"Il y a une fermeté européenne sur les principes", notamment sur le "backstop" (en Irlande), "mais il y a la volonté de discussion avec le Royaume-Uni sur beaucoup de points", dont la relation future entre Londres et l'Union européenne, a-t-on précisé.

Emmanuel Macron devrait réaffirmer cette position en recevant jeudi à déjeuner M. Johnson, qui doit être accueilli par Angela Merkel mercredi en fin de journée à Berlin.

Dans une lettre adressée lundi à Donald Tusk, président du Conseil européen, M. Johnson a réaffirmé son opposition à l'accord négocié par le gouvernement de Theresa May avec Bruxelles et notamment à la disposition controversée sur l'Irlande, dite "backstop", ou filet de sécurité.

Pour l'Élysée, "le backstop est une police d'assurance" et "un élément indispensable d'un accord" car il s'agit d'"assurer la paix et la stabilité en Irlande, et l'intégrité du marché européen".

Dans sa lettre à M. Tusk, M. Johnson qualifie le "backstop" d'"antidémocratique" et l'accuse d'empêcher son pays de mener une politique commerciale indépendante des règles de l'UE.

Le "backstop" est une clause de dernier recours qui prévoit que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, et pour éviter le retour d'une frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE.

L'UE a répété à maintes reprises qu'elle n'était pas prête à renégocier l'accord de Brexit.

La présidence française a par ailleurs réaffirmé que, même en cas d'absence d'accord, la facture de 39 milliards de livres que Londres doit à l'UE dans le cadre du Brexit restera due. "Les obligations financières demeurent" même dans ce scénario, a souligné la présidence.