque content de repartir", rigole-t-il. "Comme s'il n'y avait pas suffisamment de problèmes avec les Anglais et le Brexit!"

D'autres, comme Catherine Marjou, viennent de poser leurs valises et ont appris la nouvelle sur la route à la radio : "On a un peu peur, reconnaît-elle. Si le premier malade contaminé s'est baladé un peu partout, dans le bus, on se fait vite des films... Enfin, on va essayer de ne pas trop y penser".

"Tout le monde ne parle que de ça depuis ce matin. L'école de ski a eu des annulations", indique Marie-Jeanne, une loueuse de ski. La réunion d'information publique prévue dans la soirée ? Elle doute qu'elle ira : "Regrouper des gens dans une salle... Pas sûr que ce soit la meilleure idée".

"Moi j'en ai rien à faire, ça ne changera rien à mon programme de vacances", assure Laurent Geneslay, un touriste parisien, prêt "à porter un masque de protection si ça peut permettre d'avoir moins de monde dans les télécabines !"

"On a beaucoup d'appels depuis ce matin", déclare Annick Roger, la directrice de l'office du tourisme. "Il y a déjà eu quelques annulations, les gens paniquent un peu, se demandent où ont pu aller les personnes contaminées, c'est normal...""Certains touristes font déjà demi-tour sur l'autoroute. C'est dommage que ça tombe maintenant". Au premier jour des vacances scolaires d'hiver françaises, les commerçants comme Pascal Haye, le gérant d'un supermarché, regrettent les conséquences de cette découverte.Dans ce village de 1.200 habitants envahi par des milliers de touristes en pleine saison de ski, aucun signe ne laisse pourtant deviner que onze personnes, toutes de nationalité britannique, ont été évacuées à la hâte dans la nuit de vendredi à samedi et hospitalisées. Un homme qui revenait de Singapour a transmis le nouveau coronavirus à cinq personnes de son entourage, dont un enfant, lors d'un séjour du 24 au 28 janvier dans la station. Six autres membres du groupe ont été hospitalisés par précaution.Certains trouvent la nouvelle improbable: "Un Anglais de retour de Singapour qui passe par les Contamines, c'est quand même marrant", sourit Franck Beretta, tout en chargeant casques et chaussures de ski dans son coffre de voiture.D'autres n'en croient pas leurs oreilles : "Je dois aller en Chine pour le travail, et j'ai reporté mon voyage mais de là à aller chercher le virus pendant nos vacances de ski!", s'exclame Olivier Campion, vacancier.Masques recherchésEric Paris, le pharmacien du village, a eu "beaucoup de demandes de masques", mais refuse d'en distribuer. "Ca fait 14 jours, la période d'incubation est passée. Si tous les gens se promènent avec des masques, vous imaginez la psychose ?"."J'ai vu avec les agences régionales de santé, la mairie, il n'y a aucune consigne. Toutes les personnes qui devaient être extraites des Contamines l'ont été", souligne-t-il, en insistant: "Ce n'est pas parce qu'on a eu une courbature après une journée de ski qu'on a le coronavirus".Dans les commerces, des affichettes rappellent les gestes et réflexes à adopter en cas de doute, ainsi qu'un numéro vert spécialement mis en place.L'école du village, fréquentée par l'enfant britannique de neuf ans contaminé, sera fermée la semaine prochaine pour des dépistages.Au restaurant Les Airelles, priorité au tourisme et à la détente : "les pauvres, ils arrivent de Paris, et on ne veut pas les affoler avec ça. En plus, les Contamines, le nom du village, vous voyez....", déplore Delphine Wattablet, la propriétaire de l'endroit.Sur la place du village, Alun Price, un Gallois passe sa dernière journée de vacances avant de retourner au Royaume-Uni. "Je suis presque content de repartir", rigole-t-il. "Comme s'il n'y avait pas suffisamment de problèmes avec les Anglais et le Brexit!"D'autres, comme Catherine Marjou, viennent de poser leurs valises et ont appris la nouvelle sur la route à la radio : "On a un peu peur, reconnaît-elle. Si le premier malade contaminé s'est baladé un peu partout, dans le bus, on se fait vite des films... Enfin, on va essayer de ne pas trop y penser"."Tout le monde ne parle que de ça depuis ce matin. L'école de ski a eu des annulations", indique Marie-Jeanne, une loueuse de ski. La réunion d'information publique prévue dans la soirée ? Elle doute qu'elle ira : "Regrouper des gens dans une salle... Pas sûr que ce soit la meilleure idée"."Moi j'en ai rien à faire, ça ne changera rien à mon programme de vacances", assure Laurent Geneslay, un touriste parisien, prêt "à porter un masque de protection si ça peut permettre d'avoir moins de monde dans les télécabines !"