Dans ce texte, voté par 579 voix pour et 24 contre, les eurodéputés approuvent les grandes lignes du mandat de négociation publié la semaine passée par la Commission et se montrent sur certains points plus exigeants envers Londres.

Comme Bruxelles, les élus européens réclament "des conditions de concurrence équitables" entre l'UE et le Royaume-Uni "dans les domaines environnemental et social ainsi qu'en matière d'emploi, de fiscalité et d'aides d'État".

Mais "les normes de l'UE" dans ces domaines doivent être préservées "afin d'éviter tout nivellement par le bas, en vue d'une harmonisation dynamique", c'est-à-dire qui évolue dans le temps, écrivent-ils, allant plus loin que le mandat initial de la Commission. "Le peuple britannique a voté pour l'indépendance et le contrôle de nos règles et de nos lois, nous n'accepterons donc en aucune façon l'alignement sur les règles de l'UE", a réagi le porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson. "Nous voulons une relation avec l'UE qui soit fondée sur une coopération amicale entre égaux souverains et centrée sur le libre-échange. Nous ne demandons pas un accord spécial sur mesure ou unique, mais un accord comme celui que l'UE a déjà conclu avec d'autres pays amis comme le Canada", a-t-il rappelé.

La résolution du Parlement n'a pas de valeur contraignante, mais les eurodéputés rappellent qu'ils auront le dernier mot sur l'accord qui doit être négocié cette année entre Bruxelles et Londres en raison du Brexit.

Le mandat de négociation de la Commission doit être approuvé le 25 février par les Etats membres. Les pourparlers devraient commencer début mars.

Selon plusieurs sources européennes, les capitales ont étudié le mandat lors d'une réunion lundi de près de huit heures, destinée à y apporter des modifications.

La France a fait valoir des exigences strictes en matière de pêche - l'un des points les plus sensibles de la négociation - mais aussi de concurrence déloyale, selon plusieurs participants, dont certains ont jugé ses demandes "irréalistes".

Les Français "sont en train de concevoir le plan d'un château de 15 chambres alors que tout ce que le Royaume-Uni veut, c'est planter une tente", a ironisé un diplomate.

Selon un dernier projet de mandat amendé obtenu par l'AFP, les diplomates européens réclament désormais que l'accord commercial comprenne des engagements pour prévenir les avantages concurrentiels déloyaux "au fil du temps", une précision qui n'y figurait pas initialement.

En matière de pêche, ils demandent que l'accord "maintienne" les arrangements existants.

Enfin, le nouveau projet de mandat précise pour la première fois que l'UE et le Royaume-Uni devront "coopérer en matière de sécurité sanitaire", un sujet brûlant avec l'actuelle propagation du nouveau coronavirus.

Dans ce texte, voté par 579 voix pour et 24 contre, les eurodéputés approuvent les grandes lignes du mandat de négociation publié la semaine passée par la Commission et se montrent sur certains points plus exigeants envers Londres.Comme Bruxelles, les élus européens réclament "des conditions de concurrence équitables" entre l'UE et le Royaume-Uni "dans les domaines environnemental et social ainsi qu'en matière d'emploi, de fiscalité et d'aides d'État".Mais "les normes de l'UE" dans ces domaines doivent être préservées "afin d'éviter tout nivellement par le bas, en vue d'une harmonisation dynamique", c'est-à-dire qui évolue dans le temps, écrivent-ils, allant plus loin que le mandat initial de la Commission. "Le peuple britannique a voté pour l'indépendance et le contrôle de nos règles et de nos lois, nous n'accepterons donc en aucune façon l'alignement sur les règles de l'UE", a réagi le porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson. "Nous voulons une relation avec l'UE qui soit fondée sur une coopération amicale entre égaux souverains et centrée sur le libre-échange. Nous ne demandons pas un accord spécial sur mesure ou unique, mais un accord comme celui que l'UE a déjà conclu avec d'autres pays amis comme le Canada", a-t-il rappelé.La résolution du Parlement n'a pas de valeur contraignante, mais les eurodéputés rappellent qu'ils auront le dernier mot sur l'accord qui doit être négocié cette année entre Bruxelles et Londres en raison du Brexit.Le mandat de négociation de la Commission doit être approuvé le 25 février par les Etats membres. Les pourparlers devraient commencer début mars.Selon plusieurs sources européennes, les capitales ont étudié le mandat lors d'une réunion lundi de près de huit heures, destinée à y apporter des modifications.La France a fait valoir des exigences strictes en matière de pêche - l'un des points les plus sensibles de la négociation - mais aussi de concurrence déloyale, selon plusieurs participants, dont certains ont jugé ses demandes "irréalistes".Les Français "sont en train de concevoir le plan d'un château de 15 chambres alors que tout ce que le Royaume-Uni veut, c'est planter une tente", a ironisé un diplomate.Selon un dernier projet de mandat amendé obtenu par l'AFP, les diplomates européens réclament désormais que l'accord commercial comprenne des engagements pour prévenir les avantages concurrentiels déloyaux "au fil du temps", une précision qui n'y figurait pas initialement.En matière de pêche, ils demandent que l'accord "maintienne" les arrangements existants.Enfin, le nouveau projet de mandat précise pour la première fois que l'UE et le Royaume-Uni devront "coopérer en matière de sécurité sanitaire", un sujet brûlant avec l'actuelle propagation du nouveau coronavirus.